Les Arabes israéliens comptent pour 50 % des cas graves de COVID-19
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Les Arabes israéliens comptent pour 50 % des cas graves de COVID-19

La vaccination traîne dans la communauté ; 710 patients sont hospitalisés dans un état grave, 25 % ont moins de 50 ans ; il y a eu presque 800 000 infections dans le pays au total

Des personnels soignants dans l'unité de coronavirus du centre médical Ziv de Safed, le 4 février 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Des personnels soignants dans l'unité de coronavirus du centre médical Ziv de Safed, le 4 février 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)

La moitié des 710 cas graves de la COVID-19 dans le pays est issue de la communauté arabe israélienne où le taux de vaccination est l’un des plus faibles du pays, selon un reportage qui a été diffusé samedi.

Les Arabes israéliens constituent 21 % de la population d’Israël.

La Douzième chaîne a rapporté que 95 % des patients dans un état grave n’avaient pas été immunisés contre le virus, et que 25 % étaient âgés de moins de 50 ans. Les formes graves de la COVID-19 sont devenues plus communes chez un public plus jeune depuis l’apparition de nouveaux variants de la maladie, ces derniers mois.

Les Arabes israéliens et les ultra-orthodoxes sont à la traîne concernant la vaccination.

Selon le professeur Eran Segal de l’Institut Weizmann, presque 90 % des Israéliens âgés de 16 ans et plus n’appartenant ni à la communauté ultra-orthodoxe, ni à la communauté arabe ont guéri du coronavirus ou ont reçu au moins une dose de vaccin.

Le chiffre équivalent au sein de la communauté ultra-orthodoxe est de 70 % tandis que le taux d’immunisation le plus bas, 67 %, concerne des Arabes israéliens.

Pour les Israéliens de plus de 50 ans, Segal a dit vendredi que 98 % des Israéliens qui ne sont ni ultra-orthodoxes, ni arabes ont été vaccinés ou ont guéri. Pour les ultra-orthodoxes, le chiffre était de 81 % et pour les Arabes de 84 %, soit 47 000 personnes.

La Treizième chaîne a noté vendredi que la plus grande partie des villes à majorité arabe étaient classées en zones « rouges », avec des taux d’infection élevés. Dans la ville arabe d’Umm al Fahm, le taux d’infection hebdomadaire a grimpé de 45 % et le taux de positivité est de 18 %, a noté le reportage.

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