L’Iran montre pour la 1e fois des images de son nouveau système anti-aérien
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L’Iran montre pour la 1e fois des images de son nouveau système anti-aérien

Le Bavar 373 est capable de "détruire des missiles de croisière, des drones, des avions de combat et des missiles balistiques"

Le président iranien Hassan Rouhani (3° à droite) et son ministre de la Défense Hossein Dehghan (2° à gauche) près du nouveau système de défense anti-missiles Bavar 373 à Téhéran, le 21 août 2016. (Crédit : Présidence iranienne/AFP)
Le président iranien Hassan Rouhani (3° à droite) et son ministre de la Défense Hossein Dehghan (2° à gauche) près du nouveau système de défense anti-missiles Bavar 373 à Téhéran, le 21 août 2016. (Crédit : Présidence iranienne/AFP)

L’Iran a montré pour la première fois dimanche des images de son nouveau système anti-aérien Bavar 373, construit localement et comparable au S-300 russe, lors d’une cérémonie en présence du président Hassan Rouhani.

Les images diffusées par les différents médias iraniens ont montré M. Rouhani et le ministre de la Défense Hossein Dehghan devant le nouveau système, un projet qui avait été lancé à l’époque où l’Iran subissait encore les sanctions internationales.

L’Iran a décidé de se lancer dans ce projet lorsque la Russie avait suspendu le contrat pour la livraison du système S-300 en 2010 à cause des sanctions.

En 2007, l’Iran et la Russie avaient conclu un contrat pour la livraison de ce système, mais en 2010 Moscou avait suspendu la vente en application d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU contre le programme nucléaire iranien.

En 2015, peu avant la conclusion d’un accord international sur le programme nucléaire iranien qui a permis la levée progressive des sanctions, Moscou a de nouveau autorisé le transfert des S-300 dont l’Iran en a pris livraison d’une partie.

Les Etats-Unis et Israël ont critiqué la livraison du système S-300 à l’Iran, ce qui rend difficile toute attaque contre les installations nucléaires du pays.

« Nous avons décidé de construire un système anti-aérien que nous avons appelé Bavar 373. Ce système a toutes les capacités du S-300 », avait déclaré samedi M. Dehghan.

En mai dernier, le général Dehghan avait annoncé « l’entrée en production du système Bavar 373, capable de détruire des missiles de croisière, des drones, des avions de combat et des missiles balistiques ».

Ce système est aussi « capable de détruire plusieurs cibles à la fois », avait-il ajouté.

Parallèlement aux images montrées sur le système Bavar 373, Rouhani a également dévoilé le premier moteur turboréacteur construit par les ingénieurs de l’industrie de la Défense.

« La République islamique d’Iran fait partie des huit pays dans le monde qui maîtrisent la technologie pour la construction de ces moteurs », a affirmé de son côté M. Dehghan.

Selon lui, « ce premier moteur turboréacteur a une capacité de vol à une altitude de 50 000 pieds (…) et peut être installé sur des avions d’un poids maximum de 10 tonnes ».

Budget militaire doublé

Avec ce turbo-réacteur nous avons fait « un grand pas » dans l’industrie militaire, a dit de son côté M. Rohani.

Sur le moteur, il y avait l’inscription « Ma mitavanim » (‘Nous pouvons’, en persan) qui rappelle le slogan de campagne du président américain Barack Obama (‘Yes we can’) mais aussi une phrase maintes fois utilisée par l’ex-président conservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad.

M. Rohani a souligné que son gouvernement avait « plus que doublé » le budget militaire cette année (mars 2016 – mars 2017) par rapport à la précédente pour augmenter les capacités défensives du pays.

Depuis la levée d’une partie des sanctions mi-janvier, l’Iran a pu augmenter ses exportations de pétrole et bénéficier de quelques investissements étrangers, mais les gros contrats, en particulier dans le secteur aéronautique avec Boeing et Airbus pour renouveler sa flotte d’avions vieillissants, attendent encore.

Les Etats-Unis interdisent toujours toute transaction en dollar avec l’Iran et menacent de représailles les grandes banques internationales qui feraient affaire avec des personnalités ou entités iraniennes accusées notamment de soutien au « terrorisme » ou de « violations des droits de l’Homme ».

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