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L’Iran dénonce le discours de Bennett à l’ONU, « un tissu de mensonges »

L' envoyé de Téhéran évoque une "iranophobie endémique" après les critiques du Premier ministre sur le programme nucléaire et le soutien aux terroristes de la République islamique

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au centre, est escorté à la tribune avant de prendre la parole lors de la 76è Assemblée générale des Nations unies à New York, le 27 septembre 2021. (Crédit : John Minchillo / POOL / AFP)
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au centre, est escorté à la tribune avant de prendre la parole lors de la 76è Assemblée générale des Nations unies à New York, le 27 septembre 2021. (Crédit : John Minchillo / POOL / AFP)

L’Iran a condamné le discours prononcé lundi par le Premier ministre israélien Naftali Bennett à l’Assemblée générale des Nations unies en déplorant « un tissu de mensonges » après les vives critiques du chef du gouvernement israélien à l’encontre de la République islamique.

Dans son premier discours à la tribune de l’ONU, Bennett a accusé l’Iran de chercher à « dominer la région » en soutenant les groupes terroristes affiliés à Téhéran. Il a noté les attaques commises contre les navires, dénoncé le nouveau président du pays en raison de ses antécédents en termes de droits de l’Homme et a accusé Téhéran de « fuir » en violant ses engagements pris dans le cadre de l’accord signé en 2015 qui limitait ses activités en termes de programme nucléaire.

« L’iranophobie est endémique à l’ONU. Le discours du Premier ministre israélien a été un tissu de mensonges sur l’Iran », a écrit sur Twitter l’ambassadeur iranien aux Nations unies, Majid Takht Ravanchi. « Ce régime n’est aucunement en position d’évoquer notre programme pacifique alors que lui-même est en possession de centaines d’ogives nucléaires. »

Il a aussi critiqué Bennett après qu’il n’a pas mentionné les Palestiniens.

« Son silence sur les Palestiniens illustre la détermination à les priver de leurs droits », a poursuivi Ravanchi.

Cette omission a également été condamnée par le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki.

« Cet oubli délibéré de la Palestine reflète sa peur de cette dernière et prouve une fois encore à la communauté internationale qu’il n’est pas et qu’il ne sera jamais un partenaire pour les Palestiniens dans le processus de paix et de négociation », a-t-il déclaré à Reuters.

Après son allocution, Bennett a rencontré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Le bureau de Guterres a expliqué que les deux hommes avaient « échangé leurs points de vue sur les développements dans la région, et notamment sur le processus de paix au Moyen-Orient ».

Bennett a douché les espoirs de toute perspective d’initiative de paix majeure de la part du nouveau gouvernement, tout en soulignant qu’il ne chercherait pas à atteindre son objectif de longue date d’annexion de certains pans de la Cisjordanie.

Dans un entretien accordé au début du mois, Bennett a répété son opposition à la création d’un État palestinien et a ajouté n’avoir aucune raison de rencontrer le leader de l’AP Mahmoud Abbas, malgré un certain nombre de contacts de haut-rang entre le nouveau gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne.

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