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Les EAU condamnent Israël pour avoir autorisé des « violations provocantes »

Un allié d'Israel se joint aux appels à réduire les tensions sur le Mont du Temple après le nombre record de Juifs qui s'y sont rendus à l'occasion de Yom Yeroushalayim

Le député d'extrême droite Itamar Ben Gvir sur le Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem lors des célébrations de Yom Yeroushalayim, le 29 mai 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Le député d'extrême droite Itamar Ben Gvir sur le Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem lors des célébrations de Yom Yeroushalayim, le 29 mai 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Les Émirats arabes unis ont appelé lundi les autorités israéliennes à réduire les frictions sur le Mont du Temple, au lendemain de l’autorisation donnée à un nombre record de Juifs de visiter le lieu saint à l’occasion de Yom Yeroushalayim.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires Étrangères des EAU a demandé à Israël d’assurer une « protection totale » sur le site, et a appelé au respect du rôle informel du Royaume hachémite de Jordanie en tant que gardien des lieux saints de Jérusalem.

La déclaration appelait également à la fin des « violations provocantes » sur le Mont du Temple et demandait à Israël de faire preuve d’un maximum de retenue pour éviter toute nouvelle instabilité.

Selon la police israélienne, quelque 2 600 Juifs ont été autorisés à entrer sur le lieu saint, par groupes de 40 à 50 personnes, en deux vagues, le matin et l’après-midi.

Parmi ceux qui ont visité le site dimanche, se trouvait le député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir.

Le Mont du Temple – qui abrite également la mosquée Al-Aqsa – est administré par le Waqf, un trust religieux géré et financé par la Jordanie. Le site, sacré à la fois pour le judaïsme et l’islam, est l’un des principaux points chauds du conflit israélo-palestinien.

Des agents de la police des frontières israélienne montant la garde près du Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 25 mai 2022. (Crédit: Yossi Aloni/Flash90)

La déclaration des Émirats arabes unis fait suite à la condamnation de la Jordanie, des autorités palestiniennes et de l’Égypte dimanche. L’Égypte a averti dans un communiqué que le fait d’autoriser un grand nombre de Juifs à visiter le site conduit à une escalade des tensions.

Un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne a déclaré qu’Israël « jouait avec le feu » en permettant aux « colons de profaner les lieux saints ».

Le ministère jordanien des Affaires Étrangères a dénoncé Israël pour avoir autorisé Ben Gvir et d’autres « extrémistes » juifs à visiter le lieu saint. « Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères a exigé d’Israël qu’il cesse toutes les pratiques et violations de la mosquée al-Aqsa », a déclaré le ministère dans un communiqué.

Les Jordaniens ont également condamné la « provocatrice, et scaladeuse » Marche des drapeaux, avertissant qu’elle pourrait conduire à une éruption de violence.

Dans le cadre d’un arrangement de plus en plus fragile connu sous le nom de statu quo, les Juifs sont généralement autorisés à se rendre sur le Mont du Temple à des heures bien précises, mais ils ne peuvent ni y prier ni y accomplir quelqu’autres actes de culte qui pourraient être considérés comme des provocations par les musulmans.

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