L’équipe d’Eisenkot alerte le Shin Bet sur des menaces pesant sur la sécurité du candidat
Selon la télévision israélienne, le directeur de campagne du chef du parti centriste a informé les services de sécurité et la police que des gardes privés non armés avaient été engagés à la suite d'incidents récents
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L’ancien chef de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot, a été placé dans l’obligation d’engager des gardes du corps à titre privé en amont des élections du mois d’octobre, selon un reportage qui a été diffusé mercredi à la télévision israélienne, dans la mesure il n’a pas droit à une garde rapprochée financée par l’État.
La chaîne d’information N12 a rapporté qu’Eisenkot, qui dirige le parti centriste Yashar et qui, d’après les sondages, devrait être le principal rival du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors du scrutin, a transmis une lettre, par l’intermédiaire de son directeur de campagne sur le terrain, au chef du Shin Bet, David Zini, au commissaire de la police israélienne, Daniel Levy, et à d’autres responsables de la sécurité, concernant cette absence de protection.
« Compte tenu d’un certain nombre d’incidents qui sont survenus ces dernières semaines et au vu d’une série de publications inquiétantes, nous avons décidé d’assurer la sécurité du président du parti en faisant appel à une société de sécurité privée », est-il écrit dans la lettre, dont des extraits ont été révélés par N12.
« Il faut noter que l’autorisation de lui fournir une protection armée ne nous a pas été accordée ; il s’agit donc d’un dispositif de sécurité non armé », a précisé le courrier.
La lettre a également souligné qu’Eisenkot sera particulièrement exposé au fur et à mesure que la campagne électorale gagnera en intensité, le politicien étant appelé à effectuer régulièrement un plus grand nombre d’apparitions publiques dont les détails seront communiqués au public à l’avance.
La loi n’impose pas de protéger Eisenkot par un dispositif de sécurité qui serait mis en place par l’État dans la mesure où l’ancien chef d’état-major de Tsahal n’occupe pas de fonction gouvernementale, a fait remarquer le reportage de N12, et ce malgré les craintes croissantes de possibles violences politiques à l’approche des élections.
Selon N12, le Shin Bet n’a pas encore répondu à la lettre d’Eisenkot et la question de la sécurité du candidat est actuellement examinée.
Plusieurs médias israéliens ont fait savoir, dans la journée de lundi, que les services de sécurité étaient convaincus que l’Iran avait renforcé de manière significative ses tentatives visant à porter atteinte à de hauts responsables israéliens, actuels ou anciens.
Les personnalités menacées auraient été informées, cette semaine, de l’intensification de ce genre d’initiatives de la part du régime de Téhéran. Le site d’information Ynet a annoncé que le Shin Bet avait renforcé la sécurité de plusieurs personnalités considérées comme de potentielles cibles.
L’agence de renseignement du Mossad a expliqué, la semaine dernière, qu’en collaboration avec ses homologues étrangers, elle avait démantelé un réseau de renseignement iranien qui recrutait des agents par le biais d’organisations criminelles. Ces agents devaient s’infiltrer en Israël et s’en prendre à de hauts responsables.
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