Les ministres approuvent l’achat de 9 milliards de dollars d’armes américaines
Rechercher

Les ministres approuvent l’achat de 9 milliards de dollars d’armes américaines

Le ministère des Finances s'est opposé au projet pour des raisons budgétaires, en vain ; le contrat porte notamment sur des avions-chasseurs, des hélicoptères et des bombes

Un nouvel appareil F-35 sur la base aérienne Nevatim, dans le sud d'Israël, le 14 juillet 2019. (Crédit : Armée israélienne)
Un nouvel appareil F-35 sur la base aérienne Nevatim, dans le sud d'Israël, le 14 juillet 2019. (Crédit : Armée israélienne)

Après un retard de trois ans, une commission ministérielle a approuvé, dimanche, un accord d’armement majeur avec les Etats-Unis qui prévoit de fournir à l’armée de l’air israélienne de nombreux avions et des munitions.

Ce contrat porte sur l’acquisition d’avions-chasseurs, d’hélicoptères, d’avions de ravitaillement en carburant et d’armes, à hauteur d’une somme totale de 9 milliards de dollars.

Une grande partie de ce financement proviendra de l’aide américaine à Israël mais l’accord nécessitera néanmoins des prêts souscrits auprès de banques américaines. Les intérêts de ces emprunts devraient coûter environ 200 millions de shekels au gouvernement israélien.

Le ministère des Finances, qui s’était opposé au plan de financement en raison du paiement des taux d’intérêt – il s’inquiétait de problèmes budgétaires – n’a pas été écouté.

Un F-16I « Sufa » conçu par Lockheed Martin décolle lors de la 156e remise des diplômes de l’académie militaire israélienne. (Tsahi Ben-Ami/Flash 90)

Selon la Douzième chaîne, Washington avait fixé une date-butoir pour l’approbation de l’accord qui expirait dans deux semaines.

Faute de prise de décision, l’Etat juif aurait perdu sa priorité dans les lignes d’assemblage américaines, ce qui aurait retardé l’accord d’environ deux ans.

Le contrat porte sur des avions-chasseurs de type F-35 et F-16, sur des hélicoptères pour transporter les troupes et sur des milliers de bombes et autres munitions.

Selon Haaretz, le procureur-général Avichai Mandelblit s’était opposé à ce que l’armée souscrive à des prêts sans le soutien plein et entier du ministère des Finances, disant que cela créerait des difficultés juridiques. Il s’est néanmoins abstenu de mettre son veto au contrat.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...