L’Iran dénonce le discours de Bennett à l’ONU, « un tissu de mensonges »
L' envoyé de Téhéran évoque une "iranophobie endémique" après les critiques du Premier ministre sur le programme nucléaire et le soutien aux terroristes de la République islamique

L’Iran a condamné le discours prononcé lundi par le Premier ministre israélien Naftali Bennett à l’Assemblée générale des Nations unies en déplorant « un tissu de mensonges » après les vives critiques du chef du gouvernement israélien à l’encontre de la République islamique.
Dans son premier discours à la tribune de l’ONU, Bennett a accusé l’Iran de chercher à « dominer la région » en soutenant les groupes terroristes affiliés à Téhéran. Il a noté les attaques commises contre les navires, dénoncé le nouveau président du pays en raison de ses antécédents en termes de droits de l’Homme et a accusé Téhéran de « fuir » en violant ses engagements pris dans le cadre de l’accord signé en 2015 qui limitait ses activités en termes de programme nucléaire.
« L’iranophobie est endémique à l’ONU. Le discours du Premier ministre israélien a été un tissu de mensonges sur l’Iran », a écrit sur Twitter l’ambassadeur iranien aux Nations unies, Majid Takht Ravanchi. « Ce régime n’est aucunement en position d’évoquer notre programme pacifique alors que lui-même est en possession de centaines d’ogives nucléaires. »
Il a aussi critiqué Bennett après qu’il n’a pas mentionné les Palestiniens.
« Son silence sur les Palestiniens illustre la détermination à les priver de leurs droits », a poursuivi Ravanchi.
Cette omission a également été condamnée par le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki.
« Cet oubli délibéré de la Palestine reflète sa peur de cette dernière et prouve une fois encore à la communauté internationale qu’il n’est pas et qu’il ne sera jamais un partenaire pour les Palestiniens dans le processus de paix et de négociation », a-t-il déclaré à Reuters.
Après son allocution, Bennett a rencontré le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Le bureau de Guterres a expliqué que les deux hommes avaient « échangé leurs points de vue sur les développements dans la région, et notamment sur le processus de paix au Moyen-Orient ».
Bennett a douché les espoirs de toute perspective d’initiative de paix majeure de la part du nouveau gouvernement, tout en soulignant qu’il ne chercherait pas à atteindre son objectif de longue date d’annexion de certains pans de la Cisjordanie.
Dans un entretien accordé au début du mois, Bennett a répété son opposition à la création d’un État palestinien et a ajouté n’avoir aucune raison de rencontrer le leader de l’AP Mahmoud Abbas, malgré un certain nombre de contacts de haut-rang entre le nouveau gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne.







