Israël en guerre - Jour 258

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Les familles d’otages réclament, au cabinet de guerre, un accord immédiat

Le Forum des familles des otages et disparus dit avoir la preuve que la vie de certains captifs est en "imminent danger" et implore un accord rapide pour sauver tous les otages

Des Israéliens plaçant des affiches des personnes retenues en otage par les terroristes du Hamas à Gaza, sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 6 décembre 2023. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
Des Israéliens plaçant des affiches des personnes retenues en otage par les terroristes du Hamas à Gaza, sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 6 décembre 2023. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

La vie de certains des otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza est en danger immédiat, a déclaré le Forum des familles des otages et disparus dans une lettre adressée au cabinet de guerre. Les familles ont exhorté les dirigeants à conclure rapidement un accord pour obtenir la libération de toutes les personnes enlevées lors de l’assaut dévastateur du groupe terroriste palestinien contre Israël le 7 octobre.

« Nous avons reçu de solides renseignements selon lesquels il y a des otages dont l’état s’est détérioré et que leur vie est maintenant en danger imminent », peut-on lire dans la lettre, envoyée mardi soir. « Nous exigeons que vous agissiez de toute urgence, avec initiative et créativité, pour parvenir à un accord en vue de la libération immédiate de tous les otages. »

Elle indiquait que certaines de ces informations provenaient d’otages récemment libérés des geôles du Hamas au cours d’une trêve d’une semaine.

Le cabinet de guerre, spécialement formé pour superviser la guerre qui a éclaté après l’attaque du Hamas, est composé du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la Défense Yoav Gallant, et du ministre Benny Gantz, un ancien chef de l’armée israélienne. L’ancien chef de Tsahal Gadi Eisenkot, le chef de Shas Aryeh Deri et le ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer siègent en tant qu’observateurs.

Le 7 octobre, le Hamas a mené un assaut massif contre Israël. Des milliers de terroristes ont fait irruption à la frontière avec Gaza et se sont déchaînés de façon meurtrière dans les régions du sud. Les assaillants ont tué 1 200 personnes, pour la plupart des civils. Ils ont également enlevé au moins 240 personnes de tous âges pour les emmener à Gaza.

La lettre, qui comprend le témoignage d’experts du professeur Hagaï Levine, chef de l’équipe médicale du forum, indique qu’au moins un tiers des personnes détenues à Gaza ont des pathologies préexistantes qui nécessitent un traitement médical régulier.

Les familles des otages et les otages qui ont été libérés par le Hamas, à Gaza, rencontrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les autres membres du cabinet de guerre, le 5 décembre 2023. (Crédit : Forum des familles des otages et disparus)

Sans soins, certains d’entre eux peuvent être en danger de mort ou subir des dommages irréversibles, indique la lettre. Certains, ajoute la lettre, ont apparemment déjà perdu la vie à cause de ces conditions.

En outre, de nombreux otages ont été blessés lors de l’enlèvement – blessures par balle, perte de membres et blessures par éclats d’obus – ce qui, en l’absence de traitement, peut entraîner des risques pour la vie, des complications, des handicaps et des souffrances, souligne la lettre.

Les otages sont également « torturés, physiquement et/ou mentalement, et privés de nourriture adaptée. »

« Nous attendons de vous que vous veilliez à ce que le ministère de la Santé publie de toute urgence un rapport médical scientifique détaillant les risques généraux et spécifiques pour la santé des personnes retenues en captivité, afin que ces faits soient placés devant vous, devant la Croix-Rouge et devant le monde entier », poursuit la lettre.

Illustration : Des terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien surveillant alors qu’un véhicule de la Croix-Rouge transporte des otages récemment libérés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Flash90)

La trêve de sept jours – qui a pris fin le 1er décembre après que le Hamas n’a pas fourni la liste des otages qu’il avait l’intention de libérer et a commencé à tirer des roquettes une heure avant l’expiration de la trêve – a permis la libération de 105 civils séquestrés par le Hamas à Gaza : 81 Israéliens, 23 ressortissants thaïlandais et un Philippin. Plus tôt, quatre otages avaient été libérés et un, secouru, sans oublier les trois corps retrouvés. On pense que 138 otages se trouvent toujours à Gaza, dont une vingtaine de femmes.

En retour, Israël a libéré 240 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël, tous des femmes et des mineurs. En outre, quelque 200 camions, dont quatre camions-citernes de carburant et quatre camions-citernes de gaz de cuisine, sont entrés à Gaza chaque jour.

Une réunion très tendue a eu lieu mardi entre le cabinet de guerre et un groupe d’otages récemment libérés et de membres des familles de ceux qui sont encore captifs à Gaza. Certaines des personnes présentes auraient été tellement exaspérées qu’elles ont crié sur les ministres ou sont sorties en trombe.

Dans des extraits de la réunion qui ont fait l’objet de fuites, dont des enregistrements audio, on entend Netanyahu dire aux membres des familles qu’il n’y a actuellement « aucune possibilité » de ramener tous les otages et que le Hamas fait des demandes de rançon qui vont au-delà de la libération des prisonniers.

Ofer Baram, deuxième à gauche, lors d’une manifestation contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 4 novembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

La chaîne publique israélienne Kan a rapporté que Netanyahu avait également déclaré : « Le Hamas a des exigences que même vous n’accepteriez pas. »

On a entendu Gallant promettre de faire « tout ce qui est en son pouvoir » pour ramener les otages, mais il a semblé indiquer que même un échange « tous contre tous » – tous les otages contre tous les prisonniers de la sécurité palestinienne – ne serait pas suffisant pour le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar.

Les otages libérés ont raconté qu’ils étaient détenus dans le vaste réseau de tunnels du Hamas sous Gaza dans des conditions épouvantables, qu’ils avaient peu de nourriture et qu’ils avaient subi des violences physiques et mentales de la part de leurs ravisseurs, y compris des agressions sexuelles.

Israël a indiqué qu’il pensait qu’au moins 15 des otages étaient morts.

Israël a répondu à l’attaque du 7 octobre par une incursion aérienne et terrestre visant à éliminer le Hamas, à lui ôter le contrôle de Gaza et à libérer tous les otages.

Les parents des otages ont critiqué le gouvernement, affirmant qu’il avait abandonné les personnes détenues à Gaza alors qu’il poursuivait la destruction du Hamas.

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