Les géants mondiaux renforcent leurs financements dans la Fintech israélienne
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Les géants mondiaux renforcent leurs financements dans la Fintech israélienne

Les investisseurs internationaux ont participé à 73 % des accords d'investissement en 2018 contre 66 % en 2017, selon un rapport

Les bureaux de Citi à Tel Aviv, avec les noms des start-up de fintech du programme d'accélérateur. (Crédit : Sivan Farag)
Les bureaux de Citi à Tel Aviv, avec les noms des start-up de fintech du programme d'accélérateur. (Crédit : Sivan Farag)

Les institutions financières mondiales et les entreprises de service ont augmenté leur implication dans l’industrie technologique financière israélienne, avec des investisseurs étrangers qui ont participé à hauteur de 73 % aux accords d’investissement en 2018 contre 66 % en 2017, a établi un rapport transmis par Start-Up Nation Central (SNC) qui se consacre à la scène technologique israélienne.

Au cours des six premiers mois de 2018, il y a eu un nombre record d’accords de financement et d’investissement : Plus de 400 millions de dollars ont été levés dans 45 accords, ce qui dépasse les investissements semestriels précédents de 33 % et de 45 % respectivement.

La taille moyenne des investissements a presque triplé et l’envergure des accords de dernier stade a atteint le chiffre sans précédent de 30 millions de dollars, a montré le rapport.

Cet intérêt étranger ne cesse de se renforcer depuis 2016, année où les investisseurs étrangers avaient participé à 60 % des accords Fintech en Israël. Les multinationales ont pris part à 38 % des investissements au cours de l’année 2018 contre 26 % en 2017, selon le rapport.

Environ 16 firmes de service financier mondiales, à l’exemple notamment d’AXA assurances, Visa, AmTrust Financial Services, la Banque de Montréal, Fosun International, Munich Re, Mastercard et BNP Paribas, ont au cours des 18 derniers mois mis en place une nouvelle présence en Israël ou ont diversifié leurs activités d’innovation existantes pour y inclure le secteur Fintech, selon le SNC.

L’écosystème Fintech israélien hébergeait 475 start-ups actives en 2017 contre 159 en 2012, affirme le rapport.

Les start-ups dans le sous-secteur des paiements ont compté pour 30 % du financement total du secteur. Les entreprises de trading et d’investissement attirent elles aussi davantage de financement, ce qui reflète la tendance globale à la hausse des solutions relatives à la technologie financière. Insurtech – le secteur qui apporte de l’innovation à celui des assurances – a doublé en nombre d’entreprises depuis 2015, a estimé le rapport.

Non seulement les services financiers étrangers mettent en place des centres de recherche & développement en Israël mais ils s’impliquent également localement dans d’autres activités, selon le rapport. Elles incluent les incubateurs et les accélérateurs, l’embauche de détecteurs de nouveaux talents locaux, des investissements dans les entreprises de capital-risque locales ou le lancement d’opérations de capital-risque en leur nom propre pour investir dans les start-ups Fintech locales.

Le développement de modèles d’engagement alternatifs est important pour les organisations mondiales de service financier parce que cela leur permet de profiter des talents et de l’innovation israélienne tout en dépensant moins d’argent que ce que ne coûtent habituellement les centres de R&D, explique May Nechushtan, directrice du secteur Fintech à SNC et auteure du rapport dans un communiqué.

« Les multinationales réalisent qu’ouvrir un centre local de R&D n’est peut-être pas la meilleure manière ou la seule d’entrer dans l’écosystème israélien. Au cours des dernières années, nous avons assisté à un nombre croissant de voies alternatives grâce auxquelles les multinationales opèrent en Israël – plus de 60 % des opérations de ces multinationales dans l’écosystème israélien représentent une approche alternative », ajoute-t-elle.

Il y a environ 300 centres de recherches et de développement appartenant à des multinationales qui opèrent au sein de l’Etat juif, précise le rapport.

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