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L’ESJ Paris, une école de journalisme engagée dans un vif militantisme pro-Palestine

"Le Point" cite plusieurs éléments illustrant l'engagement radical de l'école sur la question, et notamment le recrutement de Noha Rashmawi, militante anti-Israël radicale

L’École supérieure de journalisme de Paris, en 2018. (Crédit : Celette / CC BY-SA 4.0)
L’École supérieure de journalisme de Paris, en 2018. (Crédit : Celette / CC BY-SA 4.0)

L’École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris) est un établissement d’enseignement supérieur privé spécialisé dans l’enseignement du journalisme, situé dans le 13e arrondissement de la capitale. Non reconnue par la profession, elle est loin d’atteindre la réputation et la qualité d’enseignement de son homonyme l’ESJ Lille – les deux écoles n’ont par ailleurs aucun lien entre elles malgré leurs noms.

Le magazine Le Point a consacré il y a peu une enquête sur l’école, jugée « à la dérive ». L’article raconte ainsi notamment comment la direction de l’école « cultive des réseaux troubles au Moyen-Orient depuis plusieurs années » et n’hésite pas à exprimer vivement un militantisme pro-palestinien radical – un tournant militant, en particulier sur le dossier palestinien, qui aurait des répercussions sur l’enseignement délivré.

Il est par ailleurs expliqué que son ex-vice-présidente, Noha Rashmawi, ancienne diplomate, qui ne justifie d’aucune expérience journalistique et qui a passé treize ans à l’ambassade de Palestine en France, a récemment glorifié l’attaque du Hamas sur les réseaux sociaux.

Embauchée en 2021, elle était chargée des « partenariats » et de la « situation palestinienne » à l’ESJ Paris entre début 2021 et décembre 2022 – poste unique dans les écoles de journalisme.

Le 7 octobre, elle a glorifié sur Facebook l’attaque du Hamas, en affichant sur sa photo de couverture des Palestiniens célébrant la prise d’un char près de la barrière frontalière de Gaza. Le lendemain, elle a écrit que « la riposte de notre peuple est légitime, la résistance, un devoir » et partagé une image de terroristes en parachute, louant la « détermination » du Hamas. Elle a plus tard comparé les Juifs à des nazis. « C’est un vrai holocauste », a-t-elle posté le 2 novembre, et plus tard : « Gaza, Triblinka (sic), les mêmes criminels, les mêmes nazis. »

Si « elle a été remerciée à la suite d’abus, verbaux et autres », selon Guillaume Jobin, directeur de l’ESJ, l’école n’a jamais rejeté ses opinions extrêmes.

« On ne fait pas de religion, pas de politique, on a un seul engagement politique : c’est la défense des droits des Palestiniens », a ainsi expliqué Guillaume Jobin dans une vidéo consultée par Le Point – des propos qu’il nie depuis.

Outre son directeur, des professeurs, des intervenants et même le responsable technique, ont manifesté quasi quotidiennement un engagement pro-palestinien sur les réseaux sociaux. Parmi eux : Anwar Makhlouf, Palestinien résidant au Chili, représentant de l’ESJ « en Amérique latine », qui a fait parler de lui en 2017, quand il s’est vu refuser l’entrée en Israël en raison de son engagement dans le mouvement anti-Israël « BDS ».

Le Point cite ainsi davantage d’éléments illustrant l’engagement radical de l’école sur la question.

Outre cette prise de position loin de la neutralité qu’exige le journalisme, l’école est aussi accusée de manquements dans le versement des salaires de son personnel, ou encore d’abus dans la délivrance de diplômes « donnés à des gens qu’on ne croisait jamais ». L’ESJ a aussi recruté divers intervenants pro-Russie, loin des standards des écoles de journalisme réputées.

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