Les sites juifs et israéliens en Inde visés par une menace terroriste – médias
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Les sites juifs et israéliens en Inde visés par une menace terroriste – médias

Des cellules liées à al-Qaida et à l'Etat islamique pourraient planifier des attaques contre des synagogues, des groupes d'Israéliens, voire même tenter un kidnapping

Un panneau indiquant le centre Habad de New Delhi, le 12 décembre 2016. (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)
Un panneau indiquant le centre Habad de New Delhi, le 12 décembre 2016. (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)

Les services de renseignement indiens ont averti que les institutions juives, les centres Habad et les touristes israéliens étaient la cible directe d’attaques terroristes dans le pays, selon les médias israéliens et indiens.

La Douzième chaîne a rapporté lundi que l’Inde avait dévoilé des informations spécifiques évoquant des plans ourdis par des cellules terroristes associées aux groupes jihadistes internationaux, de cibler des sites israéliens et juifs dans l’ensemble du pays, y compris une synagogue du sud de l’Inde et des lieux fréquentés par des Israéliens au nord et à l’ouest du pays.

L’information – qui aurait été communiqué via des renseignements obtenus par un pays tiers ami – a également évoqué la possibilité qu’un voyageur israélien soit kidnappé.

L’Inde n’a pas encore interpellé les membres de la cellule et les institutions juives ont donc renforcé la sécurité face à cette menace.

La semaine dernière, le site d’information indien City Today a rapporté des détails similaires, ajoutant que les cellules terroristes étaient liées à Al-Qaïda et à l’Etat islamique. Le site a précisé qu’une cellule s’était rendue dans le sud-ouest du pays, à Kochi, pour y espionner des Juifs.

Le rapport indique que les jihadistes tentaient de viser des cibles israéliennes en représailles à la décision de Jérusalem de ne pas soutenir l’abrogation par l’Inde d’un article constitutionnel qui avait accordé aux régions de Cachemire et de Jammu un statut spécial avec autonomie limitée.

Des Juifs orthodoxes du mouvement Habad au Paharganj de New Delhi, le 12 décembre 2016 (Crédit : Nati Shohat/ Flash90)

Le mois dernier, les autorités indiennes avaient mis en garde contre une potentielle vague d’attentats terroristes contre des cibles juives ou israéliennes pendant Yom Kippour et assuré que les services de sécurité israéliens travaillaient avec leurs homologues indiens pour déjouer d’éventuelles attaques pendant la période des fêtes du Nouvel An juif, qui a duré jusqu’au 21 octobre.

Selon un reportage de la Douzième chaîne à ce moment, l’état d’alerte avait été activé sur la base de renseignements reçus d’agences de sécurités à l’international. Aucun autre détail n’a été communiqué.

L’ambassade israélienne à New Delhi, les centres Habad, les écoles juives, les restaurants et hôtels prisés par les touristes israéliens ont été placés en état d’alerte et d’importants dispositifs de sécurité ont été déployés.

Le Times of India a rapporté en septembre que l’on craignait des attaques contre des cibles juives par des cellules affiliées aux groupes terroristes Al-Qaïda ou à l’Etat islamique.

En 2008, des attaques coordonnées ont été perpétrées dans des hôtels de luxe de Bombay, dans la gare centrale, dans un restaurant plein de touristes et au centre Habad de la ville. L’attaque, qui a tué 166 personnes dont 6 Israéliens, a été attribuée au groupe Lashkar-e-Taiba.

En février 2012, la femme d’un attaché militaire israélien a été blessée dans l’explosion d’une voiture à New Delhi. La police indienne avait déterminé que les Gardiens de la Révolution islamique d’Iran étaient à l’origine de l’attentat.

Les liens entre l’Inde et Israël se sont réchauffés ces dernières années, notamment dans le domaine de la coopération militaire.

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