La Liste arabe unie informe Herzog qu’elle soutiendra le gouvernement de l’extérieur et ne le renversera pas, même en cas de guerre
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

La délégation de la Liste arabe unie a fait savoir au président Isaac Herzog qu’elle soutenait la désignation de Gadi Eisenkot, président de Yashar, pour former un gouvernement qu’elle entendait soutenir depuis l’extérieur. Le parti arabe souhaite en effet voir le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu remplacé, malgré des divergences majeures entre lui et Eisenkot.
Selon le président du parti, Youssef Jabareen, le soutien apporté par la délégation reflète la volonté de changement exprimée par les électeurs arabes, qui dénoncent le racisme, la discrimination, la criminalité et l’exclusion dont sont victimes les citoyens arabes sous le régime de la coalition actuelle.
« Notre électorat s’est clairement prononcé en faveur du changement », a-t-il souligné. Il a toutefois reconnu « des divergences avec Eisenkot sur de nombreux sujets », notamment ses prises de position et ce que Jabareen a décrit comme son incapacité à adopter une position ferme contre les incitations à la haine qui ont visé les citoyens arabes pendant la campagne électorale.
« Nous ne choisissons pas entre le bien et le mieux, mais entre ce que nous considérons comme mauvais et ce qui est encore pire », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la sécurité d’Israël et la possibilité d’une campagne militaire de grande envergure, Jabareen a répondu que la Liste arabe unie entendait promouvoir des alternatives fondées sur la paix.
« Les solutions militaires ne sont pas une option », a-t-il assuré. « Nous entendons promouvoir des alternatives fondées sur la paix », a-t-il poursuivi, ajoutant que le parti ne participerait pas à une opération militaire.
Le député Ahmad Tibi a par ailleurs précisé que la Liste arabe unie soutiendrait un gouvernement minoritaire depuis l’extérieur, en jouant le rôle d’un « bloc contre-pouvoir ». Mais il ne souhaite pas contribuer à la formation d’un gouvernement qui s’effondrerait peu après.
« Si nous soutenons un gouvernement depuis l’extérieur, ce n’est pas avec l’intention de le voir tomber un mois, deux mois ou trois mois plus tard », a-t-il fait remarquer.
Tibi a également rappelé le poids dont dispose le parti à la Knesset, où il détient 11 sièges : « Aucune initiative parlementaire ou politique ne pourra voir le jour à la Knesset sans la Liste arabe unie », a-t-il affirmé.
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