Liban : plusieurs changements dans l’entourage du Premier ministre Hariri
Rechercher

Liban : plusieurs changements dans l’entourage du Premier ministre Hariri

Après le scrutin du 6 mai, le Courant du Futur, le parti de Saad Hariri, a perdu un tiers de ses sièges et ne disposera que de 21 députés dans la nouvelle Assemblée

Le Premier ministre libanais Saad Hariri pendant une conférence de presse avec le président français Emmanuel Macron à l'Elysée, le 1er septembre 2017. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)
Le Premier ministre libanais Saad Hariri pendant une conférence de presse avec le président français Emmanuel Macron à l'Elysée, le 1er septembre 2017. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)

Trois responsables de l’entourage du Premier ministre libanais Saad Hariri ont été démis de leurs fonctions ou ont démissionné, ont annoncé ses services, après des élections législatives marquées par un recul de sa formation.

Après le scrutin du 6 mai, le Courant du Futur, le parti de M. Hariri, a perdu un tiers de ses sièges. Il ne disposera que de 21 députés dans la nouvelle Assemblée, un revers pour le Premier ministre, affaibli face à son grand rival, le groupe terroriste chiite du Hezbollah.

Nader Hariri, le chef de cabinet du Premier ministre qui est aussi son cousin, « a démissionné de toutes ses fonctions », selon un communiqué de ses services envoyé samedi soir, sans préciser les raisons de ce départ.

Le Courant du Futur a aussi annoncé sur son site internet que le coordinateur général en charge de la campagne électorale avait été démis de ses fonctions, après une étude « de la mobilisation électorale dans toutes les circonscriptions ».

Un autre responsable du cabinet de M. Hariri a également été remercié, selon la même source.

Les dernières législatives au Liban remontaient à 2009, à l’issue desquelles le Courant du Futur avait obtenu 33 députés. A trois reprises, le Parlement a prorogé son mandat, invoquant notamment des risques sécuritaires.

Malgré les résultats décevants du 6 mai, le Premier ministre, un sunnite, est quasi-assuré d’être reconduit. La vie politique au Liban est en effet régie par un fragile équilibre confessionnel, qui oblige souvent les principales formations du pays à prendre par consensus toutes les décision majeures.

« Nous avions parié sur un meilleur résultat et un bloc plus large », avait reconnu M. Hariri au lendemain du scrutin.

« Il y a des failles et tous ceux qui en ont été responsables devront rendre des comptes, et moi Saad Hariri, travaillerai plus », avait-il promis.

Il avait aussi justifiant ce recul par l’adoption d’une nouvelle loi électorale en 2017.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...