Les écoles des zones « orange » et « vertes » autorisées à rouvrir
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Les écoles des zones « orange » et « vertes » autorisées à rouvrir

Les lycéens des zones "orange" et "vertes" reprendront les cours dimanche et les collégiens une semaine après ; les ministres réclament la réouverture des marchés

Le ministre de l'Education Yoav Gallant rend visite aux écoliers le premier jour de la rentrée scolaire à Mevo Horon, le 1er septembre 2020. (Marc Israel Sellem/Pool/AFP)
Le ministre de l'Education Yoav Gallant rend visite aux écoliers le premier jour de la rentrée scolaire à Mevo Horon, le 1er septembre 2020. (Marc Israel Sellem/Pool/AFP)

Après un débat marathon, le cabinet Corona a approuvé mardi matin le plan du ministre de l’Éducation Yoav Gallant (Likud) qui prévoit la réouverture de la majorité des écoles dans l’ensemble du pays.

Après huit heures de débats, il a été décidé que les lycéens résidant dans les zones classées « vertes » et « orange » retourneraient dans leurs établissements scolaires dimanche.

Les collégiens leur emboîteront le pas le dimanche suivant, le 6 décembre. Les écoles situées dans les zones « rouges » – dont le taux de morbidité est élevé – resteront fermées.

Depuis que le gouvernement a commencé à lever les restrictions liées au deuxième confinement à la mi-septembre, les classes de CP et de CM1 ont repris le chemin de l’école. Les CM2 et les 6e retrouveront pour leur part leurs enseignants mardi.

Le cabinet Corona a aussi décidé de mettre au point un plan-pilote pour la réouverture graduelle des marchés.

La décision a été saluée par Gallant, qui a indiqué qu’il allait « renforcer les dépistages pour les élèves et pour le personnel de manière à préserver votre santé ».

« Et en ce qui vous concerne, chers élèves, tout ce que vous avez à faire est de préparer vos sacs », a-t-il écrit dans un message publié sur Facebook.

Par ailleurs, la fille de l’éminent rabbin ultra-orthodoxe Chaim Kanievsky a dit lundi avoir reçu des instructions de la part de son père ordonnant la réouverture des établissements pour les filles. Dans une lettre adressée aux directeurs des écoles de Beis Yaakov, Leah Koldetsky écrit que son père leur demandait de reprendre les cours pour les filles – interrompus depuis des semaines.

La plupart des écoles haredim pour garçons sont ouvertes depuis des semaines en violation des régulations gouvernementales, et sur ordre de Kanievsky.

Illustration : les élèves du lycée Yehud Comprehensive High School passent leur baccalauréat (Bagrut) de mathématiques en anglais, à Yehud, le 8 juillet 2020. (Yossi Zeliger / Flash90)

Les responsables de la santé avaient antérieurement soulevé des objections au retour rapide des élèves dans les classes, le système scolaire étant considéré comme ayant majoritairement contribué à la recrudescence du nombre de cas au lendemain de la levée du premier confinement, – une hausse des cas qui avait entraîné un deuxième confinement au mois de septembre.

Gallant a rejeté cette idée, affirmant de manière répétée que les écoles n’avaient pas été à l’origine de cette augmentation du nombre d’infections.

Pour sa part, le ministre de la Santé Yuli Edelstein (Likud) a déclaré, dimanche, soutenir un retour à l’école pour toutes les classes dans les villes présentant un taux d’infection bas, mais seulement si cette mesure n’était pas accompagnée d’autres initiatives d’assouplissement des restrictions.

Israël avait imposé un deuxième confinement le 18 septembre. Ce confinement a permis de diminuer l’ampleur de l’épidémie de manière notable mais il a également paralysé une grande partie de l’économie et de la vie publique, avec notamment la fermeture de l’ensemble du système scolaire. Depuis, le gouvernement a commencé à lever les restrictions, mais les responsables de la santé ont tiré la sonnette d’alarme face à la hausse du taux d’infection, qui était dans un premier temps reparti à la baisse.

Des élèves de l’école Orot Etzion au sein de l’implantation d’Efrat en Cisjordanie, le 1er novembre 2020. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Les responsables, suivis par Netanyahu et Edelstein, ont prévenu que si le nombre de cas quotidiens diagnostiqués n’était pas sous contrôle, un troisième confinement pourrait s’avérer être nécessaire.

La réunion du cabinet Corona a eu lieu alors que la moyenne des nouveaux cas quotidiens de la COVID-19 s’élevait à 742 la semaine dernière, soit le taux le plus élevé depuis le 28 octobre, selon le groupe de travail militaire qui consacre ses activités à l’étude de la pandémie.

Le taux de transmission a franchi le seuil de 1 au cours des derniers jours d’octobre, pour la première fois depuis le début de la levée des mesures de confinement, et il a continué à augmenter avant de légèrement fléchir, début novembre.

Les chiffres diffusés lundi – basés sur le nombre de nouveaux cas dont la contamination a eu lieu il y a dix jours, en raison de la période d’incubation du virus – montrent que le chiffre est encore à la hausse, à 1,07.

Un taux de transmission supérieur à 1 indique que le nombre de cas va augmenter de manière exponentielle.

Le cabinet Corona avait initialement décidé que la sortie du confinement ne commencerait que lorsque le taux de transmission serait inférieur à 0,8.

Selon le plan d’action du ministère de la Santé, les mesures d’assouplissement devaient s’arrêter en cas de hausse de ce taux. Le gouvernement a cependant ignoré ce seuil qu’il s’était pourtant lui-même fixé, poussant de facto à la réouverture des établissements scolaires.

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