Les Israéliens consomment davantage de produits laitiers et de substituts – rapport
Le ministère de l'Agriculture publie de nouvelles données à l'approche de Shavouot et suite à la décision de la commission de la Knesset d'étendre les pouvoirs du Conseil laitier, malgré l'opposition du Trésor
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Selon les chiffres de 2025 publiés dimanche par le ministère de l’Agriculture à l’approche de la fête de Shavouot, chaque Israélien a consommé en moyenne 157 litres de lait et de produits laitiers d’origine locale l’année dernière.
La fête de Shavouot, que les juifs célèbrent ce jeudi soir et le vendredi qui suit, est traditionnellement associée à la consommation de produits laitiers. D’après une interprétation de cette tradition, la consommation de produits laitiers s’explique par le fait que Shavouot commémore la révélation de la Torah sur le mont Sinaï, qui a initié le peuple juif aux lois de la casheroute. Ce jour-là étant un jour de Shabbat, il était interdit aux Juifs de tuer des animaux ou de rendre des ustensiles casher. Ils se sont donc tournés vers les produits laitiers.
L’année dernière, chaque vache laitière a produit en moyenne 12 600 litres de lait, soit 34,6 litres par jour, a indiqué le ministère. Ce chiffre correspond à une augmentation de 44 % par rapport à la fin de l’année 2016.
L’an dernier, le pays dénombrait 602 exploitations laitières, contre 620 à la fin de l’année 2024.
Dans un communiqué, le ministère a précisé que les achats de substituts laitiers, notamment les laits de soja et d’avoine, avaient quintuplé entre 2004 et 2025. L’année dernière, ils ont représenté 35,3 millions de litres, soit 13 % de l’ensemble des laits en bouteille et des substituts du lait. Parmi les substituts du lait, le lait de soja et le lait d’avoine ont été les plus populaires (respectivement 41 % et 43 % de l’ensemble des substituts), le lait d’amande occupant la troisième place (14 %). Un seul litre de lait suffit pour produire un kilogramme de yaourt.
Concernant les fromages, le ministère a rapporté que 9 à 10 litres de lait permettent de produire un kilogramme de fromage à pâte dure, et 4 à 5 litres pour produire un kilogramme de fromage à pâte molle, comme le cottage, le fromage blanc ou le fromage bulgare.
En 2025, le secteur de la grande distribution a écoulé en moyenne 216 millions de shekels de lait et de substituts laitiers chaque semaine. Cette année, au cours de la semaine précédant Shavouot, ce chiffre devrait atteindre 353 millions de shekels. Les hausses les plus importantes de la demande devraient porter sur la crème chantilly, les fromages spéciaux, les fromages salés, le fromage à la crème et les fromages blancs.
Dans le cadre d’un plan global visant à réduire le coût de la vie, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a tenté, à la fin de l’année 2025, de faire adopter un projet de loi prévoyant de réduire la production laitière locale de 1,5 milliard de litres actuellement à 1 milliard, d’abaisser de 15 % le prix au litre payé par les transformateurs laitiers aux agriculteurs, et d’abolir les droits de douane, qui peuvent atteindre 40 %, dans le but d’inonder le marché israélien de produits laitiers d’importation.
Face à l’opposition et aux protestations des agriculteurs, ainsi qu’à une mobilisation syndicale qui a laissé les supermarchés sans lait frais pendant une journée, cette proposition a été retirée du projet de loi sur les Arrangements, annexé au budget 2026.
La semaine dernière, la commission des Affaires économiques de la Knesset, sous la direction du député du Likud David Bitan, a rejeté les objections du ministère des Finances. Elle a décidé d’étendre les pouvoirs du Conseil laitier plutôt que de réformer le marché pour renforcer la concurrence.
Le Conseil laitier est chargé de la planification et de la réglementation du secteur laitier en Israël. Jusqu’à ce changement, le Conseil ne disposait que de données sur la production de lait cru, sans aucune information en temps réel sur son traitement. Il lui était donc difficile de gérer le secteur, de repérer les problèmes de production ou d’approvisionnement en temps réel, et d’assurer une répartition adéquate du lait entre les différents acteurs du secteur.
Aux termes de la nouvelle réglementation, les laiteries (telles que Strauss et Tnuva, qui fabriquent des produits à base de lait cru) devront fournir au Conseil laitier des informations régulières et détaillées sur la nature et la quantité de leur production, en mettant particulièrement l’accent sur les produits dont les prix sont contrôlés par l’État.
Cette nouvelle réglementation autorise également le Conseil à organiser le transfert de lait cru entre les différentes laiteries, de manière à garantir la disponibilité des produits de base soumis au contrôle des prix, notamment le lait en bouteille, le fromage blanc et le fromage jaune, en période de pénurie.
la Communauté du Times of Israël !







