Les diplomates israéliens en Turquie doivent travailler de chez eux, suite aux tensions à Jérusalem
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Les diplomates israéliens en Turquie doivent travailler de chez eux, suite aux tensions à Jérusalem

Cette décision aurait été prise avant l'attaque de dimanche à Amman ; Istanbul est en proie à de nombreuses manifestations anti-Israël

Illustration : des forces spéciales de la police montent la garde devant l'ambassade d'Israël à Ankara, après qu'un déséquilibré muni d'un couteau a tenté de faire irruption ans le bâtiment, le 21 septembre 2016. (Crédit :AFP Photo/Adem Altan)
Illustration : des forces spéciales de la police montent la garde devant l'ambassade d'Israël à Ankara, après qu'un déséquilibré muni d'un couteau a tenté de faire irruption ans le bâtiment, le 21 septembre 2016. (Crédit :AFP Photo/Adem Altan)

Le ministère des Affaires étrangères a ordonné lundi aux employés de ses missions diplomatiques en Turquie de travailler depuis chez eux, suite aux tensions qui sévissent dans la région au sujet du mont du Temple à Jérusalem.

Une source diplomatique anonyme a déclaré à Walla news que la décision d’ordonner aux employés de l’ambassade d’Ankara et du consulat d’Istanbul de travailler de chez eux, avait été prise avant l’attaque de dimanche contre le garde de l’ambassade israélienne en Jordanie, au cours de laquelle un agent de sécurité israélien a abattu deux Jordaniens, dont un qui l’avait attaqué avec un tournevis. Cette attaque a conduit à une impasse diplomatique entre les deux pays.

Plusieurs manifestations ont eu lieu en Turquie suite à la décision d’Israël d’installer des détecteurs de métaux aux entrées vers le mont du Temple. Cette décision est une réaction à l’attaque contre deux policiers israéliens, tués par trois assaillants arabes israéliens le 14 juillet. Ils avaient fait entrer clandestinement des armes sur le lieux saint.

Deux des manifestations ont eu lieu devant des synagogues d’Istanbul.

La Turquie a été l’un des plus fervents opposants aux détecteurs de métaux ; un porte-parole du gouvernement avait affirmé la semaine dernière que ces installations étaient un « crime contre l’humanité ».

Un agent de police turc devant la synagogue Neve Shalom le 30 mars 2016 à Istanbul. (Crédit : AFP / OZAN KOSE)
Un agent de police turc devant la synagogue Neve Shalom le 30 mars 2016 à Istanbul. (Crédit : AFP / OZAN KOSE)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné ces nouvelles mesures de sécurité, et a dénoncé le recours « excessif » à la force par Israël, au lendemain d’une journée de violences meurtrières à Jérusalem Est et en Cisjordanie.

Les relations entre Israël et la Turquie, autrefois nations alliées, se sont détériorées avec la montée du mouvement islamiste d’Erdogan en 2003, et se sont rompues en mai 2010, après un raid de l’armée israélienne sur un navire turc, qui visait à briser le blocus militaire israélien sur la bande de Gaza, et qui avait fait 10 morts du côté turc.

En dépit d’une détente ces dernières années, les relations bilatérales restent glaciales.

L’AFP a contribué à cet article.

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