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Les liens avec Israël « pourraient se refroidir » si la guerre s’éternise – fonctionnaire émirati

Les pays signataires des Accords d'Abraham n'envisagent pas de rompre leurs liens, mais suggèrent que les relations pourraient s'apparenter aux relations qu'Israël entretient avec l'Égypte et la Jordanie

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu applaudissant alors que le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen et l'ambassadeur des Émirats arabes unis en Israël Mohamed al-Khaja échangent des copies signées de l'accord douanier entre les deux pays, le 26 mars 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu applaudissant alors que le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen et l'ambassadeur des Émirats arabes unis en Israël Mohamed al-Khaja échangent des copies signées de l'accord douanier entre les deux pays, le 26 mars 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Un haut responsable des Émirats arabes unis a averti mercredi que la guerre qui s’éternise à Gaza risque de transformer les relations naissantes d’Abou Dhabi avec Israël en une « paix froide ».

« Plus la guerre durera, plus Israël sera isolé. Même une paix chaleureuse pourrait finalement se transformer en une paix froide », a déclaré le fonctionnaire au Times of Israel sous couvert d’anonymat.

Cet avertissement semble être le plus sévère qu’Israël ait reçu depuis le début de la guerre de la part de l’un de ses partenaires des Accords d’Abraham – les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc – qui ont normalisé leurs relations avec Jérusalem il y a moins de quatre ans.

Ces propos indiquent que les Émirats arabes unis n’envisagent pas de rompre leurs liens avec Israël, mais que ces relations pourraient devenir similaires à celles qu’Israël entretient avec l’Égypte et la Jordanie.

Ces deux derniers pays ont fait la paix avec Israël il y a des dizaines d’années, mais ces liens sont largement maintenus au niveau gouvernemental, Amman et Le Caire préférant rester discrets face à des populations hostiles.

Les accords de normalisation avec les pays des Accords d’Abraham – en particulier les Émirats arabes unis – ont été beaucoup plus profonds dès le départ, avec plus d’un million d’Israéliens visitant les Émirats et plus de 5 milliards de dollars d’échanges commerciaux.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al-Nahyan saluant du balcon Truman de la Maison Blanche après avoir participé à la signature des Accords d’Abraham, par lesquels les pays du Bahreïn et les Émirats arabes unis reconnaissent Israël, à Washington, le 15 septembre 2020. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Les liens gouvernementaux de haut niveau ont régressé après la mise en place du gouvernement de ligne dure du Premier ministre Benjamin Netanyahu en décembre 2022 et se sont pratiquement interrompus depuis la guerre. Israël a continué à gérer son ambassade à Abou Dhabi, mais les événements publics et les réunions ont diminué.

Netanyahu s’est entretenu à plusieurs reprises depuis le 7 octobre avec le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed. Lors de leur dernier appel, le Premier ministre aurait demandé au dirigeant émirati qu’Abou Dhabi verse des allocations de chômage aux travailleurs palestiniens dont Jérusalem refuse de les laisser entrer en Israël depuis le 7 octobre, selon un responsable israélien, confirmant un article d’Axios. Bin Zayed a rejeté l’idée d’emblée, apparemment choqué par l’audace de la demande.

Pourtant, le conseiller présidentiel émirati Anwar Gargash s’est opposé ce mois-ci à l’idée de couper les liens avec Israël à cause de la guerre, expliquant que l’établissement de relations était une « décision stratégique » prise pour le long-terme, avec l’idée que la route serait semée d’embûches.

Des Palestiniens blessés amenés sur une charrette tirée par un âne à l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 janvier 2024. (Crédit : Mohammed Dahman/AP)

Cette même expression – « décision stratégique » – a été utilisée par des responsables jordaniens, égyptiens, bahreïniens et marocains qui ont parlé au Times of Israel ces dernières semaines, indiquant que la normalisation des relations avec Jérusalem faisait partie d’une approche régionale plus large et qu’ils ne cherchaient pas à l’abandonner.

Deux responsables arabes ont toutefois précisé que les mesures prises par Israël pour déplacer massivement les Palestiniens modifieraient ce calcul.

Au moins 25 700 habitants de Gaza auraient été tués pendant la guerre, selon le ministère de la Santé du groupe terroriste palestinien du Hamas. Ces chiffres invérifiables comprendraient près de 10 000 terroristes du Hamas qu’Israël a déclaré avoir tués au cours des combats dans Gaza, ainsi que les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande.

Deux cents dix-neuf soldats de l’armée israélienne ont été tués à Gaza depuis le 27 octobre.

Israël a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza contre le Hamas à la suite de l’attaque sanglante du groupe terroriste contre des communautés et un festival de musique dans le sud d’Israël le 7 octobre, au cours de laquelle il a tué près de 1 200 personnes et pris 253 otages, dont 132 seraient encore retenus en captivité dans la bande de Gaza. Le plus jeune a un an.

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