L’ex-adjoint au maire de Tel-Aviv et Haim Revivo accusés de corruption
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L’ex-adjoint au maire de Tel-Aviv et Haim Revivo accusés de corruption

Le conseiller municipal du Likud Arnon Giladi et Haim Revivo, qui jouaient dans l'équipe nationale d'Israël, sur le point d'être inculpés, en lien avec l'enquête sur David Bitan

Arnon Giladi, maire adjoint de Tel Aviv et président de la branche du Likud de la ville. (Avec l'aimable autorisation d'Arnon Giladi)
Arnon Giladi, maire adjoint de Tel Aviv et président de la branche du Likud de la ville. (Avec l'aimable autorisation d'Arnon Giladi)

Mardi, les procureurs du parquet financier ont déclaré qu’ils porteraient plainte, en attendant une audience, contre un ancien adjoint au maire de Tel-Aviv et ancienne star du football, en lien avec des allégations de corruption impliquant des projets immobiliers dans la ville.

Arnon Giladi, l’ancien adjoint au maire, est soupçonné d’avoir accepté des pots-de-vin, de s’être rendu coupable de blanchiment d’argent, d’escroquerie et d’abus de confiance et d’entrave à la justice. Quant à Haim Revivo, qui a joué dans les années 1990 dans la sélection nationale israélienne de football, il aurait versé un pot-de-vin de 10 000 shekels (2 560 euros) à Arnon Giladi lorsque ce dernier était maire adjoint de Tel-Aviv.

Un autre suspect, le militant du Likud Yosef Raanan, sera également mis en examen pour blanchiment d’argent, en attendant une audience, selon les procureurs.

Ces accusations font partie d’une vaste enquête de corruption, appelée « affaire 1803 », qui a pris au piège des fonctionnaires municipaux de Rishon Lezion, des hommes d’affaires locaux et des figures du crime organisé.

Le député du Likud David Bitan, qui était auparavant maire-adjoint de Rishon Lezion, a également été inculpé dans cette affaire.

Haim Revivo lors d’une conférence de presse de lancement de la nouvelle saison de championnat de football, à Jérusalem le 31 janvier 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon l’acte d’accusation, Arnon Giladi a demandé de l’argent à trois promoteurs immobiliers en échange de l’avancement de leurs projets par les comités de planification municipaux. Il aurait dit aux promoteurs que l’argent était destiné à une organisation à but non lucratif qui aidait les résidents du sud de Tel-Aviv dans leur campagne contre le logement des immigrés clandestins dans leurs quartiers – mais cette organisation caritative n’existait pas.

Yosef Raanan est soupçonné d’avoir aidé ce dernier à récolter 30 000 shekels (2 560 euros), qui ont été déposés sur un compte bancaire. Les deux hommes sont également soupçonnés d’avoir tenté de cacher le fait que le compte était contrôlé par Arnon Giladi, qui aurait utilisé les fonds au profit de sa carrière politique.

Cet élu du Likud est membre du conseil municipal de Tel-Aviv depuis 2003. Il connaissait le député David Bitan, qui a siégé pendant des années au conseil municipal de Rishon Lezion.

Les procureurs affirment qu’en 2015-2017, Arnon Giladi a poussé des projets immobiliers à Tel-Aviv à la demande du parlementaire et d’un promoteur, dont l’identité est protégée par un ordre de censure. Cela s’est produit « alors que Arnon Giladi se trouvait dans un grave conflit d’intérêts », selon l’acte d’accusation.

Les avocats représentant David Bitan ont publié une déclaration disant qu’il n’avait aucun lien avec les soupçons spécifiques pesant sur Arnon Giladi, Haim Revivo et Yosef Raanan et qu’ils n’apparaissaient pas dans l’acte d’accusation déposé contre lui. Ils ont également nié que David Bitan ait jamais accepté de l’argent ou des avantages en échange de ses actions en tant que fonctionnaire.

Le député David Bitan du Likud, à la Knesset, le 15 janvier 2020. (Olivier Fitoussil/Flash90)

Le député est accusé d’avoir perçu 992 000 shekels (256 000 euros) en pots-de-vin alors qu’il était maire adjoint de Rishon Lezion et membre de la Knesset.

Fervent allié du Premier ministre Benjamin Netanyahu, il a quitté son rôle de représentant de la coalition en 2017 après que la police a annoncé qu’elle enquêtait sur lui pour corruption. Il siège toujours à la Knesset.

En janvier, le procureur général Avichai Mandelblit avait annoncé qu’il allait le mettre en examen, en attendant une audience, pour corruption, fraude et abus de confiance, ainsi que pour blanchiment d’argent et délits fiscaux.

L’affaire n’est pas liée au procès de Netanyahu pour corruption, dans lequel il est accusé d’escroquerie et d’abus de confiance dans trois cas, ainsi que de corruption dans l’un des cas.

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