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Tel Aviv : Les pro-refonte veulent être protégés de la Cour et les « soldats réfractaires »

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Des Israéliens de droite rassemblés pour soutenir les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)
Des Israéliens de droite rassemblés pour soutenir les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)

Parmi les manifestants favorables à la refonte rassemblés rue Kaplan, à Tel Aviv, Galit, 56 ans, originaire de Jaffa, porte une pancarte sur laquelle on peut lire : « Protégez-moi de la Haute Cour de justice ».

Elle explique que « la dictature aujourd’hui, ce sont 15 personnes non-élues », en référence aux juges de la Cour suprême, « qui décident pour moi ».

Galit rend la Haute Cour responsable de l’attentat terroriste de 2004 qui a coûté la vie à la famille Hatuel dans l’ancienne implantation de Gush Katif, à Gaza. Faisant référence aux ordonnances empêchant la destruction de maisons utilisées par des terroristes qu’un ancien ministre de la Justice du Likud avait liées à l’attentat, elle déclare : « Il y a des choses dans lesquelles la Haute Cour n’a pas à s’impliquer ».

Galit refuse de donner son nom de famille, car elle craint les représailles des personnes qui ne sont pas d’accord avec ses opinions politiques.

« J’ai une entreprise à Tel Aviv à laquelle je dois penser », dit-elle.

Pour illustrer son propos, Galit est interrompue par une femme plus âgée qui passe par là et lui demande : « Pourquoi pensez-vous avoir besoin d’être protégée de la Haute Cour ? », en référence à sa pancarte.

Les deux femmes se mettent alors à scander « Honte » l’une contre l’autre.

Elles sont rapidement étouffées par l’ensemble de la foule, qui se met à scander « La nation exige une refonte judiciaire ».

Les organisateurs annoncent une participation de 200 000 personnes. Selon la Treizième chaîne et la chaîne publique israélienne Kan, quelque 50 000 personnes se rassemblent sur place, un chiffre similaire à celui des manifestants contre la réforme judiciaire à Jérusalem, tandis que la Douzième chaîne parle de 100 000 personnes.

Sur les pancartes d’autres manifestants, on peut lire « Bibi, sans réforme, il n’y a pas d’aile droite » et « Protégez Tsahal – ça suffit avec les réfractaires à l’armée ! ».

Des manifestants de droite organisant une manifestation en faveur de la refonte judiciaire, rue Kaplan à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

« Je parie que les studios de médias disent qu’il n’y a que quelques dizaines de milliers de personnes. Nous sommes habitués à ce mensonge », déclare à la foule la ministre des Transports Miri Regev, du parti au pouvoir, le Likud.

Elle affirme également que le remaniement judiciaire fait partie d’un processus de lutte contre la discrimination à l’égard des Juifs séfarades.

« Arrêtez les conneries », crie-t-elle en anglais.

« Disons la vérité : ils cherchent à maintenir leur place, leur élitisme. Et nous, nous nous occupons de la diversité », dit-elle en s’attaquant aux opposants à la refonte.

Un grand nombre de manifestants sont visiblement religieux, et beaucoup disent qu’ils ont été amenés à Tel Aviv par bus depuis les implantations de Cisjordanie.

Un groupe d’étudiants de yeshiva est assis rue Kaplan, s’installant avec des tasses de café qu’ils préparent sur des brûleurs de camping.

Malkieli, 21 ans, originaire de l’implantation de Yakir en Cisjordanie, explique qu’il était important pour lui de venir au rassemblement pour faire entendre son point de vue.

« Toute cette histoire a commencé parce que certaines personnes sont plus égales que d’autres. Parce que je vis en Samarie, mes paroles n’ont pas d’importance. Ils peuvent annuler ce que je pense », explique Malkieli, en utilisant un terme biblique pour désigner une partie de la Cisjordanie.

« Nous sommes ici pour exprimer cela », ajoute-t-il, en faisant un geste vers le groupe d’étudiants de la yeshiva qui ont voyagé avec lui dans le bus depuis Kiryat Arba.

Malikieli refuse également de donner son nom de famille ou de montrer son visage, expliquant qu’il a « peur ».

« Il y a des voix qui ne sont pas très bonnes en ce moment. Je crains qu’elles ne déforment mes propos. »

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