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Liberman promet des initiatives pour freiner la hausse des prix du logement

Le ministre des Finances devrait annoncer de nouveaux plans, le mois prochain, pour s'attaquer à la crise du logement dans sa globalité

Le ministre israélien des Finances, Avigdor Liberman arrive pour une photo de groupe avec les autres ministres du nouveau gouvernement à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juin 2021. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)
Le ministre israélien des Finances, Avigdor Liberman arrive pour une photo de groupe avec les autres ministres du nouveau gouvernement à la résidence du président à Jérusalem, le 14 juin 2021. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)

Le ministre des Finances s’est engagé à présenter, début mai, un nouveau plan qui s’attaquera à la crise du logement en Israël.

Lors d’une rencontre avec la Fédération nationale des constructeurs, la semaine dernière, Liberman a déclaré travailler avec la ministre de l’Intérieur, Ayelet Shaked, et le ministre du Logement et de la Construction, Zeev Elkin, sur une nouvelle approche qui, a-t-il affirmé, sera « spectaculaire » et « entraînera des changements profonds » en permettant d’appréhender ce problème du logement dans sa globalité. Il n’a pas donné d’autres détail.

La Fédération nationale des constructeurs a indiqué que son président, Raul Srugo, avait déploré auprès du ministre des Finances que les gouvernements israéliens successifs s’étaient vantés « de plans incomplets… qui ont été incapables de s’attaquer correctement à la crise du logement depuis presque vingt ans maintenant ».

Le gouvernement touche « des revenus énormes de la part de l’industrie de la construction », a dit Srugo, qui a suggéré qu’il pouvait « utiliser cet argent pour mettre un terme à cette folie de la hausse des prix du logement ».

Selon les chiffres les plus récents, ces prix ont augmenté de plus de 15% l’année dernière. En moyenne, les prix sont en hausse dans tout le pays d’environ 1,2 % par mois, même si le centre de l’État juif a connu des augmentations de presque 18 % sur douze mois.

C’est une nouvelle inquiétante pour la coalition, qui s’est déjà engagée à limiter les hausses à 6 % en 2022 et qui a suggéré qu’elle pourrait faire baisser les prix dans les années à venir.

Un immeuble en construction à Jérusalem, le 10 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Au cours des dernières semaines, le ministère des Finances a établi certains nouveaux principes – avec notamment une nouvelle approche concernant la vente de terrains par l’Autorité des terres israélienne à des fins de développement. Jusqu’à présent, un appel d’offres est automatiquement remporté par la partie qui soumet la proposition la plus élevée, à moins que le terrain concerné ne dépende d’un plan de logement subventionné par le gouvernement.

Ce qui pourrait être remplacé par un système dans lequel l’État établirait un prix maximum pour un terrain en fonction de la région, ne l’accordant à un entrepreneur que si ce dernier est en mesure d’y construire des appartements au prix le plus bas. Il pourrait être aussi exigé des promoteurs qu’ils terminent leurs projets de construction dans les trois ans suivant l’octroi du terrain. L’approche serait ici similaire à celle adoptée dans le plan de logement abordable dit du « Prix de l’acheteur » (Mehir LeMishtaken) qui vient de terminer, et qui avait été critiqué pour la qualité médiocre des appartements construits.

Autre idée qui circule, une proposition visant à augmenter les taxes lors de l’achat d’un quatrième appartement ou plus de 12,5 %. Ce qui s’appliquera seulement à l’acquisition d’un nouvel appartement à l’avenir, avec pour conséquence que cela n’affectera pas les propriétaires de plusieurs biens actuels – mais un projet qui devrait, en théorie, dissuader les nouveaux investisseurs de construire de nouveaux biens à louer. L’ex-ministre des Finances Moshe Kahlon avait précédemment prévu de mener à bien un projet quelque peu similaire avec une taxe sur l’achat d’un troisième appartement, appelée « impôt sur le troisième appartement ». Il avait néanmoins échoué à le faire.

Les coûts pour les investisseurs immobiliers ont d’ores et déjà considérablement augmenté avec une hausse de la taxe lors de l’acquisition d’un deuxième appartement ou plus, une taxe qui est passée de 5 % à 8% , à la fin du mois de novembre 2021. Il semblerait que la demande des investisseurs se soit refroidie en conséquence.

Mais il y a un certain nombre de problèmes sous-jacents qui touchent les prix du logement, comme la croissance rapide de la population, l’approvisionnement contrôlé par l’État, le manque d’infrastructures et les inégalités croissantes, ont déclaré les économistes et les experts.

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