Les attaques à la roquette depuis Gaza ont doublé – rapport de l’armée
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Les attaques à la roquette depuis Gaza ont doublé – rapport de l’armée

Face aux tensions croissantes avec la bande de Gaza, Tsahal a déclaré que l'an dernier, 35 projectiles avaient été tirés, et une centaine d'actes terroristes commis par ailleurs

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

La police a trouvé une roquette lancée par Gaza à l'intérieur d'un jardin d'enfants dans la ville israélienne de Sdérot, dans le sud du pays, le 9 décembre 2017 (Crédit : Police israélienne)
La police a trouvé une roquette lancée par Gaza à l'intérieur d'un jardin d'enfants dans la ville israélienne de Sdérot, dans le sud du pays, le 9 décembre 2017 (Crédit : Police israélienne)

L’armée a publié dimanche une série de statistiques de fin d’année, montrant une forte augmentation d’une année à l’autre des attaques à la roquette depuis Gaza, parallèlement à une baisse substantielle du nombre d’attaques terroristes en Cisjordanie.

Le décompte annuel a également montré une augmentation significative des arrestations de suspects palestiniens, bien qu’il ne soit pas clair s’il y a eu aussi une augmentation des inculpations et des condamnations.

L’armée a déclaré que 35 projectiles avaient été tirés de la bande de Gaza sur Israël au cours de l’année 2017, soit presque autant que les deux années précédentes – 15 en 2016 et 21 en 2015.

La plus grande partie de la hausse est survenue au cours des deux derniers mois, quand les tensions ont augmenté entre Israël et le groupe terroriste du Hamas qui dirige la bande ainsi qu’avec le Jihad islamique, qui possède également un grand arsenal de roquettes.

En représailles aux attaques à la roquette et au mortier, les troupes israéliennes ont frappé 59 cibles dans la bande de Gaza en 2017, selon les chiffres de l’armée.

Israël tient le Hamas pour responsable de tous les tirs de roquettes depuis la Bande, même si la plupart d’entre eux proviendraient de groupes salafistes plus petits et frappe souvent les cibles du Hamas en représailles.

L’armée israélienne a déclaré avoir atteint 59 cibles dans la bande au cours de l’année, la première année complète avec le leader d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, à la tête du ministère de la Défense.

La fumée monte depuis l’est de Gaza Ville après une frappe militaire israélienne sur une position du Hamas, en représailles après un tir de roquette, le 5 octobre 2016. (Crédit : AFP/Mahmud Hams)

Pendant ce temps, le nombre total d’attentats terroristes en Cisjordanie a chuté à 99 en 2017, contre 269 en 2016 et 226 en 2015. Ces chiffres sont en grande partie le produit d’une vague d’attaques au couteau et à la voiture-bélier qui ont débuté en octobre 2015 et qui ont duré près d’un an.

Des violences sporadiques ont persisté, dont plusieurs attaques à grande échelle, comme l’attaque au camion de Jérusalem qui a tué quatre soldats lors d’une tournée éducative en janvier et une attaque à l’arme blanche dans l’implantation de Halamish en juillet où trois membres de la même famille ont été tués.

Il y a eu aussi un certain nombre de périodes de tensions accrues, comme à la fin de l’année avec la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale israélienne, et cet été lors des manifestations en réaction à la décision israélienne d’installer des détecteurs de métaux et d’autres dispositifs de sécurité aux entrées du mont du Temple en réaction à une attaque terroriste meurtrière qui s’y était déroulée.

Le véhicule utilisé par un Palestinien dans une attaque à la voiture bélier qui a fait deux victimes israéliennes dans le centre de la Cisjordanie le 17 novembre 2017 (Crédit : Armée israélienne)

L’armée a indiqué que le nombre d’Israéliens blessés dans des attaques terroristes est passé de 263 en 2016 à 169 en 2017. Cependant, le nombre de personnes tuées dans des attaques terroristes est passé à 20 en 2017 contre 17 l’année précédente.

La baisse du nombre d’attentats terroristes en Cisjordanie est en rapport avec une augmentation de 15 % du nombre d’arrestations, passant de 3 143 en 2016 à 3 617 en 2017.

L’organisation de gauche de défense des droits humains B’Tselem a également rapporté que les forces de sécurité israéliennes ont démoli 105 maisons palestiniennes en 2017, sept d’entre elles en guise de punition pour un membre de la famille ayant commis une attaque terroriste, les 98 restantes ayant été construites illégalement.

Démolition de la maison d’Omar al-Abed, 19 ans, auteur d’une attaque au couteau qui a tué trois personnes dans l’implantation d’Halamish le 21 juillet, dans le village de Kobar, en Cisjordanie, le 16 août 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

L’armée a également saisi plus de 10 millions de shekels (2,91 millions de dollars) soupçonnés d’être destinés à financer des activités terroristes, selon l’armée.

Les soldats ont fermé 42 ateliers de fabrication d’armes à feu et saisi 455 armes détenues illégalement par des Palestiniens.

Près de 1 000 Syriens ont été soignés

Au cours de l’année écoulée, l’armée a également amené 927 Syriens en Israël pour y être soignés dans le cadre de son opération de bon voisinage, qui fournit une assistance aux civils sur les hauteurs syriennes du Golan.

Des patients syriens, qui ont été blessés dans les violences en cours en Syrie, sont soignés au Galilee Medical Center de Nahariya, dans le nord d’Israël, le 26 octobre 2017. (Crédit : AFP / MENAHEM KAHANA)

En plus des personnes traitées dans le cadre du programme de l’armée, l’entrée de 2 769 Syriens en Israël a été facilitée, traités dans un hôpital de campagne dirigé par des Américains, près de la frontière syrienne.

L’an dernier, l’armée israélienne a également fourni plus d’un demi-million de litres de carburant au pays déchiré par la guerre, avec près de 700 tonnes de nourriture, 6 351 paquets de couches, 174 tonnes de vêtements et 13 générateurs.

Plus d’avions et de chars

L’armée a fait état de plusieurs achats et mises à niveau d’équipement en 2017, dont sept avions de combat furtifs F-35, qui ont rejoint les deux livrés en décembre 2016 pour porter la flotte totale à neuf avions.

Le mois dernier, ce chasseur de cinquième génération a été déclaré opérationnel.

L’armée a également reçu 30 nouveaux chars Merkava Mark IV et 30 transporteurs de troupes blindés « Namer ».

Un drone ‘Matrice’, avec des capacités de vision nocturne. (Crédit : Judah Ari Gross / Times of Israël)

L’armée a fait l’acquisition de 180 petits drones pour les unités de campagne en 2017, qui ont été déclarés opérationnels et déployés à l’automne dernier.

Tsahal a également acheté 21 000 nouveaux fusils.

Au cours de la dernière année, quelque 280 000 uniformes et 73 000 paires de bottes ont été distribués aux soldats.

Des dizaines de milliers d’uniformes ont également été rendus en 2017, 75 436 soldats ayant quitté l’armée.

Un soldat se prend en photo au centre d’accueil principal de l’armée. (Forces de défense israéliennes)

Ceux qui seront libérés de leurs obligations militaires seront un jour remplacés par les 90 941 adolescents qui ont visité les centres de recrutement lors de leur première rencontre avec l’armée – appelée tzav rishon – durant laquelle ils sont inspectés, testés et interviewés afin de commencer le processus d’intégration dans une unité adaptée à leur profil.

En 2017, les officiers de carrière et les soldats ont donné naissance à 890 bébés.

L’unité canine d’élite « Oketz » de l’armée a également vu la naissance de 19 chiots.

En outre, 286 personnes sont devenues commandants de compagnies au cours de l’année dernière, après avoir réussi le programme de formation requis, dont 184 dans le cadre d’unités permanentes et les 102 autres dans des compagnies de réservistes.

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