Israël en guerre - Jour 255

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Les otages secourus souffrent de malnutrition, et ont besoin de se soutenir mutuellement

Les médecins de Sheba racontent que Noa Argamani, Shlomi Ziv, Almog Meir Jan, et Andrey Kolzov se cherchent constamment, ce qui indique qu'elles ont toujours besoin de s'appuyer les unes sur les autres pour se soutenir

Des affiches représentant les portraits des otages israéliens sauvés, Andrey Kozlov, 27 ans, Noa Argamani, 26 ans, Shlomi Ziv, 41 ans, et Almog Meir Jan, 22 ans, placardées sur un mur de Tel Aviv le 8 juin 2024. En dessous, on peut lire "c'est si bon que vous soyez rentrés à la maison". (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)
Des affiches représentant les portraits des otages israéliens sauvés, Andrey Kozlov, 27 ans, Noa Argamani, 26 ans, Shlomi Ziv, 41 ans, et Almog Meir Jan, 22 ans, placardées sur un mur de Tel Aviv le 8 juin 2024. En dessous, on peut lire "c'est si bon que vous soyez rentrés à la maison". (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)

Les quatre otages qui ont été secourus samedi à Gaza sont dans un état physique et psychologique plus grave que ce que l’on pensait initialement, selon les médias israéliens dimanche.

Au terme des premiers examens effectués à l’hôpital Sheba samedi, il s’est avéré que Noa Argamani, Shlomi Ziv, Almog Meir Jan et Andrey Kozlov ont été sous-alimentés, mais les conséquences de leur captivité sur leur mental n’ont pas encore étaient établies.

La chaîne publique Kan a rapporté dimanche soir qu’après les premières conversations avec les quatre otages, les professionnels de santé ont rapporté que les otages secourus ont parlé des terribles expériences qu’ils avaient vécues en captivité tout en affirmant que leurs ravisseurs se souciaient de leur bien-être.

Jan a raconté qu’en guise de geste « cynique », ses ravisseurs lui avaient préparé un gâteau pour son anniversaire.

Le personnel de l’hôpital a déclaré aux médias que les quatre otages secourus n’avaient pas dormi samedi soir, leur première nuit en Israël après leur libération, et qu’ils étaient restés éveillés à parler à leurs familles et entre eux.

Les médecins ont également déclaré à Kan que les quatre personnes se cherchaient constamment, ce qui indique qu’elles ont toujours besoin de s’appuyer les unes sur les autres pour se soutenir.

L’otage secouru Shlomi Ziv retrouvant sa famille au centre hospitalier de Sheba, à Ramat Gan, le 8 juin 2024. (Crédit :  Armée israélienne)

Les otages secourus ont commencé à parler de leur expérience, selon diverses sources.

La Treizième chaîne a rapporté dimanche que Ziv avait confié avoir appris l’arabe grâce aux émissions d’Al-Jazeera qu’il regardait en captivité et que leurs ravisseurs les obligeaient à lire le Coran et à prier tous les jours.

Argamani a également commencé à évoquer une partie de ce qu’elle a vécu. Elle a confié à sa famille qu’elle a évité la mort de justesse à quatre reprises en captivité, selon le Douzième chaîne.

Selon un reportage publié lundi par Ynet, Argamani a appris l’arabe pendant sa captivité et l’a utilisé pour devenir le porte-parole des autres femmes otages avec lesquelles elle était détenue avant que celles-ci ne soient libérées en novembre au cours d’une trêve d’une semaine. Avant leur séparation, Argamani utilisait l’arabe qu’elle avait appris pour obtenir les choses dont les otages avaient besoin.

Elle a indiqué qu’elle avait été détenue dans quatre appartements différents au cours de ses huit mois de captivité. Ynet a rapporté qu’elle a parfois cuisiné avec les ingrédients de base qu’on lui fournissait.

Décrivant l’opération de sauvetage de samedi, Argamani a déclaré qu’elle était en train de faire la vaisselle lorsqu’elle a entendu un cri provenant du salon et a vu des personnes cagoulées qui lui ont dit qu’elles faisaient partie des forces israéliennes.

L’otage sauvée Noa Argamani réunie avec son père Yaakov Argamani, au centre hospitalier Sheba, à Ramat Gan, le 8 juin 2024. (Crédit :  Armée israélienne)

« Au début, j’ai pensé qu’ils se moquaient de moi et je n’ai pas bougé, puis il m’a demandé : ‘Puis-je te jeter par-dessus mon épaule ?’ et j’ai compris ce qui se passait », a raconté la jeune femme, selon la Douzième chaîne.

Elle a ajouté qu’en route vers le lieu d’extraction, leur camion est tombé en panne.

« C’était effrayant. Les soldats étaient courageux. En l’espace d’une seconde, je n’aurais peut-être pas été là aujourd’hui », a-t-elle déclaré.

Argamani a pu voir sa mère, Liora, qui souffre d’un cancer en phase terminale, mais son père, Yaakov, a déclaré que la maladie avancée de Liora rendait la communication difficile entre les deux.

« Je crois qu’elle a compris ce qui se passait. Il y a eu une réaction brumeuse, mais Liora est en mauvais état et elle a à peine regardé Noa », a déclaré Yaakov.

Les médecins de l’hôpital Ichilov, où Liora est soignée, ont déclaré à Ynet que Noa s’était activement impliquée dans le traitement de sa mère depuis son retour. La jeune femme a cherché à obtenir des informations détaillées auprès de l’équipe médicale et a posé de multiples questions.

Peu après l’enlèvement de Noa, Liora avait lancé un appel au Hamas afin que  le groupe terroriste laisse partir sa fille pour qu’elle puisse la voir avant qu’elle ne meure.

Kozlov a également retrouvé sa famille dimanche, après l’arrivée de ses parents en provenance de Saint-Pétersbourg. Dans une vidéo des retrouvailles, on le voit s’agenouiller et fondre en larmes dès qu’il aperçoit sa mère.

Andrey Kozlov (au centre), libéré de Gaza lors d’une opération militaire israélienne le jour précédent, retrouvant ses parents au centre hospitalier de Sheba, à Ramat Gan, le 9 juin 2024. (Crédit : Forum des familles des otages et disparus)

Argamani, Jan, Kozlov et Ziv ont été enlevés lors du festival de musique Supernova, près du kibboutz Re’im, le matin du 7 octobre, lorsque 3 000 terroristes du Hamas ont tué quelque 1 200 personnes et pris 251 otages lors d’un carnage dans le sud d’Israël.

Samedi matin, des officiers de l’unité antiterroriste d’élite Yamam, ainsi que des agents du Shin Bet, ont effectué une descente simultanée dans deux immeubles de plusieurs étages au cœur de Nuseirat, où les quatre otages étaient détenus par des familles affiliées au Hamas et des gardes du groupe terroriste, selon l’armée.

L’armée israélienne a reconnu avoir tué des civils palestiniens au cours des combats, mais a rejeté la responsabilité sur le Hamas pour la détention d’otages et les combats dans un environnement civil dense. « Nous savons qu’il y a eu moins de 100 victimes [palestiniennes]. Je ne sais pas combien d’entre elles sont des terroristes », a déclaré samedi Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne.

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