Les Juifs d’Azerbaïdjan reportent la fête de Pourim
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Les Juifs d’Azerbaïdjan reportent la fête de Pourim

Les joyeuses célébrations de la fête traditionnelle juive ont été reportées en raison de la journée de commémoration du massacre de Khojaly, lors duquel 613 citoyens ont été tués

Illustration : Des hommes juifs ultra-orthodoxes célèbrent la fête juive de Pourim dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem, le 11 mars 2020. (AP Photo/Oded Balilty)
Illustration : Des hommes juifs ultra-orthodoxes célèbrent la fête juive de Pourim dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem, le 11 mars 2020. (AP Photo/Oded Balilty)

Les leaders de la communauté juive d’Azerbaïdjan ont reporté les fêtes organisées pour Pourim, cette célébration joyeuse coïncidant, cette année, avec une journée nationale de deuil.

C’est la première fois depuis de nombreuses années que Pourim tombe à la date de l’anniversaire du massacre de Khojaly, une atrocité survenue le 25 février 1992, au cours de laquelle des soldats arméniens ont tué 613 Azerbaïdjanais dans la ville de Khojaly, selon le rabbin Zamir Isayev, président de la communauté juive géorgienne d’Azerbaïdjan.

« Cette année, nous respectons les commandements de Pourim dans l’intimité de nos habitations mais nous avons reporté les fêtes publiques au 28 février », a-t-il commenté.

À Pourim, la tradition est de se déguiser, de faire des blagues, de boire de l’alcool et de distribuer friandises et autres cadeaux.

Ce qui « ne serait pas approprié le jour de la commémoration de Khojaly », a ajouté le rabbin.

Lors de cet anniversaire, les écoles consacrent leurs cours au massacre de Khojaly et les chaînes de télévision diffusent exclusivement des documentaires et des programmes de commémoration.

Il a été demandé aux enfants fréquentant les deux écoles juives et la crèche de Bakou, où vit la majorité des 8 000 Juifs du pays, de ne pas porter de déguisement comme c’est habituellement le cas lors de Pourim, a noté Isayev.

« Ils se déguiseront dimanche », a-t-il dit.

Le rabbin Shneur Segal, rabbin de la communauté ashkénaze de Bakou et émissaire du mouvement Habad dans le pays, a déclaré : « Nous sommes citoyens de cet État multinational et, en tant que tels, le massacre de Khojaly est aussi notre tragédie. Nous pleurons la mort de ces citoyens pacifiques d’Azerbaïdjan qui ont été cruellement assassinés. »

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