Les otages « meurent à petit feu, mentalement et physiquement », dit une ex-captive
Trois anciennes otages du Hamas ont organisé une conférence de presse sur la Place des otages à Tel Aviv, et ont appelé le gouvernement à obtenir leur libération

Trois anciennes otages du Hamas ont organisé jeudi une conférence de presse sur la Place des otages à Tel Aviv, et ont appelé le gouvernement à conclure un accord pour obtenir leur libération.
Les trois femmes faisaient partie des 105 civils qui ont été libérés lors d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre.
« Ce que nous avons vécu en 49 jours, les 120 [autres] otages l’ont vécu pendant presque six fois plus de temps que nous », a déclaré Danielle Aloni, qui a été enlevée le 7 octobre avec son mari David Cunio et sa fille Emilia. David Cunio est toujours en captivité à Gaza.
« Ils ont été abandonnés là-bas. Depuis neuf mois et demi, ils sont malheureux, ils souffrent, ils meurent à petit feu, mentalement et physiquement, même ceux qui sont encore en vie. »
S’adressant au Premier ministre Benjamin Netanyahu avant son voyage à Washington la semaine prochaine, l’otage libérée Adina Moshe a déclaré : « Je vous demande, Monsieur le Premier ministre, de sauver ceux qui le peuvent. Il y a des otages vivants. Nous n’avons pas le temps ».
« Signez l’accord, vous serez celui qui ramènera les vivants et les morts pour les enterrer. Soyez celui qui nous permettra à tous de sortir de cet enfer, de nous sentir à nouveau comme des Juifs, des Israéliens, qui font tout pour leurs frères et ne les abandonnent pas », a ajouté Moshe.
Raz Ben Ami, dont le mari Ohad est toujours captif du Hamas, a imploré : « Bibi, dis-moi, comment vais-je pouvoir continuer si tu ne signes pas ton accord maintenant et ne me rends pas Ohad ? ».
« Si l’accord n’est pas conclu cette fois-ci, cela signifie-t-il que je dois commencer à l’oublier ? Je vous le demande, je vous l’exige : d’abord l’accord et ensuite le voyage », a-t-elle ajouté, faisant référence au déplacement imminent de Netanyahu aux États-Unis.
On estime que 116 des 251 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre se trouvent toujours à Gaza, mais certains ne sont plus en vie. 105 civils ont été libérés au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre, et quatre otages ont été remis en liberté avant la trêve. Sept otages, dont une soldate, ont été secourus vivants par les forces israéliennes, et les corps de 19 otages ont également été récupérés, dont trois ont été tués par erreur par l’armée lors d’un incident tragique en décembre.
L’armée israélienne a confirmé la mort de 42 personnes, qui sont toujours détenues par le Hamas et ses complices, tuées le 7 octobre ou en captivité, sur la base de nouvelles informations et des découvertes obtenues par les troupes opérant à Gaza. Une personne est portée disparue depuis le 7 octobre, mais sa famille considère qu’elle a été tuée.
Le Hamas détient par ailleurs les corps des soldats de Tsahal Oron Shaul et Hadar Goldin depuis 2014, ainsi que deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui sont tous deux censés être en vie après être entrés dans la bande de Gaza de leur propre chef en 2014 et 2015 respectivement.







