L’Iran exécute deux personnes liées à un groupe d’opposition – médias
Ces exécutions sont les dernières en date d'une série visant ces derniers jours des personnes ayant des liens avec l'organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI)
Selon les médias nationaux, l’Iran a exécuté deux hommes qui auraient été reconnus coupables d’avoir des liens avec l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI) et d’avoir perpétré des attaques armées.
Le groupe avait commencé par s’opposer au régime du shah, apportant son soutien à la révolution islamique de 1979, avant de se brouiller avec la nouvelle direction religieuse, dans les années 1980.
Ses dirigeants sont désormais en exil et il est désigné comme organisation terroriste par Téhéran.
Ces exécutions sont les dernières en date d’une série qui ont visé des personnes entretenant des liens avec cette organisation interdite.
Lundi dernier, le régime iranien avait fait pendre deux hommes qui étaient accusés d’être membres, eux aussi, du mouvement – à la grande colère des groupes de défense des droits de l’Homme, qui avaient évoqué « des prisonniers politiques. »
La guerre contre les États-Unis et Israël ne semble donc pas avoir dissuadé Téhéran de continuer ses exécutions.
Cela fait longtemps que les organisations de défense des droits disent redouter une recrudescence des ces dernières – les autorités utilisant la peine capitale pour distiller la peur au sein de la société, sur fond de cette guerre qui dure depuis plus d’un mois contre Israël et les États-Unis.
« Nous craignons que la République islamique n’instrumentalise les circonstances actuelles, la guerre, pour procéder à des exécutions massives au sein de ses prisons, afin d’instiller la peur dans la société », a déclaré Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l’ONG norvégienne Iran Human Rights.
Le 19 mars dernier, l’Iran a exécuté trois hommes accusés d’avoir tué des policiers lors des manifestations de janvier dernier : il s’agissait là des toutes premières pendaisons consécutives aux manifestations de grande ampleur qui avaient été brutalement réprimées par les autorités au mois de janvier. L’un des hommes exécutés le 19 mars était un jeune homme du nom de Saleh Mohammadi, qui venait d’avoir 19 ans et avait participé à des compétitions internationales de catch.
Em mars toujours, les autorités iraniennes avaient pendu Kouroush Keyvani, un ressortissant irano-suédois condamné pour espionnage au profit d’Israël. Une initiative qui avait été condamnée par Stockholm et par l’UE.
L’Iran est le premier bourreau du monde après la Chine, selon les organisations de défense des droits. L’an dernier, il a pendu au moins 1 500 personnes, selon les chiffres d’Iran Human Rights.








