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L’Iran menace de vengeance les responsables américains de la mort de Soleimani

La télévision d'Etat a montré en direct des images de la cérémonie à Téhéran où des milliers de personnes brandissaient le drapeau iranien et des portraits de Soleimani

Le président iranien Ebrahim Raisi prend la parole lors d'une session conjointe des législateurs et des membres du cabinet au parlement, à Téhéran, en Iran, le 1er décembre 2021. (Crédit : Vahid Salemi/AP)
Le président iranien Ebrahim Raisi prend la parole lors d'une session conjointe des législateurs et des membres du cabinet au parlement, à Téhéran, en Iran, le 1er décembre 2021. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Le président iranien Ebrahim Raïssi a menacé lundi de vengeance les anciens dirigeants américains dont Donald Trump, responsables selon lui de l’élimination du puissant général Qassem Soleimani, tué début 2020 dans un raid à Bagdad.

« Tant mieux si un procès équitable contre M. Trump, (l’ancien secrétaire d’Etat Mike) Pompeo et d’autres criminels est lancé afin de juger leur crime horrible », a déclaré M. Raïssi. « Sinon, je dis à tous les hommes d’Etat américains, ne doutez pas que la main de la vengeance sortira de la manche de la communauté musulmane. »

M. Raïssi parlait lors d’un rassemblement à Téhéran marquant le deuxième anniversaire de l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, artisan de l’influence régionale de l’Iran, tué le 3 janvier 2020 dans une frappe américaine près de l’aéroport de Bagdad.

La télévision d’Etat a montré en direct des images de la cérémonie, organisée dans la plus grande salle de prière à Téhéran où des milliers de personnes brandissaient le drapeau iranien et des portraits de Soleimani.

Le président iranien Ebrahim Raisi (R) prononce un discours lors d’une cérémonie dans la capitale Téhéran, le 3 janvier 2022, pour commémorer le deuxième anniversaire de l’assassinat en Irak du commandant iranien Qasem Soleimani et du commandant irakien Abu Mahdi al-Muhandis lors d’un raid américain. (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

M. Trump avait ordonné l’élimination de Soleimani, affirmant que le général préparait une attaque « imminente » contre du personnel américain dans la capitale irakienne.

L’Iran avait riposté à son assassinat en tirant quelques jours plus tard des missiles sur des bases irakiennes abritant des soldats américains.

Le chef adjoint du pouvoir judiciaire en Iran, Kazem Gharibabadi, a affirmé dimanche que « 125 suspects ou accusés », en majorité des responsables américains, étaient impliqués dans l’assassinat du général.

L’Iran a aussi estimé vendredi que l’administration américaine actuelle était « responsable » de la décision de M. Trump d’éliminer Soleimani.

Un Iranien tient un pin’s à l’effigie du commandant iranien Qasem Soleimani lors d’une cérémonie dans la capitale Téhéran, le 3 janvier 2022, pour commémorer le deuxième anniversaire de sa mort aux côtés du commandant irakien Abu Mahdi al-Muhandis lors d’un raid américain en Irak. (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

« L’attaque terroriste (…) a été orchestrée et exécutée de manière organisée par le gouvernement américain de l’époque dont la Maison Blanche est aujourd’hui responsable », a affirmé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Depuis vendredi, des commémorations sont organisées en Iran pour marquer l’anniversaire de l’élimination de Soleimani et un défilé des « capacités en matière de missiles » est prévu le 7 janvier.

Ces commémorations surviennent en pleins pourparlers pour sauver l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, moribond depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis et le rétablissement de sanctions.

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