L’ex-star de la NBA, Ray Allen, écrit un récit émouvant de sa visite à Auschwitz
Le joueur à la retraite se rappelle de l'air 'lourd' qu'il a senti en entrant dans l'ancien camp de la mort nazi, ajoutant que 'rien ne peut vraiment vous préparer à être là'

JTA — Jusqu’à récemment, Ray Allen était connu pour être le chef incontesté des tirs à trois points en NBA.
Puis, au mois de décembre dernier, le président américain Barack Obama a nommé l’ancienne star au Conseil du mémorial de l’Holocauste américain dont il est devenu membre. Une annonce surprenante pour ceux qui ignoraient qu’Allen emmenait ses coéquipiers chaque année au musée du mémorial de l’Holocauste lorsqu’il était encore joueur pour les Celtics de Boston et dans d’autres équipes.
Il avait expliqué que l’intérêt qu’il portait au musée remontait en 2010 (Herb Kohl, l’ancien propriétaire des Bucks, avait emmené Allen au musée lorsqu’il jouait sous ses couleurs).
Une interview accordée au mois d’avril à l’émission The Undefeated, sur ESPN, avait accru l’intérêt des réseaux sociaux pour la passion cachée d’Allen. Dans cet entretien, il précisait avoir prévu de se rendre à Auschwitz.
Et finalement, Allen s’est rendu à Auschwitz – et il a écrit un article incroyablement émouvant sur son voyage sur le site The Players’ Tribune, qui publie les écrits de sportifs professionnels.
Via @PlayersTribune: 'Why I Went to Auschwitz,' a touching essay by @HolocaustMuseum Council member Ray Allen https://t.co/VPrxgyOZbG pic.twitter.com/zqt25GVRjU
— Raymund Flandez (@raymuseum) August 3, 2017
Dans son article, Allen mentionne l’air « lourd » qu’il a respiré aux portes de l’ancien camp de concentration et décrit également la visite d’une maison où une famille polonaise avait caché des Juifs dans un petit trou creusé dans le sol.
« J’avais vu tellement de documentaires et de films sur Auschwitz, mais rien ne vous prépare véritablement à être là », a écrit Allen.
De plus, il a répondu à ceux qui le critiquaient sur les réseaux sociaux pour se préoccuper davantage de l’enseignement de l’Holocauste que des problèmes rencontrés par la communauté afro-américaine.
« Les gens qui pensent que je ne passe pas mon temps de la bonne manière… Eh bien, ils n’ont rien compris. Nous ne devrions pas étiqueter les gens comme étant telle ou telle chose. Parce qu’en faisant cela, vous créez ces notions préconçues qui expliquent comment on parvient de prime abord à créer des situations horribles comme celle-là », a-t-il riposté.
Lisez l’article entier en anglais sur The Players’ Tribune.







