Libye : 35 militaires turcs sur place, pas de participation aux combats
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Libye : 35 militaires turcs sur place, pas de participation aux combats

"La Turquie endossera un rôle de coordination. Les soldats ne combattront pas", a déclaré Recep Tayyip Erdogan, répondant aux questions sur le rôle des forces turques en Libye

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Vladimir Poutine à la suite de leurs entretiens dans la station balnéaire de Sotchi, le 22 octobre 2019. (Sergei Chirikov/Pool/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Vladimir Poutine à la suite de leurs entretiens dans la station balnéaire de Sotchi, le 22 octobre 2019. (Sergei Chirikov/Pool/AFP)

La Turquie a envoyé 35 soldats en Libye en soutien au gouvernement de Tripoli, mais ces militaires ne sont pas appelés à participer aux combats, a rapporté mercredi un journal turc citant le président Recep Tayyip Erdogan.

« La Turquie endossera un rôle de coordination. Les soldats ne combattront pas », a déclaré M. Erdogan cité par le journal Hurriyet, répondant partiellement aux interrogations sur les formes que prendra le déploiement militaire turc en Libye.

La semaine dernière, les députés turcs ont approuvé une motion autorisant le gouvernement à envoyer des militaires en Libye pour soutenir le gouvernement d’union nationale (GNA), allié d’Ankara, face aux forces de l’homme fort de l’Est libyen Khalifa Haftar.

M. Erdogan avait indiqué dimanche que le déploiement de soldats turcs en Libye avait commencé à la suite du feu vert donné par le Parlement.

D’après les propos du président rapportés mercredi par Hurriyet, 35 soldats turcs ont été envoyés en Libye à ce jour.

« Les militaires qui seront envoyés par la suite ne seront pas amenés à prendre part aux combats », a insisté Erdogan, tandis que des responsables turcs ont évoqué à plusieurs reprises l’envoi de personnels amenés à « conseiller » et « former » les troupes du GNA.

Le maréchal Haftar est soutenu notamment par l’Egypte et les Emirats arabes unis qui lui fournissent un appui diplomatique et militaire. Ces deux pays sont des rivaux régionaux de la Turquie et d’un autre allié du GNA, le Qatar.

M. Erdogan affirme que « 2 500 mercenaires du groupe Wagner », une société militaire privée russe, se battent aussi aux côtés des forces de Haftar, ce que Moscou dément.

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