Liberman: le Hamas, des « cannibales » qui utilisent des femmes et des enfants
Rechercher

Liberman: le Hamas, des « cannibales » qui utilisent des femmes et des enfants

Le ministre de la Défense a déclaré que le groupe a pris un "grave coup" ces derniers jours et qu'il "est retourné dans sa niche"

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman,  debout, durant une tournée des forces israéliennes déployées aux abords de la bande de Gaza, le 18 mai 2018 (Crédit : Unité du porte-parole de l'armée israélienne)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, debout, durant une tournée des forces israéliennes déployées aux abords de la bande de Gaza, le 18 mai 2018 (Crédit : Unité du porte-parole de l'armée israélienne)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a qualifié les responsables du Hamas de « cannibales » mercredi, disant que le groupe terroriste palestinien utilise les femmes et les enfants comme des armes dans leur bataille contre Israël.

Liberman a tenu ces propos durant une tournée des unités de l’armée israélienne déployées aux abords de la bande de Gaza après que les soldats ont affronté les émeutiers en début de semaine, certains manifestants prenant d’assaut la clôture de sécurité frontalière durant des affrontements meurtriers.

Il était accompagné du chef d’Etat major Gadi Eizenkot.

« Les chefs du Hamas sont un groupe de cannibales qui utilisent leurs enfants comme armes », a-t-il dit. « Ils utilisent des roquettes, ils ont des armes personnelles et ils ont encore un autre type d’armes : les femmes et les enfants ».

Liberman a défendu l’usage par l’armée de balles réelles contre les manifestants, affirmant que « l’armée israélienne a agi conformément aux normes de la morales qu’on ne voit nulle part au monde ».

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, avait fait savoir que 60 Palestiniens avaient été tués et 2 700 blessés lors des affrontements de lundi.

L’armée israélienne a noté qu’au moins 24 des personnes mortellement touchées appartenaient aux groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique.

Une photo prise depuis le kibboutz israélien de Nahal Oz des manifestants palestiniens se rassemblant le long de la frontière avec Israël (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)

Le mouvement de protestation a diminué, mardi, avec 4 000 personnes qui ont pris part aux affrontements à la frontière, selon l’armée israélienne. En comparaison, environ 40 000 Palestiniens avaient participé aux manifestations violentes dans la journée de lundi.

Liberman a estimé que la baisse du nombre de participants s’expliquait par le fait que le Hamas « a reçu un coup grave, significatif », ce qui l’a amené à « retourner un peu à la niche ».

Il a toutefois mis en garde contre trop d’optimisme : « Il ne faut pas se faire d’illusions ici », a-t-il averti, « ils n’ont pas abandonné le principe des émeutes. »

Un jeune garçon brandit un drapeau palestinien pendant les émeutes à la frontière avec Gaza, le 14 mai 2018. (Crédit :
MAHMUD HAMS / AFP)

Les manifestations organisées lundi sur la frontière avec Gaza ont marqué le 70ème anniversaire de ce que les Palestiniens appellent la Nakba ou « catastrophe » de la création d’Israël en 1948 ainsi qu’un mouvement de protestation contre la relocalisation de l’ambassade américaine depuis Tel Aviv à Jérusalem qui avait eu lieu ce jour-là.

Israël a reproché au Hamas ces violences meurtrières, disant que le groupe avait encouragé et dirigé les émeutes et des attaques contre des soldats israéliens et des tentatives d’ouvrir des brèches dans la clôture frontalière. Les militaires avaient averti que le Hamas prévoyait d’envoyer des terroristes armés à travers ces brèches pour « massacrer » des Israéliens.

Au total, les forces de sécurité de l’Etat juif ont identifié au moins 24 personnes qui auraient tuées lundi comme appartenant à des groupes terroristes, principalement au Hamas et au Jihad islamique palestinien soutenu par l’Iran. Les groupes ont reconnu que 13 de leurs membres figuraient parmi les morts.

Le Hamas a fait savoir que le mouvement de protestation continuerait mais sa capacité à conserver cette impulsion durant le mois sacré du Ramadan, qui commence cette semaine, est encore indéterminée.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...