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L’Iran redit être « très inquiet » de la « présence sioniste » dans le Caucase

Téhéran reproche à son voisin l'Azerbaïdjan une coopération croissante avec Israël

Hossein Amir-Abdollahian (Crédit : capture d'écran YouTube)
Hossein Amir-Abdollahian (Crédit : capture d'écran YouTube)

L’Iran s’est dit « très inquiet » mercredi de la « présence sioniste » dans le Caucase, sur fond de tensions régionales, Téhéran reprochant à son voisin l’Azerbaïdjan, une coopération croissante avec Israël.

« Nous ne tolèrerons certainement pas de changements géopolitiques et de changements de cartes dans le Caucase et nous sommes très inquiets de la présence de terroristes et de sionistes dans cette région », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian, en visite à Moscou.

L’Azerbaïdjan et l’Iran, qui ont traditionnellement de bonnes relations, connaissent depuis la semaine dernière des tensions sur fond de liens croissants entre Bakou et Israël, ennemi juré de Téhéran et l’un des principaux fournisseurs d’armements de l’armée azerbaïdjanaise.

Téhéran reproche également à l’Azerbaïdjan d’avoir autorisé la présence sur son territoire de militaires israéliens, à la frontière avec l’Iran, alors que la République islamique y menait des manœuvres.

Bakou a rejeté ces accusations lundi, démentant toute présence israélienne à la frontière lors de ces exercices lancés vendredi par l’Iran et qui avaient été critiqués par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev.

M. Aliev a assuré mardi que les accusations « infondées » de Téhéran « ne resteront pas sans réponse ».

Hossein Amir-Abdollahian a lui défendu mercredi à Moscou ces exercices militaires de Téhéran, soulignant qu’ils étaient menés « à l’intérieur du territoire iranien ».

Il a également rappelé que l’Azerbaïdjan avait également mené des manoeuvres « avec différents pays » sur son territoire, ce qu’il a qualifié de « provocation ».

« La multiplication de ces exercices n’inspire pas de bonnes émotions dans la région », a-t-il encore affirmé.

Les relations entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, deux pays musulmans, ont été plombées récemment par ces exercices militaires de chaque côté, mais aussi par la décision de Bakou d’imposer des taxes douanières aux camions iraniens en transit.

Autre signe de l’aggravation des tensions, Bakou a fermé mardi une mosquée liée au guide suprême iranien, officiellement pour cause de hausse des cas de Covid-19 dans le pays.

La compagnie aérienne azerbaïdjanaise a également commencé à utiliser l’espace aérien du voisin et rival arménien mercredi, alors que des informations font état de la fermeture de l’espace aérien iranien aux avions de l’armée azerbaïdjanaise la veille.

Les vols passant par l’espace aérien arménien serviront à desservir l’enclave azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, nichée entre l’Arménie et l’Iran, selon un communiqué de la compagnie aérienne AzAl.

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