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L’histoire de Maurice Baran-Marzak l’enfant caché sauvé par les Cht’is

Ou comment un village entier du Nord de la France a protégé un enfant juif à Loon-Plage pendant la guerre

Couverture du livre "Histoire d'un enfant caché du Nord", de Maurice Baran-Marszak (Crédit: capture d'écran maurice-baran-marszak.iggybook.com)
Couverture du livre "Histoire d'un enfant caché du Nord", de Maurice Baran-Marszak (Crédit: capture d'écran maurice-baran-marszak.iggybook.com)

Maurice Baran-Marzak est fils de commerçant juifs polonais disparus à Auschwitz.

Devenu ingénieur et chercheur au CNRS, il « veille aujourd’hui par diverses actions à l’entretien de la mémoire des victimes de la Shoah, » raconte son éditeur.

Parmi ses actions, on trouve cette biographie au titre univoque : De famille en famille, Histoire d’un enfant caché du Nord (ed. Le Manuscrit) préfacé par Serge Klarsfeld.

Elle raconte comment le 11 septembre 1942, lors de la rafle de Lille, lui, Maurice, alors âgé de 9 ans et son frère Michel encore nourrisson sont séparés de leur mère déportée à Auschwitz quelques mois seulement après son époux.

« Georgette Franchois, gouvernante des Baran, confie Maurice à sa propre famille, dans un village du Nord de la France où le jeune garçon mène une vie paysanne austère mais heureuse jusqu’en 1947, raconte son éditeur. C’est à cette date qu’il retrouve son petit frère et apprend qu’Andrée – également déportée – et Israël Marszac souhaitent les adopter… » D’où son nom composé actuel, Maurice Baran-Marszac, qui rend hommage à ses quatre parents.

Il se rappelle de Georgette Franchois et le journal Nord Littoral raconte : « En plus de l’élever, elle lui remonte le moral, l’emmène au cinéma, au parc, dans les manèges… Autant de divertissements interdits aux juifs à l’époque. ‘Elle retournait l’étoile jaune sur mes habits’, » relate Maurice.

Samedi dernier, le 10 novembre, Maurice Baran-Marzac est retourné « le cœur lourd » note le journal qui l’a accompagné à Loon-Plage « pour l’inauguration d’un square au nom de sa première famille d’adoption ».

Là-bas se trouve un « monument qui relie deux mains. Celle de Georgette qui prend celle de Maurice pour le sauver de la rafle. Tout un symbole ».

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