Les accidents de la route mortels en hausse de 10 % en 2019
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Les accidents de la route mortels en hausse de 10 % en 2019

Le chef de l'Autorité nationale de la Sécurité routière déplore un budget insuffisant pour réduire les accidents

Les secours et la police sur les lieux d'un accident de voiture meurtrier entre deux véhicules privés sur la Route 433, près de  Givat Zeev, qui a fait deux morts, le 1er décembre 2019 (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
Les secours et la police sur les lieux d'un accident de voiture meurtrier entre deux véhicules privés sur la Route 433, près de Givat Zeev, qui a fait deux morts, le 1er décembre 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le nombre de morts sur les routes israéliennes a augmenté de 10 % en 2019 en comparaison avec l’année précédente, avec 349 personnes tuées dans des accidents meurtriers, selon des chiffres révélés mardi par l’Autorité de la sécurité routière (NRSA).

Ces données mettent en exergue une hausse du nombre des accidents mortels (314 contre 286) et du nombre de victimes (349 contre 316).

Elles montrent également une baisse de 10 % du nombre de piétons mortellement blessés (88 contre 98). Un piéton est toutefois tué en moyenne tous les quatre jours.

Trente-quatre victimes étaient des cyclistes et 68 étaient des motards ou des cyclomotoristes.

Malgré cette hausse du nombre de victimes, cette année est la deuxième année la moins meurtrière depuis cinq ans.

La directrice de la NRSA, Raheli Tevet-Wiesel, a déclaré que leur budget était « érodé chaque année », soulignant que lutter contre la mortalité sur les routes nécessitait un plan multi-annuel impliquant tous les ministères concernés.

La directrice-générale de l’Autorité nationale chargée de la sécurité routière Raheli Tevet-Wiesel (Autorisation : NRSA)

« Réduire de manière significative le nombre d’accidents de la route en Israël exige de consacrer des ressources et de mettre en place une coopération entre tous les bureaux et toutes les instances gouvernementales impliquées de manière directe ou indirecte. Nous ne pourrons pas créer de vrai changement sans l’allocation de ressources en corrélation avec le nombre de personnes tuées chaque année », a-t-elle expliqué.

Elle a également appelé les conducteurs de véhicules à se comporter de manière plus responsable sur les routes, soulignant que « le facteur humain est décisif dans cette guerre ».

Selon les chiffres transmis par la NRSA, seuls deux accidents sur 314 ont été causés par des problèmes techniques inhérents aux véhicules. Tous les autres ont résulté de délits et autres erreurs humaines.

Erez Kita, directeur-général de l’association Or Yarok pour une conduite plus sûre en Israël, a exprimé des critiques plus dures à l’égard des autorités et rejeté les tentatives d’attribuer la seule responsabilité de ces accidents aux usagers des routes.

« Cette année 2019 a été marquée par un échec à diminuer le nombre de morts, et il est temps que le ministère des Transports comprenne que réduire les fonds consacrés à sauver des vies humaines et échanger les responsabilités a un coût en termes de vies. Lorsqu’il y a une baisse du nombre de victimes, de nombreux ministères cherchent à s’en attribuer le mérite. Mais quand il y a une hausse, alors ce sont les conducteurs israéliens qui sont en faute », s’est-il insurgé.

« Ce n’est pas ainsi qu’on lutte contre les accidents de la route et ce n’est pas ainsi qu’on sauve des vies », a-t-il continué.

La semaine dernière encore, quatre personnes ont été tuées quand un bus s’est écrasé dans un arrêt de bus en béton situé aux abords de l’aéroport Ben-Gurion. Deux femmes ont été grièvement blessées et douze autre personnes ont été plus légèrement touchées. Le chauffeur a été arrêté, et la police enquête actuellement pour déterminer s’il était en train d’utiliser son téléphone portable au moment de l’accident.

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