Les victimes israéliennes de l’attentat d’Istanbul reconnues comme victimes du terrorisme
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Les victimes israéliennes de l’attentat d’Istanbul reconnues comme victimes du terrorisme

Il est “raisonnable” de penser que l’attentat a délibérément visé des Israéliens, dit le ministère de la Défense ; les victimes et les familles auront des aides de l’Etat

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

La police turque, la médecine légale et les services d'urgence travaillent sur la scène d'une explosion sur l'avenue piétonne Istiklal à Istanbul le 19 mars 2016. (Crédit : AFP / Bulent KILIC)
La police turque, la médecine légale et les services d'urgence travaillent sur la scène d'une explosion sur l'avenue piétonne Istiklal à Istanbul le 19 mars 2016. (Crédit : AFP / Bulent KILIC)

Le ministère de la Défense a reconnu mardi que les 14 victimes israéliennes de l’attentat terroriste du mois dernier à Istanbul étaient officiellement des « victimes des hostilités ».

Le 19 mars, un terroriste kamikaze a déclenché sa veste explosive, tuant quatre personnes et en blessant des dizaines de plus. Trois touristes israéliens figuraient parmi les morts, et 11 ont été blessés à différents degrés.

Le ministère n’avait initialement pas reconnu les Israéliens tués et blessés comme victimes des hostilités, car on ne savait pas précisément s’ils avaient été spécifiquement ciblés dans l’attaque comme étant Israéliens ou s’étaient simplement retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais après une enquête approfondie, le ministère a déterminé qu’« il y a une base raisonnable pour penser que l’attaque était dirigée contre les Israéliens », a-t-il déclaré dans un communiqué.

En conséquence, le conseiller juridique adjoint du ministère de la Défense, Yedidya Oron, a décidé d’accorder cette désignation aux victimes.

« La décision permettra au département des victimes des hostilités de l’institut d’assurance nationale de s’occuper des victimes et de leurs familles », était-il écrit dans le communiqué.

Le ministère n’a pas détaillé quelle information avait mené à cette « base raisonnable ». Cependant, juste après l’attaque, le site d’informations turc T24 avait annoncé que le terroriste kamikaze avait suivi le groupe israélien depuis leur hôtel dans le quartier de Besiktas, situé près de la place Taksim, jusqu’au restaurant avenue Istiklal où ils avaient pris le petit-déjeuner. Quand le groupe était sorti, le terroriste s’était fait exploser, selon l’article.

Simha Dimri, 59 ans, Avraham Goldman, 70 ans, et Yonathan Suher, 40 ans, ont été tués par l’explosion, ainsi qu’un Iranien.

Simha Dimri (à gauche), 60 ans, Yonathan Süher (au centre), 40 ans, et Avraham Goldman (à droite), 69 ans, les trois Israéliens qui ont été tués dans un attentat suicide à Istanbul en Turquie, le 19 mars, 2016 (Crédit : autorisation des familles / Facebook via JTA)
Simha Dimri (à gauche), 60 ans, Yonathan Süher (au centre), 40 ans, et Avraham Goldman (à droite), 69 ans, les trois Israéliens qui ont été tués dans un attentat suicide à Istanbul en Turquie, le 19 mars, 2016 (Crédit : autorisation des familles / Facebook via JTA)

Les victimes israéliennes qui sont mortes ou blessées dans des attaques terroristes en Israël ou à l’étranger sont considérées comme victimes des hostilités par l’Etat, selon une loi de 1970.

Les blessés reçoivent des avantages particuliers des autorités fiscales israéliennes et une compensation de l’institut d’assurance nationale, la sécurité sociale israélienne, ainsi que les familles de ceux qui ont été tués.

Le groupe d’Israéliens visitait la Turquie dans le cadre d’un voyage culinaire du pays, qui était une destination de vacances de choix avant que les relations entre Jérusalem et Ankara ne se refroidissent.

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