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Liban: les forces de l’ONU réclament des « garanties de sécurité » après des menaces

Une patrouille de routine de la Finul a été arrêtée par "un groupe d'hommes en tenue civile" qui "ont menacé les soldats et ont tenté de prendre leurs armes"

Un convoi de la Force de maintien de la paix des Nations unies (FINUL) patrouille près de Naqoura, au Liban, à proximité de sa frontière avec Israël, en prévision des négociations entre les deux pays dans la région, le 13 octobre 2020. (Mahmoud Zayyat/AFP)
Un convoi de la Force de maintien de la paix des Nations unies (FINUL) patrouille près de Naqoura, au Liban, à proximité de sa frontière avec Israël, en prévision des négociations entre les deux pays dans la région, le 13 octobre 2020. (Mahmoud Zayyat/AFP)

Une patrouille des Casques bleus de l’ONU a été la cible de menaces dans une localité du sud du Liban, ce qui a poussé son commandement à faire appel dimanche à l’armée libanaise pour garantir la sécurité de la force onusienne dans la région.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) est déployée depuis 1978 dans le sud du Liban – région considérée comme un fief du Hezbollah – à la frontière avec Israël pour faire tampon entre les deux pays, qui demeurent techniquement en état de guerre.

Une patrouille de routine de la Finul a été arrêtée samedi par « un groupe d’hommes en tenue civile » près de la localité de Arab el-Louaizé, dans le sud du Liban, a indiqué le porte-parole de la Finul, Andrea Tenenti, ajoutant que ces hommes « ont menacé les soldats et ont tenté de prendre leurs armes ».

« Les attaques, les menaces et les actes d’intimidation contre les soldats de la Finul (…) sont un sujet de grave préoccupation », a encore dit le porte-parole de la force de l’ONU dans un communiqué, « appelant les forces armées libanaises à garantir la sûreté, la sécurité et la liberté de mouvement » de la force onusienne.

Des soldats de l’armée libanaise se tiennent à côté d’un panneau publicitaire montrant des combattants du Hezbollah avec l’inscription en arabe suivante : « Jérusalem est plus proche, nous arrivons », qui se trouve sur une colline en face de la ville israélienne de Metula, à la frontière libano-israélienne, près du village de Kfar Kila, dans le sud du Liban, dimanche 29 mai 2022. (Crédit : Hussein Malla/AP)

Les autorités libanaises n’ont pas commenté l’incident.

Les incidents entre les patrouilles des Casques bleus de la Finul et des partisans du Hezbollah et ses alliés dans les zones frontalières contrôlées par le puissant groupe terroriste chiite sont fréquents. Ils dégénèrent rarement, et sont rapidement contenus par les autorités libanaises et les partis concernés.

La Finul jouit d’une totale liberté de mouvement et du droit de patrouiller dans ses zones d’opération, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, a rappelé son porte-parole.

Composée en grande partie de contingents européens, cette force de l’ONU compte actuellement plus de 10 000 soldats.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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