Les écrans d’un aéroport d’Iran piratés, des messages anti-régime diffusés
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Les écrans d’un aéroport d’Iran piratés, des messages anti-régime diffusés

Un groupe pirate les horaires d'arrivées et de départs à Mashhad pour dénoncer "le gaspillage des vies et des ressources financières iraniennes à Gaza et au Liban"

Photo illustrative de personnes attendant en ligne à l'aéroport international de Mashhad en Iran. (CC BY 4.0, Nima Najafzadeh, Wikimedia Commons)
Photo illustrative de personnes attendant en ligne à l'aéroport international de Mashhad en Iran. (CC BY 4.0, Nima Najafzadeh, Wikimedia Commons)

Des écrans dans un aéroport iranien auraient été piratés jeudi pour protester contre le gouvernement iranien et le coût de son interventionnisme régional.

Les messages sur les écrans de l’aéroport de Mashhad dénonçaient « le gaspillage des vies et des ressources financières des Iraniens à Gaza, au Liban et en Syrie par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) », selon Radio Farda.

L’IRGC est une milice qui joue un rôle central dans le soutien de l’Iran au président syrien Bashar Assad, ainsi qu’à des groupes terroristes tels que le Hamas et le Hezbollah.

Au cours d’une vague de protestations gouvernementales en décembre et en janvier où les manifestants ont exprimé leur colère contre le chômage élevé et la corruption officielle, de nombreux manifestants ont protesté contre le budget massif du IRGC, ses interventions coûteuses dans la région et contre le chef suprême lui-même.

Dans l’attaque de piratage ayant eu lieu jeudi, sur les messages des écrans d’arrivées et de départs un groupe se nommant Tapandegan (Palpitaters) a exprimé son soutien aux manifestations anti-gouvernementales en cours dans la ville de Kazeroon.

Le groupe a également piraté le courrier électronique de la direction de l’aviation civile de l’aéroport, a rapporté Radio Farda.

Mashhad, deuxième plus grande ville d’Iran qui accueille des sites religieux importants, est l’endroit où les récentes manifestations ont commencé en décembre.

Bien que déclenchées à l’origine à cause des prix élevés et le taux de chômage, les manifestations dans la ville comprenaient des slogans tels que « Mort au dictateur » et « Pas Gaza, ni le Liban, ma vie pour l’Iran ».

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