Israël en guerre - Jour 144

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Les combats font rage à Khan Younès ; une alerte à la roquette tirée depuis Gaza

Aucun blessé ni dégât n'est à déplorer suite au premier tir en provenance du sud en 4 jours ; des dizaines de terroristes du Hamas ont été tués au cours des dernières 24 heures

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

De la fumée s’élevant après des frappes aériennes israéliennes à Khan Younès, vue de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 janvier 2024. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
De la fumée s’élevant après des frappes aériennes israéliennes à Khan Younès, vue de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 janvier 2024. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Les troupes de l’armée israélienne ont continué à combattre les terroristes palestiniens du Hamas dans toutes les parties de Gaza jeudi, alors que les alarmes de raids aériens ont signalé la première fois en près de quatre jours que des projectiles ont manifestement été lancés depuis la bande de Gaza en direction d’Israël.

Les sirènes ont été activées dans la communauté frontalière évacuée de Netiv HaAsara, sans qu’aucun dégât ni blessé ne soit signalé. Les dernières alertes près de Gaza avaient retenti dimanche après-midi.

Les troupes israéliennes ont essuyé des tirs de roquettes et de mortier du groupe terroriste palestinien du Hamas lors d’opérations menées dans Gaza, ce qui a parfois déclenché des alarmes dans les localités frontalières.

Le nombre d’attaques à la roquette sur les villes israéliennes a considérablement diminué ces dernières semaines, à mesure que les troupes pénètrent plus profondément dans Gaza.

Tsahal a déclaré jeudi après-midi que les troupes de sa brigade d’élite Commando étaient en train d’établir un contrôle opérationnel au « cœur » de Khan Younès, dans le cadre d’une opération majeure menée par la 98e division contre le Hamas dans la ville du sud de la bande de Gaza.

Dans un communiqué, l’armée a indiqué que la brigade « poursuivait l’incursion dans la région de Khan Younès et renforçait le contrôle opérationnel du bastion des terroristes du Hamas ».

Tsahal a précisé qu’au fur et à mesure que les troupes avançaient dans la zone, les commandos ont rencontré de nombreuses cellules du Hamas, qui ont été « éliminées par des tirs de snipers, des missiles guidés et des tirs d’obus de chars d’assaut ».

Dans ce que l’armée a décrit comme une opération spéciale menée par des tireurs d’élite de l’unité Egoz de la brigade d’élite pendant plusieurs heures, plusieurs terroristes du Hamas ont été tués après avoir été piégés et forcés de sortir de tunnels dans la région de Khan Younès.

Dans d’autres opérations, les troupes d’Egoz ont repéré trois hommes armés du Hamas et les ont pris pour cible avec un mortier à guidage laser Iron Sting (« Dard de fer »), et ont tué quatre autres terroristes lors d’un combat rapproché alors que les commandos faisaient une descente dans un bâtiment.

L’unité Maglan, quant à elle, a fait une descente dans un centre de commandement appartenant au chef de l’unité de renseignement du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien et dans un centre de commandement du Hamas à Khan Younès, a indiqué Tsahal.

Des troupes de la Brigade Commando opérant dans le sud de Gaza à Khan Younès, sur une photo publiée le 25 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Dans les centres de commandement, les troupes ont saisi des armes et du matériel militaire, ainsi que des cartes et d’autres « précieuses » informations.

Les commandos Maglan ont également tué « de nombreux terroristes au cours de batailles intensives » dans la zone de Khan Younès, a ajouté l’armée.

Plus tôt dans la journée de jeudi, Tsahal a déclaré que des tireurs d’élite de la brigade de parachutistes de la 98e division avaient éliminé « de nombreux terroristes » dans le quartier d’al-Amal à Khan Younès.

Selon l’armée, des dizaines de terroristes du Hamas ont été tués au cours des dernières 24 heures dans la bande de Gaza – parmi eux, 10 tireurs du Hamas, dont certains étaient armés de lance-roquettes individuels, qui ont été tués lors de deux frappes aériennes distinctes à Khan Younès.

Des Palestiniens au milieu des décombres de bâtiments détruits par des bombardements israéliens à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 25 janvier 2024. (Crédit : AFP)

L’armée a publié des images montrant un hélicoptère d’attaque frappant un bâtiment et tuant des terroristes qui avaient ouvert le feu sur des réservistes de la Brigade Yiftah dans le centre de la bande de Gaza.

Dans le nord de la bande de Gaza, où les troupes mènent des opérations de ratissage pour localiser les infrastructures restantes du Hamas, Tsahal a déclaré que les réservistes de la 5e brigade avaient rencontré et tué plusieurs terroristes, et qu’ils avaient également localisé des armes.

Mercredi, l’armée a indiqué enquêter sur une frappe contre un refuge des Nations unies à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, qui aurait tué neuf personnes et blessé d’autres, ajoutant qu’elle soupçonnait que cette frappe pourrait avoir été causée par des tirs de roquettes du Hamas.

Des manifestants, à proximité du point de passage de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza, le 25 janvier 2024. (Crédit : Eli Katzoff/Times of Israel)

Au cours de leur plus grande opération depuis un mois, les chars israéliens ont pénétré dans Khan Younès, où de nombreux Palestiniens avaient trouvé refuge après avoir quitté le nord de la bande de Gaza, où s’est déroulée la première partie de la guerre. Un grand nombre de Palestiniens se sont maintenant déplacés plus au sud vers Rafah, conformément aux instructions israéliennes.

La cible principale de Tsahal semble être la zone entourant le camp de réfugiés de longue date de Khan Younès, qui comprend les hôpitaux Nasser et al-Amal, ainsi que le centre de formation de l’Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui a été touché mercredi.

Pendant ce temps, un petit groupe de manifestants, dont des parents d’otages détenus dans la bande de Gaza, a tenté d’atteindre le point de passage de Kerem Shalom afin de bloquer les camions camions humanitaires entrant dans l’enclave palestinienne et exiger que l’aide soit interrompue jusqu’à ce que les otages détenus par les terroristes dans le territoire soient libérés.

La veille, les manifestants avaient réussi à bloquer le point de passage pendant des heures, empêchant l’entrée de 51 camions d’aide.

Une partie du groupe de jeudi a d’abord été arrêtée par un barrage routier, mais a ensuite réussi à passer, marchant plusieurs kilomètres vers le point de passage pour la deuxième journée consécutive. D’autres manifestants étaient déjà arrivés au point de passage.

Parmi la trentaine de manifestants se trouvait Danny Elgarat, un ancien commandant de la police d’Ashdod dont le frère Itzik Elgarat et le beau-frère Alex Danzig ont été enlevés au kibboutz Nir Oz.

« Personne ne peut nous empêcher (…) de bloquer les camions à Gaza », a affirmé Elgarat. « Le Premier ministre ne l’a pas fait, alors nous le ferons à sa place. »

Israël a rasé près de 40 % des 2 824 bâtiments de Gaza situés à moins d’un kilomètre de la frontière, selon un rapport d’étude de l’Université hébraïque citée par le Wall Street Journal.

Des manifestants se dirigeant vers le point de passage de Kerem Shalom, entre Israël et Gaza, le 25 janvier 2024. (Crédit : Eli Katzoff/Times of Israel)

Les démolitions semblent faire partie d’un plan visant à construire une zone tampon d’un kilomètre de large à l’intérieur de la bande de Gaza.

Près de Khan Younès, où la zone frontalière est la plus densément peuplée, quelque 67 % des bâtiments ont été détruits, selon l’étude du professeur Adi Ben Nun, qui a analysé des données satellitaires pour parvenir à ces résultats.

D’anciens et d’actuels fonctionnaires ont expliqué au quotidien que certaines structures situées à l’intérieur de la zone prévue, dont la largeur variera en fonction de divers facteurs, pourraient être laissées en place.

Au moins 25 700 habitants de Gaza auraient été tués pendant la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Ces chiffres invérifiables comprendraient près de 10 000 terroristes du Hamas qu’Israël a déclaré avoir tués au cours des combats dans Gaza, ainsi que les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande. Deux cents dix-neuf soldats de l’armée israélienne ont été tués à Gaza depuis le 27 octobre.

Des soldats israéliens surplombant la bande de Gaza depuis un char d’assaut, dans le sud d’Israël, le 19 janvier 2024. (Crédit : Maya Alleruzzo/AP Photo)

Israël a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza contre le Hamas à la suite de l’attaque sanglante du groupe terroriste contre des communautés et un festival de musique dans le sud d’Israël le 7 octobre, au cours de laquelle il a tué près de 1 200 personnes et pris 253 otages, dont 132 seraient encore retenus en captivité dans la bande de Gaza. Le plus jeune a un an.

Eli Katzoff et l’équipe du Times of Israel ont contribué à cet article.

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