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Les actions de Tsahal remises en question dans la mort d’une Palestinienne autiste

L'armée a déclaré que Fulla Masalma a été tuée lorsque la voiture, dans laquelle elle se trouvait, a accéléré en direction des soldats ; les procureurs ont ordonné une enquête

La scène d'une fusillade, à l'initiative de Tsahal, à l'encontre d'un véhicule suspect dans la ville de Beitunia, en Cisjordanie, le 14 novembre 2022. (Crédit : Réseaux sociaux)
La scène d'une fusillade, à l'initiative de Tsahal, à l'encontre d'un véhicule suspect dans la ville de Beitunia, en Cisjordanie, le 14 novembre 2022. (Crédit : Réseaux sociaux)

Tsahal a remis en liberté un Palestinien de 26 ans qui était soupçonné d’avoir tenté de foncer sur des troupes israéliennes en Cisjordanie au début du mois, un incident qui a conduit les soldats à tirer et à tuer une jeune Palestinienne autiste de 15 ans qui se trouvait dans la voiture avec lui au moment des faits.

Fulla Masalma a été tuée par balle par des soldats près de Ramallah, le 14 novembre. L’armée avait alors déclaré que la voiture dans laquelle elle se trouvait avait accéléré en direction des troupes. Mais la remise en liberté du conducteur, Annes Hassuna, quelques jours plus tard indique que l’armée a rapidement exclu toute intention malveillante, ce qui soulève des questions quant à la conduite des soldats.

Hassuna, 26 ans, originaire de la ville palestinienne de Beitunia, a également été blessé dans l’incident et a été emmené par les soldats à l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem pour y être soigné.

Lors de son interrogatoire, il a insisté sur le fait qu’il n’avait aucunement eu l’intention de percuter les troupes. Les médias palestiniens, citant des témoins oculaires, ont affirmé que la voiture roulait lentement lorsque les soldats ont ouvert le feu.

Selon un article publié vendredi par le quotidien Haaretz, les procureurs militaires ont ordonné l’ouverture d’une enquête.

Dans une interview accordée à Haaretz, la famille de Masalma a déclaré que l’adolescente, qui était atteinte d’autisme, avait disparu depuis quelques heures avant d’être informée de son décès. Ils ont dit qu’ils ne savaient pas exactement comment elle s’était retrouvée dans la voiture de Hassuna. Il a dit qu’elle avait « fait du stop » avec lui.

Masalma, qui quittait parfois la maison tard le soir sans prévenir ses parents, « ne faisait pas la différence entre le jour et la nuit », a déclaré sa sœur.

Selon Hassuna, Masalma se trouvait sur le bord de la route ; elle lui aurait, selon lui, demandé de la prendre « en stop ».

« Je rentrais d’une réunion à 3 heures du matin », a-t-il déclaré à Haaretz. « Je l’ai vue sur le bord de la route. Je ne connaissais même pas son prénom. Elle a dit qu’elle était d’Al-Bireh et qu’elle voulait rentrer chez elle. »

Selon l’armée, les soldats qui opéraient à Beitunia à ce moment-là ont ordonné à Hassuna de s’arrêter ; la voiture s’est ensuite arrêtée quelques instants avant d’accélérer dans leur direction.

Hassuna a démenti ces propos, affirmant qu’on ne lui a pas dit de s’arrêter et qu’il a été surpris par les coups de feu.

« Je n’ai même pas vu de soldats », a-t-il dit. « Pourquoi cela s’est-il produit ? Pourquoi m’a-t-on tiré dessus ? »

Tsahal a également suggéré que Hassuna était peut-être « sous influence » au moment des faits, ce qu’il a catégoriquement réfuté.

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