Liberman est contre l’immunité de Netanyahu : les affaires doivent être jugées
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Liberman est contre l’immunité de Netanyahu : les affaires doivent être jugées

A partir de son inculpation par le procureur général, Netanyahu a 30 jours pour décider s'il veut demander l'immunité parlementaire à la Knesset

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, prend la parole lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 18 novembre 2019. (Hadas Parush/Flash90)
Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, prend la parole lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 18 novembre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Le président du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a déclaré lundi que les actes d’accusation du Premier ministre Benjamin Netanyahu doivent être jugés par les tribunaux, ce qui implique qu’il ne soutiendra pas les efforts de la Knesset pour accorder l’immunité parlementaire à Netanyahu.

« J’espère qu’à la fin de ce processus, le Premier ministre en sortira propre comme neige au soleil, mais le seul endroit où cela pourra se produire, c’est au tribunal », a déclaré M. Liberman lors de l’ouverture de la réunion des factions de son parti à la Knesset.

« Je pense que la seule chose qui sera acceptable pour les citoyens d’Israël sera une décision du tribunal. Toute autre tentative de résoudre ce problème à la Knesset nuira à la confiance du public dans le système et dans le système lui-même », a ajouté le chef d’Yisrael Beytenu.

A partir du moment où le procureur général Avichai Mandelblit informe le président de la Knesset, Yuli Edelstein, de sa décision d’inculper le Premier ministre, attendue dans les prochains jours, Netanyahu a 30 jours pour décider s’il veut demander l’immunité parlementaire à la Knesset.

Liberman garde l’espoir d’un gouvernement d’unité

Liberman a par ailleurs appelé le président Reuven Rivlin et le président de la Knesset Yuli Edelstein à prendre des mesures actives pour empêcher les troisièmes élections en faisant pression sur les députés pour accepter un gouvernement d’union nationale.

« Je demande au président de la Knesset de rassembler tous les 120 députés dans une pièce et de s’asseoir avec eux jusqu’à ce qu’une fumée blanche se dégage », a-t-il déclaré.

A LIRE : Une ex-procureur déplore l’échec de l’inculpation de Liberman

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