Les archéologues trouvent l’endroit où les Romains ont fait une brèche dans les murs de Jérusalem
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Les archéologues trouvent l’endroit où les Romains ont fait une brèche dans les murs de Jérusalem

Cette découverte confirme le récit de Flavius Josèphe sur le conflit qui a entrainé la destruction du Second Temple

Le site d'excavation dans le Russian Compound. On peut voir les pierres sur le sol, qui sont les preuves tangibles de la bataille (Crédit : Yoli Shwartz / Israel Antiquities Authority)
Le site d'excavation dans le Russian Compound. On peut voir les pierres sur le sol, qui sont les preuves tangibles de la bataille (Crédit : Yoli Shwartz / Israel Antiquities Authority)

Les archéologues israéliens ont trouvé le site d’une bataille acharnée où l’armée romaine a bombardé et a fait une brèche dans les murs de Jérusalem avant de conquérir la ville et de détruire le Second Temple il y a près de 2 000 ans, ont indiqué des responsables jeudi.

La découverte, faite l’hiver dernier lors d’une excavation d’un chantier de construction du nouveau campus de l’académie des Arts et du Design Bezazel, à l’extérieur de la Vieille Ville, a permis de confirmer la description de la brèche à une paroi relatée par l’historien juif Flavius Josèphe, de son vrai nom, Yossef ben Matityahou HaCohen.

Au cours de la fouille, les archéologues ont trouvé les restes d’une tour entourée par des dizaines de pierres et de blocs tirés par des catapultes romains sur les forces juives qui gardaient le mur, a précisé l’Autorité des Antiquités d’Israël dans un communiqué.

« Ceci est un témoignage fascinant du bombardement intensif mené par l’armée romaine, dirigée par l’empereur Titus, sur le chemin de la conquête de la ville et de la destruction du Second Temple », a déclaré le communiqué.

« Le bombardement visait à attaquer les sentinelles qui gardaient le mur et fournir une couverture pour les forces romaines afin qu’elles puissent approcher le mur avec des béliers et ainsi faire une brèche dans les défenses de la ville », a-t-il ajouté.

Les blocs de roches catapultés par les Romains contre les défenseurs juifs (Crédit : Yoli Shwartz / Israel Antiquities Authority)
Les blocs de roches catapultés par les Romains contre les défenseurs juifs (Crédit : Yoli Shwartz / Israel Antiquities Authority)

La brèche a été ouverte dans une partie de la paroi, connue sous le nom de troisième mur. Il a été trouvé dans le quartier du Jérusalem moderne connu sous le nom de Russian Compound. Selon les récits de Josèphe, cette partie du mur a été conçue pour protéger un nouveau quartier de la ville qui s’était développé en dehors des deux autres murs existants.

Pendant une grande partie du 20e siècle, les chercheurs ont débattu de la délimitation de ce troisième mur et de « la question concernant les limites de Jérusalem à la veille de l’assaut romain », a souligné le communiqué. « Il semble que cette nouvelle découverte dans le Russian Compound est la preuve de l’existence de la paroi dans ce quartier ».

Le troisième mur avait été construit dans le cadre des préparatifs des Juifs pour la Grande Révolte contre Rome qui a commencé en 66 de notre ère et qui a pris fin en 70 de notre ère lorsque les Romains ont ouvert une brèche dans les murs de Jérusalem et détruit le Second Temple. Des centaines de milliers de Juifs ont été tués et la déroute annonçait le début de près de deux mille ans d’exil.

Les résultats des fouilles seront présentés lors d’une conférence à l’Université hébraïque de Jérusalem plus tard ce mois-ci.

Les touristes observant une maquette du Second Temple exposée au Musée d'Israël à Jérusalem (Crédit : Miriam Alster / Flash90)
Les touristes observant une maquette du Second Temple exposée au Musée d’Israël à Jérusalem (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Cette découverte survient pendant la semaine où Israël s’est engagé dans un conflit diplomatique acharné avec l’UNESCO, au sujet d’une résolution de l’organe culturel des Nations unies, qui ignore les liens historiques juifs et chrétiens avec les sites les plus sacrés de Jérusalem.

La résolution, adoptée jeudi à l’étape de la commission à l’UNESCO, s’est référée au mont du Temple et au mur Occidental que par leurs noms musulmans et a condamné Israël comme étant « la puissance occupante » en raison des diverses mesures prises sur les deux sites.

La résolution a été confirmée par l’aile exécutive de l’UNESCO mardi.

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