Les nouvelles mesures anti-fraude retarderont l’annonce des résultats électoraux
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Les nouvelles mesures anti-fraude retarderont l’annonce des résultats électoraux

Le décompte des voix prendra désormais cinq heures de plus, a fait savoir Orly Adas, membre de la Commission centrale électorale

La commission centrale électorale compte les bulletins restants des soldats et des votes par correspondance à la Knesset à Jérusalem, le 10 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
La commission centrale électorale compte les bulletins restants des soldats et des votes par correspondance à la Knesset à Jérusalem, le 10 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

La divulgation des résultats des élections législatives de septembre sera retardée de plusieurs heures en raison des nouvelles procédures de dépouillement, a annoncé jeudi Orly Adas, membre de la Commission centrale électorale.

Les nouvelles mesures visent à éviter tout risque de fraude et d’erreurs de calcul, a expliqué Orly Adas à la chaîne publique Kan, prévoyant un retard « [d’]au moins quatre à cinq heures ».

Les nouvelles procédures comprendront des étapes supplémentaires dans l’interprétation des résultats dans les bureaux de vote et les sièges électoraux régionaux, a-t-elle ajouté.

Les autorités commencent généralement à publier les résultats des bureaux de vote avant minuit le jour des élections, avec un décompte se poursuivant jusqu’au milieu de la journée suivante.

Après le dépouillement, les résultats devront être certifiés, un processus qui prend souvent plusieurs jours.

Une enquête publiée la semaine dernière par le quotidien Haaretz a révélé que le scrutin d’avril était « truffé d’irrégularités et de fraude électorale présumée ».

Le journal avait notamment découvert que « la supervision dans les bureaux de vote était inadaptée » et que dans plus de mille bureaux de vote, aucun représentant de l’opposition n’était présent dans les commissions supervisant le vote.

« Alors que de nombreux lieux de vote avaient rapporté des irrégularités, aucun des résultats de quelque 10 000 bureaux du pays n’a été disqualifié lors des élections d’avril ou même considéré comme problématique par un juge », signale Haaretz.

Une arabe israélienne met son bulletin dans l’urne pour les élections à la Knesset dans un bureau de vote de la ville de Tayibe, dans le nord d’Israël, le 9 avril 2019 (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le Likud voulait équiper de caméras ses observateurs envoyés dans les bureaux de vote situés dans des zones à majorité arabe pour lutter contre la fraude, mais certains y voient là un outil visant à limiter la participation des électeurs arabes.

La Commission centrale électorale doit énoncer des règles précises encadrant l’utilisation de caméras après une demande du Likud.

Orly Adas n’a pas évoqué la question.

Le député d’Yisrael Beytenu, Oded Forer, a fait savoir à la Douzième chaîne mercredi qu’il comptait demander à la Commission l’installation de caméras dans les bureaux de vote présents dans les quartiers ultra-orthodoxes pour « veiller à ce que les ultra-orthodoxes ne trichent pas le jour du scrutin ».

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