Les caisses médicales débordées face à l’afflux des demandes de vaccination
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Les caisses médicales débordées face à l’afflux des demandes de vaccination

Les centres d'appels ont brièvement planté face à la surcharge d'appels d'Israéliens - notamment vulnérables face au virus ou âgés de plus de 60 ans - réclamant des rendez-vous

Un soignant reçoit un vaccin contre la COVID-19 au centre médical Hadassah de Jérusalem, le 20 décembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Un soignant reçoit un vaccin contre la COVID-19 au centre médical Hadassah de Jérusalem, le 20 décembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ce sont des dizaines de milliers d’Israéliens qui ont demandé un rendez-vous pour se faire vacciner contre le coronavirus, alors que la campagne d’immunisation contre la maladie a débuté dimanche. Cette surcharge d’appels a entraîné une brève panne dans le système des centres d’appels des caisses médicales (HMOs), qui a planté.

Malgré les difficultés à joindre quelqu’un au téléphone, et alors qu’un grand nombre de personnes ont passé des heures en attente – un patient ayant subi une greffe du poumon a déclaré à la Douzième chaîne avoir attendu plus de deux heures avant de pouvoir avoir un agent de sa caisse médicale au bout du fil – environ 170 000 personnes avaient pris rendez-vous pour se faire vacciner, dimanche en fin de journée.

La première série de vaccination, qui a commencé dimanche, a concerné les personnels médicaux, les populations vulnérables face au coronavirus et les Israéliens âgés de 60 ans et plus, qui sont tous considérés comme appartenant à des groupes à haut risque. Mais si le personnel médical, à l’hôpital, a été en mesure de recevoir la première des deux injections qui forment le vaccin sur son lieu de travail, les membres du public doivent, pour leur part, prendre eux-mêmes rendez-vous.

Les maisons de retraite ont, elles aussi, connu des difficultés et elles devront attendre encore une semaine avant de vacciner leurs résidents en raison d’un problème d’emballage des unités de vaccin, a rapporté la chaîne. Les pensionnaires des maisons de retraite ne peuvent pas prendre eux-mêmes rendez-vous pour se faire vacciner et ils devront l’être dans leur structure, comme le prévoit le programme mis en place par le gouvernement.

Les vaccins arrivent en emballages de 975 unités – ce qui est un chiffre bien supérieur aux besoins de la majorité des maisons de retraite – et les responsables craignent qu’en raison des difficultés posées par le stockage des vaccins à une température bien en-dessous de zéro, le surplus ne se perde.

Ce problème devrait être résolu dimanche prochain et les vaccins seront administrés par les personnels du Magen David Adom.

Un personnel médical se fait vacciner contre la COVID-19 à l’hôpital Shaare Zedek, à Jérusalem, le 20 décembre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les approvisionnements faits auprès des caisses médicales ne seraient pas non plus suffisants, a expliqué la Treizième chaîne.

Alors que 170 000 personnes ont d’ores et déjà pris rendez-vous pour se faire vacciner, deux des plus importantes caisses médicales du pays, la Maccabi et la Clalit, n’auraient accès qu’à 30 000 et 40 000 unités de vaccin respectivement.

De hauts-responsables de la Santé ont néanmoins prédit que, d’ici la fin du mois, des millions de vaccins arriveraient dans le pays, a noté la chaîne.

Malgré ces problèmes de démarrage, le ministère de la Santé a élargi les critères concernant les personnes susceptibles de se faire vacciner, revenant sur un avis précédent qui conseillait aux femmes enceintes de ne pas recevoir l’injection, a indiqué la Douzième chaîne. C’est le cas également des femmes qui tentent de tomber enceintes et des femmes allaitantes.

Une restriction qui avait écarté de la vaccination les personnes présentant des antécédents allergiques graves a également été levée, a ajouté la chaîne, et seulement les Israéliens souffrant d’allergies spécifiques à l’un des composants du contenu du vaccin restent exclus du processus. La chaîne n’a pas précisé les composants potentiellement problématiques, mais elle a expliqué que les informations nécessaires seraient transmises par les caisses médicales aux personnes venues se faire vacciner.

Un personnel médical reçoit un vaccin contre la COVID-19 au Centre médical Hadassah de Jérusalem, le 20 décembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ce programme de vaccination commence alors que la sonnette d’alarme a été activée dans le monde entier face à une nouvelle mutation du virus signalée au Royaume-Uni, en Afrique du sud et au Danemark.

Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, cette nouvelle souche semble se propager plus rapidement mais elle n’est pas nécessairement plus meurtrière.

« Selon les informations dont nous disposons, cette nouvelle variante se propage plus vite que le virus habituel mais il n’est pas plus meurtrier et rien ne nous indique que le vaccin ne saura pas la contrer », a-t-il déclaré, sans donner de détails. « Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher cette mutation de pénétrer sur le sol israélien ».

Parmi les mesures prises, l’interdiction d’entrée en Israël des étrangers arrivant de ces trois pays, et l’obligation pour les Israéliens en provenance de ces trois nations de se placer à l’isolement pendant deux semaines dans des hôtels spéciaux de quarantaine.

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