Libération d’un Israélien emprisonné pour des faits commis en Thaïlande
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Libération d’un Israélien emprisonné pour des faits commis en Thaïlande

Nati Hadad est sorti d'une prison israélienne où il avait été transféré, cette année, pour purger sa peine ; il avait notamment ouvert une clinique illégale à Ko Samui

Nati Hadad, condamné en 2018 à quatre ans de prison en Thaïlande avant d'être transféré en Israël pour le reste de sa peine, à sa sortie de la prison de Hermon, dans le nord d'Israël, le 28 novembre 2020. (Crédit :   David Cohen/Flash90)
Nati Hadad, condamné en 2018 à quatre ans de prison en Thaïlande avant d'être transféré en Israël pour le reste de sa peine, à sa sortie de la prison de Hermon, dans le nord d'Israël, le 28 novembre 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Nati Hadad, un Israélien qui avait été condamné en 2018 à quatre ans de prison en Thaïlande pour avoir illégalement ouvert une clinique médicale ainsi que pour des délits liés aux armes à feu, a été libéré dimanche matin de la prison israélienne où il avait été transféré pour purger le restant de sa peine.

La libération anticipée de Hadad a été octroyée par un comité de probation en coordination avec les procureurs. Il devra se soumettre à un couvre-feu nocturne. De plus, il devra se présenter environ toutes les deux semaines au commissariat et il lui est interdit de quitter le pays avant la fin de sa période de probation. Les informations transmises dimanche n’ont pas spécifié la durée de cette période.

Hadad a été reçu à la sortie de la prison par sa famille et ses amis. Il les a remerciés pour leur soutien et a juré de laver son nom.

« Je ferais tout pour prouver mon innocence », a-t-il déclaré à la chaîne Kan. « Je veux remercier tous ceux qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour me ramener en Israël, et je veux remercier ma mère, qui a été tellement formidable. »

Nati Hadad embrasse sa mère après sa libération de la prison Hermon, le 29 novembre 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)

« J’ai passé trois années en enfer. J’étais avec 55 personnes dans une pièce, dans des conditions très difficiles », a-t-il raconté. « Quand je suis arrivé à la prison Hermon en Israël, j’ai cru que j’étais à l’hôtel. C’est très étrange de dire ça. »

Hadad a expliqué qu’il avait tenté de se suicider à une occasion lorsqu’il était emprisonné en Thaïlande.

« Ils m’ont transformé en quelqu’un que je ne suis pas », a commenté Hadad. « Ils ont dit que je vendais de la drogue, mais ils m’ont arrêté avec des produits qui se trouvent dans toutes les maisons, là-bas. »

Hadad avait été emprisonné suite à son arrestation, en 2017, pour avoir ouvert une clinique illégale sur l’île de Ko Samui et pour possession d’une arme à feu sans le permis nécessaire. Il aurait fourni des médicaments et des soins médicaux aux Israéliens qui venaient en Thaïlande.

Une plage de l’île Ko Samui en Thaïlande. (Tupikov/iStock/Getty Images)

Il avait quitté la prison de Ko Samui au mois de juin et avait été transféré dans la capitale, à Bangkok. À son arrivée au sein de l’Etat juif, il avait subi des tests médicaux puis envoyé à la prison d’Ayalon, où il avait été placé en quarantaine avant d’être incarcéré à la prison de Hermon.

Le Service israélien des prisons avait indiqué que Hadad était négatif au coronavirus à son arrivée en Israël.

La situation difficile de Hadad avait entraîné des interventions de la part, entre autres, du président Reuven Rivlin et de l’ex-ministre de la Justice Ayelet Shaked, qui avait occupé le poste pendant une grande partie des initiatives diplomatiques faites pour obtenir le transfert du détenu en Israël pour qu’il y purge le restant de sa condamnation.

Au mois de juin 2019, le président Rivlin avait envoyé une lettre au roi de Thaïlande dans laquelle il lui demandait sa grâce royale en faveur de Hadad en raison de « son état critique aux niveaux psychologique et médical ».

Puis, au mois de mars 2020, Rivlin avait annoncé que, suite à son appel lancé en direction du roi de Thaïlande, Hadad reviendrait au sein de l’Etat juif pour y purger le reste de sa peine.

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