Les Palestiniens vont interpeller l’ONU
Israël a lancé un appel d'offres pour 1 500 unités de logements en Cisjordanie et Jérusalem Est

Les Palestiniens vont interpeller le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale de l’ONU après la décision d’Israël de donner un fort coup d’accélérateur à la construction, a indiqué jeudi Hanan Achrawi, membre de la direction de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
« Le comité exécutif de l’OLP considère cette dernière escalade avec le plus grand sérieux et répondra en interpellant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies », a averti Hanan Achrawi, membre de la direction de l’OLP, dans un communiqué.
Cette démarche est « le moyen approprié de freiner cette grave violation et de faire répondre Israël de ses actes », a ajouté Mme Achrawi.
Israël a annoncé jeudi matin la construction de 1 500 nouveaux logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le secteur à majorité arabe de la ville, en réponse à la formation d’un gouvernement d’union palestinien.
L’annonce israélienne « ne fait pas partie d’une nouvelle stratégie. Elle constitue une politique systématique et délibérée qui vise à voler leur terre aux Palestiniens et à leur nettoyage ethnique de la Palestine historique », a protesté la dirigeante de l’OLP.
« La direction palestinienne envisage sérieusement de saisir des tribunaux internationaux contre la colonisation », a déclaré à l’AFP un haut responsable palestinien sous couvert de l’anonymat.
L’appel d’offre lancé par le ministère israélien du Logement concerne 223 nouveaux appartements à Efrat, 484 à Betar Illit, 38 à Geva Binyamin, 76 à Ariel, 78 à Alfé Menashé, 155 à Givat Zeev — en Cisjordanie — et 400 nouveaux appartements dans le quartier de Ramat Shlomo, à Jérusalem-Est.
« C’est la réponse sioniste appropriée quand on nous crache dessus. Je parle de nos voisins (palestiniens) mais aussi du reste du monde », a justifié le ministre du Logement Uri Ariel, dans une interview à la radio militaire.
Intronisé lundi, le nouveau gouvernement palestinien de « consensus national », soutenu par le mouvement terroriste Hamas mais composé de personnalités indépendantes, a été accueilli favorablement par l’ensemble de la communauté internationale (Etats-Unis, ONU, UE et Russie, notamment), à la grande fureur d’Israël.







