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Israël et le monde ont dit adieu à Shimon

Plus de 70 pays représentés, près de 8 000 policiers pour assurer la sécurité de cet événement sans précédent dans l'état hébreu

  • Shimon Peres enfant pendant un voyage avce la Fédération générale des étudiants et des jeunes travailleurs. (Crédit : archives de Shimon Peres)
    Shimon Peres enfant pendant un voyage avce la Fédération générale des étudiants et des jeunes travailleurs. (Crédit : archives de Shimon Peres)
  • Sonia et Shimon Peres (Crédit : GPO)
    Sonia et Shimon Peres (Crédit : GPO)
  • Shimon Peres, à droite, le directeur général du ministère de la Défense, et David Ben Gourion en 1955. (Crédit : GPO / Flash90)
    Shimon Peres, à droite, le directeur général du ministère de la Défense, et David Ben Gourion en 1955. (Crédit : GPO / Flash90)
  • L'ancien prisonnier soviétique de Sion Natan Sharansky avec le Premier ministre Shimon Peres (d), ministre des Affaires étrangères Yitzhak Shamir (g) et Ariel Sharon (en arrière-plan), après sa sortie de prison en Union soviétique, à son arrivée en Israël le 11 février 1986. (Moshe Shai / FLASH90)
    L'ancien prisonnier soviétique de Sion Natan Sharansky avec le Premier ministre Shimon Peres (d), ministre des Affaires étrangères Yitzhak Shamir (g) et Ariel Sharon (en arrière-plan), après sa sortie de prison en Union soviétique, à son arrivée en Israël le 11 février 1986. (Moshe Shai / FLASH90)
  • Shimon Peres avec le président égyptien Anwar Sadat. (Crédit : GPO)
    Shimon Peres avec le président égyptien Anwar Sadat. (Crédit : GPO)
  • Shimon Peres prête serment à la Knesset pour son mandat présidentiel en 2007 (Crédit : GPO)
    Shimon Peres prête serment à la Knesset pour son mandat présidentiel en 2007 (Crédit : GPO)
  • Shimon Peres, alors président, et le maire de Jérusalem, Nir Barkat (à gauche) avec des perroquets au Zoo biblique de la capitale, le 2 juillet 2013. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
    Shimon Peres, alors président, et le maire de Jérusalem, Nir Barkat (à gauche) avec des perroquets au Zoo biblique de la capitale, le 2 juillet 2013. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
  • Le président américain Barack Obama (d) l'ex-président israélien Shimon Peres avec la médaille de la liberté à la Maison Blanche à Washington. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
    Le président américain Barack Obama (d) l'ex-président israélien Shimon Peres avec la médaille de la liberté à la Maison Blanche à Washington. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
  • Vladimir Poutine et Shimon Peres (Crédit : GPO)
    Vladimir Poutine et Shimon Peres (Crédit : GPO)
  • Shimon Peres et François Hollande en mars 2016 à l'Élysée (Crédit : autorisation)
    Shimon Peres et François Hollande en mars 2016 à l'Élysée (Crédit : autorisation)
  • 'Peres' inscrit sur la façade de la mairie de Tel Aviv, le 29 septembre 2016 (Crédit : capture d'écran YouTube)
    'Peres' inscrit sur la façade de la mairie de Tel Aviv, le 29 septembre 2016 (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le peuple israélien s’est recueilli jeudi sur la dépouille de Shimon Peres. Ils s’apprêtent aujourd’hui à recevoir les dirigeants de la planète aux obsèques du prix Nobel de la paix et ancien président, figure historique décédée mercredi à 93 ans.

M. Peres avait été frappé le 13 septembre, jour anniversaire des accords d’Oslo, par un AVC majeur accompagné d’une hémorragie interne. Il n’est jamais sorti de son sommeil.

Avec lui disparaît le dernier survivant de la génération des pères fondateurs de l’Etat d’Israël.

Interrogé en février par le magazine Time sur ce dont il était le plus fier, le « sage de la nation » répondait : « Les choses que j’aurais à faire demain. Les choses qu’on a faites sont faites. Elles appartiennent au passé. Je me préoccupe surtout des choses qu’on peut et doit faire demain ».

Le Times of Israël a suivi pour vous la cérémonie des funérailles.

Des émeutiers à Gaza brûlent des drapeaux israéliens

A Gaza, des dizaines d’émeutiers se sont rassemblés dans l’après-midi et ont brûlé des drapeaux israéliens, ainsi que des portraits de MM. Netanyahu et Peres et du président américain Barack Obama, ont rapporté des journalistes de l’AFP dans l’enclave palestinienne.

– avec AFP

Avant son départ Obama prend une photo avec la police

Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan a publié une photo d’un Obama souriant avec le personnel de sécurité israélien à l’aéroport Ben Gurion.

« Le président Obama sait qui il doit remercier pour cette opération difficile et compliquée », a écrit Erdan, faisant référence au dispositif de sécurité mis en place pour les funérailles.

Barack Obama pose avec des agents de la sécurité avant de s'envoler pour Washington, le 30 septembre 2016 (Crédit : police israélienne)
Barack Obama pose avec des agents de la sécurité avant de s’envoler pour Washington, le 30 septembre 2016 (Crédit : police israélienne)

La famille Peres remercie les personnes présentes aux funérailles

La famille de Peres remercie les Israéliens et les dirigeants étrangers qui ont assisté aux funérailles de l’ancien président vendredi et au service commémoratif à la Knesset jeudi.

« Nous apprécions grandement le soutien de tous ceux qui sont venus à la Knesset pour rendre un dernier hommage au cercueil du neuvième président, et tous ceux qui nous ont rejoints lors du deuil de la cérémonie funèbre, » ont déclaré Tsvia et Rafi Walden, Sigal et Yoni Peres, et Gila et Chemi Peres.

« Ceux qui le pleurent sont invités à lui rendre hommage au Centre Peres pour la Paix et l’innovation, situé au 132 Kedem Street, Tel Aviv-Jaffa. »

La famille recevra les condoléances aux heures suivantes :

Samedi 1er octobre – 20:00-22:00
Dimanche 2 octobre – 09:30-15:00
Mardi 4 octobre – 20:00-22:00
Mercredi 5 octobre 5 – 9:30 à 13:00 et de 16:00-22:00
Jeudi 6 octobre – 09h30 à 13:00 – 16:00-22:00

Bill Clinton rentre avec la délégation américaine à bord de l’Air Force One

Bill Clinton a été parmi les premiers dignitaires à arriver en Israël jeudi et à se recueillir sur le cercueil de Shimon Peres à la Knesset dès son arrivée en Israël.

Air Force One a quitté Israël.

La circulation à Jérusalem reprend

Toutes les rues de la capitale qui avaient été fermées à la circulation pour l’enterrement ont été rouvertes, indique la police.

Yachimovich critique Netanyahu pour ne pas avoir salué Abbas dans son discours

La députée de l’Union Sioniste, Shelly Yachimovich a vivement critiqué Netanyahu pour n’avoir pas mentionné Abbas dans son discours lors des funérailles de Peres.

« Un Premier ministre qui ne prend pas la peine de saluer Abu Mazen [Abbas], qui est assis dans le public, et qui ne lui adresse même pas un mot poli – après qu’il [Abbas] ait été trainé dans la boue pour en raison de sa venue – est un Premier ministre qui est terrifié par la désintégration politique, ou symbolique, » a-t-elle écrit sur Twitter.

Obama embrasse la famille de Peres à la fin de l’enterrement

Les dignitaires du monde se dirigent vers la sortie des funérailles, mais Obama se rapproche de la famille de Shimon Peres, les embrasse et présente ses condoléance.

Obama traverse doucement la foule qui rend hommage.

L’ancien président Bill Clinton s’approche d’Isaac Herzog, chef du parti travailliste et l’enlace avant de se diriger vers la sortie.

Dépôts de couronnes de fleurs sur la tombe de Shimon Peres

Rivlin, Netanyahu et Edelstein déposent des couronnes sur la tombe de Peres.

Ensuite, Miriam Naor, la présidente de la Cour suprême, présente une couronne.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman honore puis Peres, suivi par le chef de l’opposition Isaac Herzog.

Le chef de la police Roni Alsheich et le chef de Tsahal Gadi Eisenkot déposent aussi des fleurs sur la tombe de l’ancien président.

Le maire de Jérusalem Nir Barkat est à côté.

Récitation du Kaddish par les 3 enfants de Shimon Peres

Les trois enfants de Shimon Peres ont récité le kaddish après avoir été mis en terre entre Yitzhak Shamir Yitzhak Rabin. Suivi du chant maale rahamim par le hazan de l’armée israélienne.

Les 3 enfants de Shimon Peres récitent le kaddish pour leur père (Crédit : capture d'écran Live GPO)
Les 3 enfants de Shimon Peres récitent le kaddish pour leur père (Crédit : capture d’écran Live GPO)

Le cercueil de Peres transporté pour l’enterrement

Le cercueil de Peres est porté vers la tombe, dans la section des dirigeants de la Nation du cimetière militaire du mont Herzl, où il est va être enterré.

Des prières résonnent en même temps.

Obama : Peres est un rappel qu’Israël « n’a pas été construite par ces cyniques »

Obama réaffirme les liens et les points communs entre les États-Unis et Israël.

Il dit que les deux pays ont des défauts dans leur histoire, qu’ils sont hésitants à aborder. Mais étant donné que la démocratie y est une valeur inhérente depuis le début, « nous avons la capacité de faire ce qu’il faut. »

Obama raconte qu’il a partagé « un amour des mots, des livres et de l’histoire » avec Peres. Et peut-être, comme tous les politiciens, nous partagions une grande satisfaction à nous écouter parler.

Pour Obama, le sionisme est une histoire universelle.

Peres nous rappelle qu’Israël, comme les États-Unis, « n’a pas été construite par des cyniques ».

« Et Shimon Peres n’a jamais été cynique. »

Peres à accompli le travail « d’un millier d’hommes ».

Désormais, le processus de paix est entre les mains de la prochaine génération d’Israël et de des amis, déclare Obama.

Il conclut par une citation biblique « vous choisirez la vie », en hébreu et en anglais.

« Shimon, toda raba, haver yakar, », dit-il en hébreu : « Shimon, merci beaucoup, cher ami. »

Obama : Peres appartient à la catégorie des « géants » comme Mandela

Le président américain Barack Obama a classé vendredi le prix Nobel de la paix Shimon Peres parmi « les géants du 20ème siècle » comme le leader sud-africain Nelson Mandela, lors des obsèques de l’ancien président israélien à Jérusalem.

Obama dit que Peres a vu la nécessité d’un Etat palestinien.

« Sur les difficultés de la diaspora, il a trouvé une place dans son cœur pour les autres qui ont souffert », dit Obama.

Nous les avons toutes gagnées, les batailles d’Israël, mais nous n’avons pas obtenu la plus grande victoire à laquelle nous aspirons tous : ne plus avoir besoin de gagner. Et, de la même manière qu’il comprenait la nécessité d’obtenir la paix, Shimon pensait que le caractère exceptionnel d’Israël était enraciné dans la fidélité du peuple juif, mais surtout dans la morale et la vision éthiques des préceptes de sa foi juive.

Le peuple juif n’est pas né pour diriger les autres peuples, disait-il. Depuis le début, nous sommes contre le système maitre/serviteurs. Des difficultés de la diaspora, il a trouvé dans son cœur une place pour ceux qui souffrent. Il détestait passionnément les préjugés, comme quelqu’un qui en a déjà été la cible.

« Même face à des attaques terroristes, même après plusieurs échecs » dans les négociations, il insistait qu’en tant qu’êtres humains, les Palestiniens devaient être traités avec la même dignité que les juifs, il a reconnu l’autodétermination des Palestiniens, dit le président américain.

« Il croyait que l’idée sioniste serait mieux protégée une fois que les Palestiniens auraient aussi leur propre état », dit-il.

Peres « n’a jamais vu son rêve de paix accompli. La région traverse une période chaotique. Les menaces sont toujours présentes. Et pourtant, il n’a pas cessé de rêver et il n’a pas cessé de travailler ».

« Au moment où je suis arrivé pour travailler avec Shimon, il était dans le crépuscule de ses années, bien qu’il ne saurait pas l’admettre », poursuit Obama.

Obama dit qu’il était le dixième président américain à « tomber en proie à ses charmes. »

« A bien des égards, il me rappelait d’autres géants du 20ème siècle que j’ai eu l’honneur de rencontrer. Des hommes comme Nelson Mandela, des femmes comme sa majesté la reine Elizabeth », a-t-il dit.

« Il savait mieux que le cynique que si vous regardez sur l’arc de l’Histoire, les êtres humains ne doivent être remplis de peur, mais d’espoir. »

Peres « croit aux miracles, parce qu’en Israël, il a vu des miracles se réaliser. »

– avec AFP

Obama : les efforts de paix de Peres n’étaient pas naïfs

Obama aborde la première vie de Peres, se référant à l’Holocauste et à la perte de ses parents.

« Et donc à un âge précoce, Shimon assiste à la cruauté des êtres humains que chacun peut infliger à l’autre… la folie particulière de l’antisémitisme, telle une tache dans l’Histoire. »

Cette compréhension l’a rendu vigilant, mais « son coeur ne s’est jamais endurci. Sa foi ne s’est jamais éteinte. Au contraire, il a élargi son imagination morale. Il lui a donné la capacité de voir tous les gens comme méritant de la dignité et le respect. Il a aidé à voir, pas seulement le monde comment il est, mais le monde comment il devrait être », dit Obama.

Obama dit de Peres qu’il « a jeté les bases pour les formidables forces armées qui ont remporté les guerres d’Israël. »

« Son audace a envoyé des commandos israéliens à Entebbe » et a sauvé des Juifs d’Ethiopie et ses obligations d’homme d’Etat ont construit des liens avec d’autres pays, dit le président américain.

Peres « a fait des choix difficiles, pour faire reculer l’inflation », dit-il, et « tourné ce petit pays dans une plate-forme centrale de l’ère numérique. »

Obama affirme que les contributions de Peres sont « si fondamentales, si répandues, que peut-être parfois il pouvait être négligé. »

Les jeunes générations se souviennent de Peres pour des accords d’Oslo, dit-il.

« Mais quoi qu’il partageait avec sa famille ou ses amis les plus proches, dans le monde, il a repoussé ses critiques. Et je sais de mes conversations avec lui, que sa quête de la paix n’a jamais été naïve ».

Chaque Yom Hashoah, nous lisons les noms des membres de sa famille qui ont péri. Dans son jeune âge, il avait nourri son village en travaillant dans les champs. La nuit tombée, il protégeait son village en transportant un fusil.

Obama dit que Peres a « compris à quel point la paix serait difficile » [à atteindre] dans une région où la jeunesse arabe a souvent appris à haïr.

Il était en colère et amusé d’entendre ses détracteurs le qualifier de désespérément naïf sur l’infrastructure de défense qu’il avait lui-même mise au point.

« Je ne crois pas qu’il était naïf. Mais il a compris de l’expérience durement acquise, que la véritable sécurité passe par la paix avec vos voisins ».

Obama aux obsèques de Peres : la paix reste un « chantier inachevé »

Le président américain Barack Obama a souligné vendredi aux obsèques de Shimon Peres à Jérusalem que la paix entre Israël et les Palestiniens dont rêvait le prix Nobel décédé mercredi restait un « chantier inachevé ».

M. Obama, au début de son éloge funèbre, a noté la présence exceptionnelle dans l’assistance du président palestinien Mahmoud Abbas: elle est « le rappel que la paix est un chantier inachevé », selon lui.

Il dit que Peres « nous a montré que la justice et l’espoir sont au cœur de l’idée sioniste. Une vie libre dans une patrie retrouvée. Une vie sûre dans un pays qui peut se défendre, par lui-même. Une vie pleine d’amitié avec les nations qui peuvent être comptés sur les alliés, toujours ».

« Ce fut la vie de Shimon Peres. Ceci est l’Etat d’Israël. Ceci est l’histoire du peuple juif au cours du siècle dernier. »

Barack Obama à l'enterrement de Shimon Peres, le 30 septembre 2016 à Jérusalem (Crédit : capture d'écran GPO)
Barack Obama à l’enterrement de Shimon Peres, le 30 septembre 2016 à Jérusalem (Crédit : capture d’écran GPO)

Chemi Peres promet de garder l’héritage de son père en vie

Chemi Peres commence l’oraison funèbre de son père en anglais.

« Nous pensons que notre père aurait voulu que nous parlions en anglais, pour vous tous, qui avez traversé la planète pour vous joindre à nous dans ces moments difficiles, alors que nous faisons nos adieux et que nous rendons hommage à un homme spécial que nous aimions tous. », dit-il.

« Il aurait voulu que nous vous remercions de votre amitié envers lui et envers notre peuple. Nous pensons que s’il pouvait, il aurait profité de cette occasion pour nous rappeler à tous que le rôle des dirigeants de ce monde est d’être au service de la nation, et qu’il n’y a pas de responsabilité ni de privilège plus grand.

« Il voyait en vous, dirigeants, des amis et des associés dans sa recherche de la paix. Nous chérirons sa mémoire et honorerons son héritage.

Chemi Peres, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran GPO)
Chemi Peres, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d’écran GPO)

Il passe ensuite à l’hébreu, disant que son père n’a jamais oublié qu’il était juif.

« Tu as tenu ta promesse à ton grand-père bien aimé, lorsque que tu t’es séparé de lui pour te rendre sur la Terre d’Israël. Tu n’as jamais oublié ce que ça signifie que d’être un juif. Et je te promets que je n’oublierais pas non plus. Personne ne peut paver ton chemin comme tu l’as fait, mais nous sommes nombreux à suivre tes pas, chacun à sa façon, et selon ses convictions. J’en fais partie et je fais de mon mieux. », dit-il.

« Nous nous souviendrons de toi où que l’on aille, quoi que l’on fasse… À chaque fois que nous verrons tes amis et tes proches, nous verrons ton visage se refléter, parce que pour beaucoup, en Israël et à travers le monde, tu étais un mentor et une source d’inspiration. Tu étais un exemple, un fils loyal pour ton peuple et ton pays, et, avec une détermination inégalable, tu as œuvré pour la sécurité et pour la paix.

« Tu n’as jamais économisé ton énergie, et elle ne s’est jamais amenuisée. Tu exploitais au maximum chaque instant de ta vie, jusqu’à la fin. Nous nous souviendrons de toi comme celui dont la grandeur émanait d’une profonde passion à servir une grande cause, et jamais d’un désir de puissance.

Peres se considérait comme quelqu’un de « timide », selon son fils Yoni

Yoni Peres raconte que son père s’est toujours perçu comme quelqu’un de « timide »

« Mon père s’est toujours considéré comme quelqu’un de timide, même s’il était toujours sous les feux de la rampe. J’ai dû hériter de ce trait de caractère de chez lui. Nous avons toujours eu un lien profond et spécial, que nous n’avons pas toujours verbalisé. Malgré ses nombreuses absences, il a toujours manifesté un grand intérêt pour nous, même de loin. Il m’a aidé dans des moments difficiles et j’ai tenté de lui rendre la pareille, de l’aider, bien qu’il avait en lui des réserves de forces intérieures incommensurables.

« Mon père était sensible et tenait aux personnes qui l’entouraient », continue Peres.

« Il n’était pas dirigé par son ego. Il traitait chacun comme son égal, en étant toujours à l’écoute, intéressé et manifestant son soutien. Il aimait profondément sa famille, et tous ceux qui l’ont rejointe. »

« Ces dernières années, il baignait dans l’amour que lui témoignaient des millions de personnes en Israël et dans le monde entier. C’était beau à voir.

« Quand on lui a demandé ce qu’il voudrait qu’on écrive sur sa pierre tombale après sa mort, il a répondu, sans hésiter « Il était trop jeune pour mourir ».

« En effet, cher papa, c’est aussi ce que je ressens. Tu nous as quittés prématurément. Tu aurais pu en faire encore tant », dit-il.

Yoni Peres, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran GPO)
Yoni Peres, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d’écran GPO)

Peres était “amoureux d’Israël”, déclare sa fille Tsivya Walden

« Le monde se souviendra du Peres déterminé qui ne s’est jamais arrêté, qui a continué à courir malgré les obstacles, et malgré les chutes sur le chemin », dit-elle.

« Je me souviendrais de lui, pendant cette dernière année lors des diners de vendredi soir chez nous, il était le premier à se lever pour le Kiddoush, tenant en main le livret de chants de Shabbat, en tous petits caractères, essayant de deviner des mots à travers ses grosses lunettes, sans jamais sauter un mot, chanter à tue-tête.

« Il était décrit comme un grand négociateur, comme quelqu’un qui a trouvé un moyen d’obtenir ce qu’il voulait. Il était pour moi un jeune homme, qui mettait à profit sa créativité pour nous faire manger. Il coupait nos sandwiches en triangles et en diamants.

« Essaye ça. C’est un sandwich Burmese. Mon père ne ménageait aucun effort et usait de toutes les méthodes pour nous faire ouvrir nos bouches et nous faire grandir. »

Walden raconte que son père a eu une « longue et belle vie »

« Et toutes ces années, il était un homme amoureux. Amoureux de Sonia, nous étions d’ailleurs sur le point d’ouvrir la Sonia Peres House, un centre de bien-être pour les enfants du village de Ben Shemen, où ils se sont rencontrés et où ils sont tombés amoureux.

Sonia et Shimon Peres (Crédit : GPO)
Sonia et Shimon Peres (Crédit : GPO)

« Ma mère pensait que chaque injustice au monde pouvait être rectifiée, et était toujours présente pour écouter, soutenir et aider. Mon père admirait beaucoup cela chez elle «

« Mon père a eu une longue et belle vie », poursuit-elle.

« Toutes ces années, il a été amoureux. amoureux de sa famille, du peuple d’Israël, de l’État d’Israël. Un homme qui vivait dans le présent et qui était amoureux de la promesse du futur. »

« Papa, tu étais un amoureux de la vie, qui a bondi comme un lion pour remplir ta mission. »

Tsivya Walden,  le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran GPO)
Tsivya Walden, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d’écran GPO)

Amos Oz affirme que Peres était sincèrement naïf

L’écrivain israélien Amos Oz a fait ses éloges à Peres le qualifiant de « naïf sincère » « cette naïveté qui n’est pas le contraire de l’intelligence ».

« A cause de ses grands rêves, les gens l’appelaient le rêveur, » a déclaré Oz pour ensuite le comparer au personnage biblique de Joseph. Comme Joseph, « il a vu la plupart de ses rêves se réaliser ».

Oz affirme que la naïveté de Peres a certainement dû le faire trébucher en politique mais il confirme qu’il était un vrai diplomate.

« Il y a ceux qui affirment que la paix est impossible. Mais la paix est essentielle et inévitable » parce que ni les Israéliens ni les Palestiniens n’ont où aller.

Les Israéliens et les Palestiniens ne vont pas célébrer leur lune de miel prochainement alors « il n’y a pas le choix » que de diviser la terre, a-t-il dit.

La plupart des gens le savent « mais où sont les dirigeants courageux qui le feront ? » a-t-il demandé. « Où sont les successeurs de Shimon Peres ? »

Oz a qualifié Peres ‘d’ami proche’ et de ‘quelqu’un que j’aimais beaucoup ‘.

Amos Oz (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)
Amos Oz (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)

Un activiste de droite arrêté lors des funérailles de Peres

Des policiers arrêtent un militant d’extrême droite dans le cadre de leurs efforts visant à empêcher les extrémistes de « faire quelque chose » lors des funérailles de Shimon Peres, indique un porte-parole de la police.

– Judah Ari Gross

Le chanteur David D’or chante Avinou Malkeinou

Le chanteur David D’or chante Avinou Malkeinou.

Peres avait souhaité que D’or chante durant ses obsèques.

Clinton : Peres « vivait dans un émerveillement constant »

Clinton raconte que Peres vivait « dans un état d’émerveillement constant ».

« Il a vécu 93 ans dans un état d’émerveillement permanent sur l’incroyable potentiel que nous avons de nous relever après nos blessures, notre amertume, nos peurs. »

Clinton raconte que c’est facile de partager ces choses dans un service funèbre, mais « c’est plus dur à mettre en œuvre. »

Peres a du conquérir ses « démons » et ses « déceptions », dit-il.

Il dit que « l’effort monumental qu’il a fourni a rendu son cœur encore plus grand que son cerveau, et ça n’est pas peu dire. »

Cet effort, « j’en suis convaincu, lui a octroyé sa jeunesse permanente », ajoute-t-il.

« Il est parti désormais, laissant derrière lui un exemple puissant.

« Pour le reste de nos vies, quand nos chemins nous mènent sur une impasse, en son honneur, je vous demande d’imaginer Shimon Peres et son sourire lumineux, et d’imaginer.

Clinton à propos de Peres : “il n’a jamais renoncé à qui que ce soit”

L’ancien président américain déclare : ‘Hier, le Premier ministre a fait quelque chose d’impensable » quand il était président. Il a tweeté que c’était « le premier jour d’Israël sans Shimon Peres ».

« Il était le serviteur de la nation. J’ai eu l’honneur de passer 25 de ces années avec lui », raconte-t-il en évoquant les négociations des accords d’Oslo.

« Puis en tant qu’ami. Quelqu’un à écouter, de qui apprendre, et avec qui rire. J’ai toujours admiré sa faculté intarissable à « encaisser les échecs » et à saisir les opportunités.

Clinton dit être honoré de pouvoir s’exprimer à ses obsèques

« Israël l’a vu grandir. D’un petit génie, il est devenu un champion de l’humanité », tout au long de sa longue vie.

La vision de Peres s’est réalisée dit-il.

« Les lendemains qu’il a envisagé, c’est le quotidien du peuple israélien », analyse Clinton.

« Ses détracteurs l’ont souvent accusé de naïveté, d’être un rêveur optimiste. Ils se sont trompés sur la naïveté. Il savait exactement ce qu’il faisait dans son optimisme débordant. Il n’a jamais renoncé à qui que ce soit, à personne. »

« Shimon laissait toujours une porte ouverte », dit Clinton.

Bill Clinton, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Bill Clinton, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

Le président de la Knesset salue la « modestie » de Peres, « notre berger »

« Shimon, vous nous avez enseigné une leçon ide vie importante. Pas seulement sur la longévité », mais sur la façon de vivre une vie riche de sens, déclare Yuli Edelstein qui se réfère à lui en géant.

« Vous nous avez prouvé, encore et encore, à tous ceux qui doutent, combien Israël est grand.

« Nous avons appris de vous à ne jamais abandonner ni désespérer », ajoute Edelestein.

Le président de la Knesset a cité les mots de Peres, qui disait vouloir être un berger.

« Vous étiez notre berger », dit-il.

Netanyahu à Peres : Je t’aimais, nous t’aimions tous

Netanyahu a déclaré qu’il y a deux mois, lui et sa femme se sont rendus au Centre Peres pour la Paix.

« Je ne pense pas l’avoir déjà vu si heureux », dit-il. « C’était l’un de ses rêves devenu réalité. »

« Shimon regardait toujours vers l’avant. Il croyait, tout comme nous, dans le progrès, la science et la technologie. «

Netanyahu dit que ces éléments doivent être utilisés pour faire progresser Israël sur le plan militaire et pour promouvoir la paix, afin que la modernité triomphe sur le « barbarisme » et que le « bien triomphe sur le mal ».

Netanyahu a terminé son éloge funèbre en ces termes : « Je pleure ta perte aujourd’hui. Je t’aimais. Nous t’aimions tous. »

Repose en paix, « cher homme, chef acclamé ».

Netanyahu reconnaissant des mots de Peres lors de la mort de son frère Yoni

Netanyahu dit que ce n’est « pas un secret que nous étions des rivaux politiques », mais des années plus tard nous sommes devenus des amis.

Netanyahu dit qu’il a rencontré d’abord « la ferveur » de Peres dans l’action il y a 40 ans au mont Herzl, à l’enterrement de son frère, Yoni Netanyahu, tué lors du raid d’Entebbe.

Le Premier ministre dit qu’il n’oubliera jamais l’éloge prononcé par Peres.

« C’était la première fois que je le rencontrais, » dit-il. « Mes parents, Qu’ils reposent en paix, mon frère et moi, ont été profondément émus par ses paroles au sujet de Yoni, sur le fonctionnement, sur la connexion à nos ancêtres … et en ce moment, nous avons un lien puissant qui n’a jamais été rompu. »

Netanyahu : Peres était un « grand homme » pour Israël et le monde

« Le peuple d’Israël apprécie beaucoup ce geste qui est représentatif de l’homme de paix, qu’était Shimon Peres, » déclare le Premier ministre qui remercie les dirigeants pour leur présence.

« Vous êtes venus de près et de loin à Jérusalem, capitale d’Israël, pour rendre hommage à Shimon Peres, l’un des pères fondateurs de notre Etat », dit-il en hébreu aux dirigeants du monde.

Il s’agit d’ « un témoignage de son optimisme, pour sa quête de la paix, pour son amour d’Israël », dit Netanyahu en anglais.

« Le peuple d’Israël apprécie profondément l’honneur que vous lui avez témoigné et que vous avez témoigné à l’Etat auquel il a consacré sa vie », ajoute t-il. Peres « a vécu une vie de buts, il a grimpé à des sommets incroyables. »

« Il était un grand homme d’Israël, il était un grand homme du monde. Israël est en deuil, le monde est en deuil. Mais nous, et le monde, voulons trouver dans sa postérité les raisons d’espérer », a dit M. Netanyahu.

Benjamin Netanyahu, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran GPO)
Benjamin Netanyahu, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d’écran GPO)

Rivlin : « des écrits viendront raconter les innombrables montagnes que tu as bougées »

« Tu as réussi à émouvoir jusqu’aux plus têtus des politiciens et adoucir les plus endurcis des cœurs de nos adversaires. Tu as lutté jusqu’à ton dernier souffle pour atteindre l’apogée du rêve sioniste : un état souverain indépendant vivant en paix avec ses voisins, » poursuit Rivlin.

Cependant tu savais également que la vraie paix ne pouvait être atteinte qu’en étant ferme et tu t’assurais de sécuriser la voie menant vers cet objectif.

Peu d’entre nous le comprennent et des écrits viendront raconter les innombrables montagnes que tu as bougées, depuis le jour de la création de l’état d’Israel et jusqu’à aujourd’hui pour garantir notre sécurité et les contours de la qualité de notre armée.

Rivlin : l’état d’Israël ne devrait jamais être tenu pour acquis

« Riez et amusez-vous avec mes rêves, je suis le rêveur qui s’interroge. Amusez-vous parce qu’en l’homme je crois et continue à croire. »

Ainsi écrivit le poète ShaulTchernikhovsky et vous vous êtes amusé, notre cher président, au cours des moments exaltants appelant à l’allégresse, durant les périodes de crise et de difficultés ainsi qu’au cours des petits moments de joie de la vie quotidienne, « parce qu’en l’homme je croirai et continue à croire ».

Comme un seul homme, tu as porté une nation toute entière sur les ailes de l’imagination, sur les ailes d’une vision. « Le « fils courageux » était le pseudonyme que tu t’étais choisi, jeune, à l’image du prophète visionnaire Isaïa.

Et pourtant, tu n’étais pas seulement un visionnaire mais également un homme d’action. Comme toi, je suis né dans le mouvement Sioniste à cette époque décisive entre la vision et la réalisation. J’ai eu la chance de t’avoir à mes côtés en tant que partenaire dans la construction de l’état d’Israël depuis ses toutes premières fondations. Pour nous deux, l’état d’Israël ne devrait jamais être tenu pour acquis. Cependant, et te remerciant grandement, Shimon, pour nos fils et nos filles, pour nos amis oui pour nos adversaires – l’état d’Israël ests un fait indiscutable.

Tu avais cette rare capacité, Shimon, à concevoir ce qui semblait inconcevable et le voyais réalisable. Tes yeux voyaient loin devant alors que tes jambes avaient recouvert de longues distances sur les terres de l’histoire du Judaïsme et du Sionisme.

Tu as toujours marché de l’avant et vers le haut comme l’alpiniste expérimenté qui sécurise son harnais avant de se lancer dans l’ascension des hauts sommets. Ainsi tu vivais ta vie.

Tu commençais par rêver, et seulement lorsque tu pouvais concevoir les aboutissements de l’état d’Israël et les objectifs réalisables, alors tu entamais l’ascension et nous emmenais avec toi vers le nouvel objectif.

Ta conviction dans cette combinaison sacrée entre un leadership éthique et la réalisation de prouesses militaires était ancrée dans le fait qu’Israël devait agir non seulement avec sagesse mais aussi avec justesse, fidèle à ses valeurs en tant qu’état juif et démocratique, démocratiquement et judaïquement.

Mon cher Shimon, tu étais le seul dans l’histoire de l’état d’Israël à avoir occupé les trois fonctions les plus prestigieuses du gouvernement, celle de ministre des Affaires étrangères, celle de ministre de la Défense et celle de ministre des Finances.

Tu es le seul à avoir été à la fois Premier ministre puis président. Ce ne serait pas exagéré de dire que : au-delà de ton sentiment de fierté d’avoir servi comme président de cette grande nation, la bénédiction de t’avoir eu comme président est une fierté pour la nation.

Dans toutes ces fonctions, tu étais notre cerveau, mais au-delà de cela, mon cher ami, tu étais notre cœur, un cœur qui aimait les gens, la terre et l’état. Un cœur qui aimait chaque individu, un cœur qui se souciait de chacun.

Ta foi obstinée dans l’humanité et la bonté des gens – dans la victoire du progrès sur l’ignorance, dans la victoire de l’espoir sur la peur – était ton éternelle fontaine de jouvence. C’était grâce à laquelle tu étais notre éternelle fontaine de jouvence à tous.

L’homme qui pensait que le temps ne s’arrêtait pas. Avec tout cet amour que tu avais pour l’histoire, ce savoir immense en la matière, tu méprisais le fait de te confiner dans le passé ou de te retrancher dans cette notion de justice par soi-même nous privant des nouvelles occasions que les lendemains apportent.

« Le futur est plus important que le passé » disais-tu. « Ce qui s’est passé hier ne m’intéresse pas, seul demain compte », dirais-tu.

L’amour que tu as reçu et qui a transcendé les clivages politiques les dernières années de ta vie-depuis tes partisans et jusqu’à tes adversaires- était l’expression de notre aspiration à tous d’être contaminés par ton optimisme indéfectible. Même lorsque nous n’étions pas d’accord avec toi, nous voulions croire que peut-être tu avais raison.

Crois-moi, ce n’était pas facile de refuser ton optimisme et parfois ton innocence. Qui plus que toi connaissais le lourd tribut de l’innocence et pourtant qui plus que toi croyais le prix de la médiocrité et de la mauvaise fois était plus élevé encore.

Shimon, je vais t’avouer honteusement, à la veille de la nouvelle année juive, Rosh Hashana, devant ta tombe parmi celles des dirigeants de notre nation, que ton pardon doit également être demandé.

Nous demanderons ton pardon. Nous avions le droit de ne pas être d’accord avec toi. Tes adversaires se devaient d’exprimer leur opinion. Cependant, il y a eu des années où la ligne rouge a été franchie au cours de disputes idéologiques et certains mots, certains actes n’avaient pas leur place. Tu as toujours agis en accord avec ce que tu étais persuadé de tout cœur que c’était bien pour le peuple que tu servais.

En tant que président, tu étais pour nous un honnête défenseur. Tu as appris à tant de gens dans le monde à aimer l’état d’Israël et tu nous as enseigné à nous aimer nous-mêmes et pour ainsi dire à voir le bon et le beau dans toute chose.

C’est un jour triste, Shimon, c’est un jour triste. Le voyage de tes rêves ayant vu naissance à Vishneyeva prend fin à Jérusalem, notre capitale, également un rêve devenu réalité. Ta mort est une grande perte personnelle et nationale tout comme elle se révèle être la fin d’une époque, la fin de l’ère des géants ayant vécu l’histoire du mouvement sioniste et de l’état d’Israël.

C’est notre sentiment le plus sincère aujourd’hui. Une sensation de la fin d’une époque de la vie d’une nation, la fin d’un chapitre de nos vies. L’adieu que nous t’adressons est également celui que nous adressons à nous-mêmes.
Lorsque nous voyons les dirigeants du monde-nos amis d’ici et d’ailleurs-venus jusqu’ici pour te rendre un dernier hommage, nous comprenons que non seulement ici mais partout dans le monde, tu seras regretté.

Et tu manques à chacun de nous déjà. Adieu Shimon. L’homme dont « les voies sont aisées et tous les chemins paisibles ». Repose en paix, et agis (au Ciel) en honnête défenseur du peuple d’Israël que tu aimais tant. « Parce que mon âme aspire à la liberté, je ne l’ai pas vendue pour un veau d’or. Parce que je vais également croire en l’homme, en son esprit, en sa force. »

Adieu Monsieur le président.

Reuven Rivlin fait l’éloge de « notre cher frère »

Le président Reuven Rivlin commence le premier éloge.

« Je te parle aujourd’hui pour la dernière fois Shimon », comme d’un président à un autre, comme tu dirais à chaque fois que vous avez appelé à offrir force et de bons conseils.

Alors que je parle, je te cherche des yeux, notre cher frère, notre frère aîné, et tu n’es pas là « , dit-il.

« Aujourd’hui, tu es réuni avec tes pères dans le pays que tu aimais tant, mais tes rêves et tes croyances demeurent. »

Reuven Rivlin, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Reuven Rivlin, le 30 septembre 2016 (crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

Les funérailles de Shimon Peres débutent à Jérusalem

Le cercueil de Peres est transporté dans le cimetière, accompagné d’un cortège de soldats de Tsahal.

Le hazan de l’armée israélienne récite la liturgie traditionnelle. Les panégyriques commenceront sous peu.

Le mont Herzl, où reposent les « grands de la Nation », et une grande partie de Jérusalem seront coupés du reste du monde avant qu’Israël n’entre dans le shabbat, rituel repos hebdomadaire, en fin de journée.

Les obsèques coïncident avec le début des congés des grandes fêtes juives qui font redouter aux autorités un accès de violences palestiniennes.

L’axe routier vital entre Jérusalem et Tel-Aviv sera fermé sur son tronçon entre la ville sainte et l’aéroport international aux heures d’arrivée des délégations en début de matinée et de leur départ en début d’après-midi.

Quatre-vingt-dix délégations de 70 pays sont annoncées, selon le bureau de M. Peres.

Entre 09H30 et 12H30, entre les prières, les rites funéraires juifs et une chanson interprétée par le contre-ténor David D’Or, les trois enfants du défunt, l’écrivain Amos Oz, les plus hauts dirigeants israéliens, le président Obama et l’ancien président américain Bill Clinton diront leur affection et leur admiration.

Amos Oz (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)
Amos Oz (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)

– avec AFP

Pour lire l’hommage de François Hollande à Shimon Peres

Le président français François Hollande est accompagné de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy et de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Avec la disparition de Shimon Peres Israël perd un de ses hommes d'Etat les plus illustres, la paix un de ses plus…

Posted by François Hollande on Tuesday, 27 September 2016

L’hôtel King David de Jérusalem met des clients dehors pour loger des dirigeants mondiaux

La mort de l’ancien président Shimon Peres et la longue liste de dirigeants et de représentants internationaux arrivant pour l’enterrement de vendredi a forcé certains des meilleurs et plus exclusifs hôtels du pays à reloger des clients habituels.

La plupart des dirigeants du monde séjourneront au prestigieux hôtel King David du centre de Jérusalem, qui surplombe la Vieille Ville et le mont Herzl.

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The King David Hotel, Jerusalem (photo credit: Wikimedia Commons)
L’Hôtel King David à Jérusalem (Crédit : Wikimedia Commons)

Pas de sommet Obama, Netanyahu et Abbas, même si les 3 sont à l’enterrement de Peres

Le président américain arrivé vendredi matin se dirigera directement à la cérémonie, et repartira immédiatement après, a déclaré la Maison Blanche.

Abbas doit serrer la main de Netanyahu à la cérémonie, mais rien de plus important n’est prévu, ont déclaré des sources israéliennes.

La participation d’Abbas n’a été confirmée que jeudi soir, après que officiels palestiniens et israéliens aient déclaré qu’il avait demandé à entrer en Israël avec quatre autres officiels palestiniens de haut rang.

Abbas voulait « envoyer un message fort à la société israélienne que les Palestiniens sont pour la paix, et apprécient les efforts d’hommes pacifiques comme Shimon Peres », a déclaré un officiel palestinien.

Abbas et Netanyahu se serrent la main à l’enterrement

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu serre la main du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au cimetière du mont Herzl, indique la Deuxième chaîne.

Shimon Peres appelait Israël à rêver et à innover

L’ancien président Shimon Peres, qui est mort mercredi à l’âge de 93 ans, n’était pas du genre à choisir la solution de facilité, en cherchant toujours de nouvelles idées, que ce soit dans le combat pour la paix ou pour promouvoir de nouvelles technologies.

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L'ancien président Shimon Peres assiste au lancement de la "Mini Coupe du Monde pour la Paix" au stade de Herzliya, le 9 mai 2016. (Crédit : AFP/Ahmad Gharabli)
L’ancien président Shimon Peres assiste au lancement de la « Mini Coupe du Monde pour la Paix » au stade de Herzliya, le 9 mai 2016. (Crédit : AFP/Ahmad Gharabli)

Le cercueil de Peres a quitté la Knesset

Le cercueil de Shimon Peres quitte la Knesset (Crédit : Knesset)
Le cercueil de Shimon Peres quitte la Knesset (Crédit : Knesset)

Le maire de Jérusalem, NIr Barkat, est arrivé

Un accord antidaté avec un Premier ministre français renversé : comment Peres a obtenu la dissuasion nucléaire d’Israël

L’histoire du consentement de Paris pour construire un réacteur à plutonium pour l’Etat juif il y a 60 ans illustre la capacité du jeune et infatigable Shimon Peres à réussir ce qui semblait impossible.

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Shimon Peres et David Ben Gurion visitent le réacteur nucléaire de Dimona, dans le sud d'Israël. (Crédit : archives du ministère de la Défense)
Shimon Peres et David Ben Gurion visitent le réacteur nucléaire de Dimona, dans le sud d’Israël. (Crédit : archives du ministère de la Défense)

Peres, l’homme de paix qui a fait d’Israël une puissance militaire

En apportant avions de combat et, paraît-il, armes nucléaires à l’Etat juif, Shimon Peres a donné au minuscule pays des outils pour survivre.

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Shimon Peres, alors Premier ministre, rencontre la brigade Nahal, le 16 octobre 1986. (Crédit : Gil Neeh/Bamahane/archives du ministère de la Défense)
Shimon Peres, alors Premier ministre, rencontre la brigade Nahal, le 16 octobre 1986. (Crédit : Gil Neeh/Bamahane/archives du ministère de la Défense)

Des milliers de personnel d’urgence déployés pour l’enterrement de Peres

Des milliers d’officiers de police, des centaines d’agents du service de sécurité du Shin Bet, des centaines de personnel du service médical de sécurité Magen David Adom (MDA) et deux hôpitaux travailleront aujourd’hui pour s’assurer que les cérémonies pour l’enterrement de Shimon Peres à Jérusalem se déroulent sans incident, ont déclaré des officiels.

Avec les représentants de plus de 70 pays dans le monde participant, l’enterrement représente l’une des plus importantes opérations de sécurité dans l’histoire du pays, selon des officiels de la police, du Shin Bet et MDA.

La police définit les zones principales comme l’aéroport international Ben Gourion, à travers lequel des centaines d’officiels étrangers vont entrer dans le pays ; le Centre Peres pour la Paix à Jaffa, les hôtels dans lesquels les personnalités séjourneront ce soir ; le mont Herzl où Peres sera enterré.

Le Shin Bet déclare être responsable spécifiquement de garder « plus de 60 personnes d’Israël et du reste de monde, y compris 20 présidents, 15 ministres des Affaires étrangères, cinq chefs d’état et des personnalités des différents pays qui viennent représenter leur nation à l’enterrement ».

— Judah Ari Gross

Mirvis fait partie de la délégation britannique pour l’enterrement de Peres

Le rabbin en chef Ephraim Mirvis et le chef du Conseil des Assistants des Juifs britanniques Jonathan Arkush font partie de la délégation officielle britannique pour l’enterrement de Shimon Peres.

Arkush qualifie la décision « de marque significative de reconnaissance pour notre communauté ».

There will be countless tributes to Shimon Peres over the coming days, but I fear that few, if any, will adequately…

Posted by Chief Rabbi Mirvis on Tuesday, 27 September 2016

La délégation inclut également le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et le prince Charles. Johnson sera le plus important membre du gouverneur britannique dans la délégation, puisque la première conférence en tant que chef du Parti Conservateur de la Première ministre Theresa May commence dimanche.

Les anciens Premiers ministres Tony Blair, David Cameron et Gordon Brown participeront également à la cérémonie sur le mont Herzl.

Abbas sera assis près de Federica Mogherini

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas sera assis dans la première rangée à l’enterrement, à côté de la chef de la politique étrangère de l’UE Federica Mogherini et d’un représentant de la COGAT.

Sameh Choukri est arrivé à Ben Gurion

Le ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, mène la délégation égyptienne pour assister aux funérailles.

Obama est arrivé en Israël pour les obsèques de Peres

Le président américain Barack Obama est arrivé vendredi matin à Tel-Aviv pour participer à Jérusalem aux obsèques du prix Nobel de la paix et ancien président israélien Shimon Peres, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’avion présidentiel Air Force One, à bord duquel se trouvait également le secrétaire d’Etat américain John Kerry, s’est posé peu après 8H00 à l’aéroport international Ben Gurion, à une dizaine de kilomètres à l’est de Tel-Aviv.

Le gouverneur de New York Cuomo a déclaré qu’il ne participera pas à l’enterrement de Shimon Peres à Jérusalem ce matin, à cause de l’accident de train à Hoboken, dans le New Jersey.

Au moins une personne a été tuée et plus d’une centaine de personnes ont été blessées lorsqu’un train a percuté la gare à l’heure de pointe le matin.

Cuomo devait se joindre aux dizaines de dignitaires et chefs d’état internationaux qui participeront au service de ce matin sur le mont Herzl à Jérusalem.

– AFP

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Le président français François Hollande est accompagné de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy et de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

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Posted by François Hollande on Tuesday, 27 September 2016