L’envoyé américain se rend en Israël dans le cadre d’une tournée au Moyen-Orient
Rob Malley se rendra également aux Émirats, en Arabie saoudite et au Bahreïn pour "coordonner nos approches" sur toute une série de questions concernant l'Iran
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

L’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Robert Malley, se rendra en Israël au cours d’un voyage régional de dix jours qui a débuté ce jeudi, alors que l’administration Biden s’efforce de se coordonner avec ses alliés au Moyen-Orient avant la reprise des pourparlers indirects avec l’Iran visant à relancer leur accord nucléaire multilatéral.
M. Malley a commencé son voyage aux Émirats arabes unis avant de se rendre en Israël, en Arabie saoudite et au Bahreïn. La tournée s’achèvera le 20 novembre, neuf jours avant que les puissances mondiales ne se réunissent à nouveau à Vienne pour le septième cycle de négociations sur un retour conjoint des États-Unis et de l’Iran à l’accord nucléaire de 2015, connu officiellement sous le nom de Plan d’action global conjoint.
L’envoyé spécial « coordonnera nos approches sur un large éventail de préoccupations concernant l’Iran, notamment ses activités déstabilisatrices dans la région et les négociations nucléaires à venir », a déclaré le département d’État américain dans un communiqué.
Ce voyage sera le premier de M. Malley en Israël en tant que membre de l’administration Biden, bien qu’il ait rencontré à plusieurs reprises des responsables israéliens à Washington. M. Malley, l’un des premiers architectes du JCPOA, a peu rencontré les responsables israéliens sur la question, étant donné l’opposition de longue date de Jérusalem à l’accord.
La dernière fois que M. Malley s’est exprimé publiquement sur les efforts visant à relancer le JCPOA, c’était le mois dernier, lorsqu’il a déclaré aux journalistes, lors d’un point presse, que les explications fournies par l’Iran pour justifier son retrait des négociations nucléaires de Vienne étaient « épuisées ».
Quelques jours plus tard, Téhéran a annoncé qu’il était prêt à revenir à la table des négociations à la fin du mois de novembre.
Ready to engage with partners during my November 11-20 travel to the UAE, Israel, Saudi Arabia, and Bahrain. Focus will be on regional issues and negotiations over a mutual return to the JCPOA. https://t.co/WVX5boei0Q
— Office of the Special Envoy for Iran (@USEnvoyIran) November 11, 2021
En début de semaine, le porte-parole du ministère iranien des Affaires Etrangères et principal négociateur dans les négociations nucléaires, Saeed Khatibzadeh, a déclaré que la République islamique poursuivrait ses actions en violation de l’accord nucléaire jusqu’à ce qu’elle soit assurée que les États-Unis lèvent leurs sanctions paralysantes de manière vérifiable.
Une date a été fixée au 29 novembre pour la reprise des pourparlers à Vienne afin de sauver le JCPOA, après une interruption de cinq mois des négociations qui ont débuté lorsque l’Iran a élu le président Ebrahim Raisi, partisan de la ligne dure.
Les pourparlers nucléaires, qui sont menés par des médiateurs de l’Union européenne car Téhéran refuse de traiter directement avec les négociateurs américains, visent à ramener Washington et Téhéran dans le JCPOA, qui a été abandonné par l’ancien président américain Donald Trump. Après sa sortie, l’administration Trump a frappé l’Iran de sanctions sévères, visant principalement ses exportations de pétrole.
Les autres parties à l’accord – la Grande-Bretagne, la Chine, la France et l’Allemagne ainsi que la Russie – participent également aux discussions de Vienne.
Le président américain Joe Biden a déclaré qu’il était prêt à réintégrer l’accord, en vertu duquel l’Iran a accepté des limites strictes sur ses activités nucléaires en échange d’un allègement des sanctions radicales.
L’Iran souhaite une levée de toutes les sanctions américaines imposées après le retrait de Trump. L’administration Biden affirme qu’elle ne négociera que les mesures prises par son prédécesseur concernant le programme nucléaire, et non les mesures imposées pour d’autres préoccupations telles que les droits de l’homme.
Washington insiste sur le fait que Téhéran doit revenir à un respect total des limites de son programme nucléaire qu’il a acceptées en 2015, et a averti à plusieurs reprises que la fenêtre d’opportunité pour un accord se fermait rapidement.
Vendredi, l’Iran a déclaré avoir presque doublé son stock d’uranium enrichi en moins d’un mois. Dans le même temps, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a prévenu que ses capacités de surveillance en Iran étaient affaiblies.
L’enrichissement à 60 % est le niveau le plus élevé auquel l’Iran a enrichi de l’uranium et constitue une étape technique courte pour atteindre 90 % de qualité militaire. En vertu de l’accord nucléaire, l’Iran ne pouvait pas enrichir l’uranium au-delà de 3,67 %.
En septembre, l’AIEA a confirmé que l’Iran avait augmenté ses stocks d’uranium enrichi au-delà du pourcentage autorisé par l’accord.
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