Rechercher

Les sanctions contre l’Iran menacent les droits à la santé – Experts ONU

Les sanctions économiques imposées par les États-Unis à l'Iran font peser une menace sur la santé de sa population en limitant radicalement sa capacité à importer des médicaments

A la veille de la reprise des sanctions de Washington, les manifestants iraniens brûlent un dollar et un drapeau américain durant une manifestation dans la capitale iranienne de Téhéran marquant l'anniversaire de la prise d'assaut de l'ambassade américaine par des étudiants qui avait entraîné une prise d'otage, en 1979, le 4 novembre 2018 (Crédit : ATTA KENARE / AFP)
A la veille de la reprise des sanctions de Washington, les manifestants iraniens brûlent un dollar et un drapeau américain durant une manifestation dans la capitale iranienne de Téhéran marquant l'anniversaire de la prise d'assaut de l'ambassade américaine par des étudiants qui avait entraîné une prise d'otage, en 1979, le 4 novembre 2018 (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

Le respect excessif des sanctions américaines pourrait priver les Iraniens de leurs droits fondamentaux à la santé, ont averti mardi des experts de l’ONU, citant en exemple les personnes atteintes d’une maladie rare de la peau.

« De nombreuses banques et entreprises, y compris des sociétés pharmaceutiques et médicales du monde entier, se conforment excessivement aux sanctions par crainte de pénalités potentielles », ont affirmé ces experts dans un communiqué.

Dans un cas, cela a conduit une entreprise suédoise à suspendre la vente de pansements à son partenaire iranien.

En conséquence, les patients atteints d’une maladie cutanée rare connue sous le nom d’épidermolyse bulleuse (EB), y compris les enfants, n’ont pas pu accéder à un type de bandage qui procure un soulagement vital et peut prévenir les infections potentiellement mortelles.

La maladie rend la peau extrêmement sensible aux agressions, et des cloques apparaissent souvent à la suite d’un léger impact.

Alors que des entreprises telles que la société suédoise ont souvent mis en place des politiques en matière de droits de l’Homme qui cherchent à prévenir ce type de préjudice, la crainte de sanctions peut entraîner des décisions qui ne respectent pas ces politiques.

Un rapporteur spécial de l’ONU, Alena Douhan, a contacté l’entreprise et le gouvernement suédois pour remédier à ce qui a été décrit comme des lacunes dans les processus de vérification raisonnable appliqués pour garantir qu’aucun droit humain n’est violé.

« Lorsque les ventes d’un produit médical qui améliore le droit à la santé et prévient la souffrance sont interrompues dans un pays et qu’aucun produit alternatif équivalent n’est disponible, ce droit est lésé pour les personnes qui en ont bénéficié », ont déclaré les experts mandatés par l’ONU mais qui ne parlent pas au nom de l’organisation internationale.

Les sanctions économiques imposées par les États-Unis à l’Iran font peser une menace sur la santé de sa population en limitant radicalement sa capacité à importer des médicaments, ont déploré à plusieurs reprises des ONG des droits humains.

En sortant unilatéralement les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, l’ex-président américain, Donald Trump, a rétabli les sanctions contre la République islamique que ce texte avait permis de lever. Il en a ensuite imposé de nouvelles.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...