Les 5 films israéliens présentés en sélection officielle au Festival de Cannes
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Les 5 films israéliens présentés en sélection officielle au Festival de Cannes

Les réalisateurs Nadav Lapid, Eran Kolirin, Ari Folman et Shlomi Elkabetz présenteront ce mois-ci leurs films sur la Croisette

L’affiche du Festival de Cannes 2021.
L’affiche du Festival de Cannes 2021.

Le célèbre festival de cinéma français démarrera ce mardi 6 juillet pour se terminer le samedi 17.

Parmi tous les films de la Sélection officielle 2021, cinq sont réalisés par des Israéliens : « Le genou d’Ahed » de Nadav Lapid ; « Et il y eut un matin » d’Eran Kolirin ; « Où est Anne Frank ! » d’Ari Folman ; « Cahiers Noirs » de Shlomi Elkabetz ; et « The Star » de Nadav Lapid.

« Le genou d’Ahed », coproduction israélienne, allemande et française, de Nadav Lapid est présenté en compétition officielle.

« Y., cinéaste israélien, arrive dans un village reculé au bout du désert pour la projection de l’un de ses films. Il y rencontre Yahalom, une fonctionnaire du ministère de la Culture, et se jette désespérément dans deux combats perdus : l’un contre la mort de la liberté dans son pays, l’autre contre la mort de sa mère », indique la note d’intention du film.

Nadav Lapid, peu tendre avec son pays dans cette nouvelle œuvre, a notamment réalisé les films « Synonymes » (Ours d’Or à la Berlinale 2019), « Le Policier » et « L’Institutrice ».

L’un de ses autres films, « The Star », sera projeté à Cannes en séance spéciale : « Dans un monde anxieux, enveloppé et lointain, une femme est déterminée à recevoir un baiser, bouche contre bouche, de la star de ses rêves. »

« Le genou d’Ahed » de Nadav Lapid.

« Et il y eut un matin », de l’Israélien Eran Kolirin, d’après une nouvelle de Sayed Kashua, sera présenté dans la catégorie « Un certain regard ».

« Sami vit à Jérusalem avec sa femme Mira et leur fils Adam. Ses parents rêvent de le voir revenir auprès d’eux, dans le village arabe où il a grandi. Le mariage de son frère l’oblige à y retourner le temps d’une soirée… Mais pendant la nuit, sans aucune explication, le village est encerclé par l’armée israélienne et Sami ne peut plus repartir. Très vite, le chaos s’installe et les esprits s’échauffent. Coupé du monde extérieur, pris au piège dans une situation absurde, Sami voit tous ses repères vaciller : son couple, sa famille et sa vision du monde », indique la note d’intention du film.

Eran Kolirin s’est fait connaitre en France avec le film « La Visite de la fanfare », qui a reçu le prix Coup de cœur du jury au Festival de Cannes 2007. Son troisième film, « Beyond the Mountains and Hills », a fait l’ouverture du Festival juif de Bruxelles en mars 2017.

« Et il y eut un matin », d’Eran Kolirin.

Présenté hors compétition : « Où est Anne Frank ! » d’Ari Folman, long-métrage d’animation qui se base sur le Journal d’Anne Frank et qui porte sur Kitty, l’amie imaginaire d’Anne Frank.

Dans le film, Kitty, celle à qui Anne a consacré son journal intime, prend vie par magie dans la maison d’Anne Frank, à Amsterdam. Selon cette « amie », si elle est bien vivante, alors Anne doit l’être aussi. Elle décide alors de se lancer dans une grande quête pour retrouver Anne.

Coproduction entre la Belgique, le Luxembourg, Israël, les Pays-Bas et la France, le film sera présenté à Cannes en première mondiale. Il doit sortir dans le monde entier à partir de novembre 2021.

Ari Folman a auparavant réalisé les films « Clara Hakedosha » et « Valse avec Bachir ». Il a reçu de nombreux prix, dont le César du meilleur film étranger et le Golden Globe du meilleur film étranger pour « Valse avec Bachir ».

« Où est Anne Frank ! » d’Ari Folman.

Enfin, présentés en séances spéciales : les « Cahiers noirs I et II », documentaires sur l’actrice israélienne Ronit Elkabetz vue par son frère, le cinéaste Shlomi Elkabetz.

Le réalisateur est principalement connu pour ses films « Le Procès de Viviane Amsalem », « Prendre femme », et « Les Sept jours ».

Ronit Elkabetz. (Crédit : Wikimedia commons/CC BY SA 3.0)

Egalement présenté cette année en séance spéciale : « Babi Yar. Context », un film de l’Ukrainien Sergei Loznitsa sur le massacre de 33 771 Juifs les 29 et 30 septembre 1941 à Kiev.

« Une jeune fille qui va bien », premier film de l’actrice française Sandrine Kiberlain en tant que réalisatrice, sera lui présenté à la Semaine de la Critique. Le film dresse le portrait d’une jeune juive qui aspire à devenir comédienne sous l’Occupation.

« Paris, été 1942. Irène est une jeune fille juive qui vit l’élan de ses 19 ans. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse. Mais Irène ne sait pas que le temps lui est peut-être compté », indique la note d’intention du film.

Les escaliers pour la traditionnelle montée des marches du Festival de Cannes. (Crédit : CC-BY-SA-3.0 via Wikimedia Commons)

Le jury du Festival de Cannes sera cette année présidé par le cinéaste new-yorkais Spike Lee. Il sera entouré de cinq femmes et trois hommes, dont le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho et la chanteuse Mylène Farmer.

Pour la première fois, crise sanitaire oblige, le festival a décalé ses dates en plein juillet. Environ 20 000 festivaliers – moitié moins que les autres années – devraient participer à l’évènement.

Si les préoccupations sanitaires restent de mise face au virus qui circule toujours, la sécurité attentat, déjà maximum lors des précédentes éditions, ne sera pas oubliée, selon la ville de Cannes, qui a reçu des renforts.

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