L’extrême droite perd son pari dans la ville symbole de Carpentras
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L’extrême droite perd son pari dans la ville symbole de Carpentras

"Je ne souhaite qu'une chose, que Carpentras arrête d'être la ville que le Rassemblement national brigue depuis des années," a déclaré le gagnant Serge Andrieu

Le général Bertrand de La Chesnais, ancien numéro 2 de l’armée de Terre, se lance dans une nouvelle bataille : celle des municipales à Carpentras. (Capture d'écran Vimeo/ TV Libertés)
Le général Bertrand de La Chesnais, ancien numéro 2 de l’armée de Terre, se lance dans une nouvelle bataille : celle des municipales à Carpentras. (Capture d'écran Vimeo/ TV Libertés)

L’extrême droite, rangée derrière l’ancien numéro deux de l’armée de terre, le général Bertrand de la Chesnaie, a perdu son pari à Carpentras (Vaucluse), où le maire divers gauche Serge Andrieu a été réélu à la faveur d’une triangulaire.

La liste de M. Andrieu a terminé largement en tête, avec 45,81 % de voix, devant M. de la Chesnaie, soutenu par le Rassemblement national sans y appartenir, avec 39,17 % des suffrages. Le candidat LR Claude Melquior a recueilli 15 % des voix. 60,74 % des électeurs se sont abstenus.

Face à l’extrême droite, « les Carpentrassiens ont toujours tenu, bien tenu. Je ne souhaite qu’une chose, que Carpentras arrête d’être la ville que le Rassemblement national brigue depuis des années, parce qu’ils ne peuvent pas gagner chez nous ! », a réagi Serge Andrieu sur France 3 Provence.

« J’ai deux déceptions, l’abstention monstrueuse et la démonstration que si on avait fait l’union à droite, ça serait passé », a déclaré à l’AFP Bertrand de la Chesnaie, dénonçant « une grosse connerie » du parti Les Républicains qui s’est maintenu.

Un couple devant les tombes profanées de leurs proches, le 11 mai 1990, au cimetière juif de Carpentras, (Crédit : GABRIEL BOUYS / AFP)

En début de campagne, le Rassemblement national espérait une victoire dans cette ville symbole pour le parti, 30 ans après la profanation du cimetière juif par des skinheads. La responsabilité morale de Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national, avait été pointée à l’époque.

C’est dans l’une des circonscriptions de cette ville qu’avait été élue députée en 2012, à 22 ans, Marion Maréchal, la nièce de Marine le Pen et petite fille de M. Le Pen. Ce dernier avait alors estimé que « l’affront » fait à son nom avait été ainsi « lavé ».

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