Israël en guerre - Jour 200

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Gantz s’entretient avec le chef de l’armée ; Lapid avec le chef du Shin Bet

L'opposition et la coalition rejettent l'offre de compromis de la Histadrout ; « Vous avez détruit Israël » : l’opposition dénonce la coalition lors du débat final sur le premier projet de loi de la refonte ; Halevi : L’armée a été entraînée dans le débat politique

  • Le député Simcha Rothman, chef de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice, lors d'une discussion et d'un vote sur le projet de loi sur le caractère raisonnable à Jérusalem, le 23 juillet 2023 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Le député Simcha Rothman, chef de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice, lors d'une discussion et d'un vote sur le projet de loi sur le caractère raisonnable à Jérusalem, le 23 juillet 2023 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Des dizaines de milliers de manifestants entrant dans Jérusalem, au terme d'une marche de plusieurs jours qui a débuté à Tel Aviv pour protester contre la loi de réforme judiciaire du gouvernement avant le vote de la première loi de ce type à la Knesset, sous le pont des accords à l'entrée de la capitale, le 22 juillet 2023. (Crédit :  Capture d'écran de la Treizième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
    Des dizaines de milliers de manifestants entrant dans Jérusalem, au terme d'une marche de plusieurs jours qui a débuté à Tel Aviv pour protester contre la loi de réforme judiciaire du gouvernement avant le vote de la première loi de ce type à la Knesset, sous le pont des accords à l'entrée de la capitale, le 22 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran de la Treizième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
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Des manifestants portant un grand drapeau israélien alors qu'ils marchent vers Jérusalem, au cours d'une marche de plusieurs jours qui a commencé à Tel Aviv pour protester contre la législation de refonte judiciaire du gouvernement avant un vote sur la première loi de ce type à la Knesset,  le 22 juillet 2023. (Crédit :  Hazem Bader/AFP)
    
Des manifestants portant un grand drapeau israélien alors qu'ils marchent vers Jérusalem, au cours d'une marche de plusieurs jours qui a commencé à Tel Aviv pour protester contre la législation de refonte judiciaire du gouvernement avant un vote sur la première loi de ce type à la Knesset, le 22 juillet 2023. (Crédit : Hazem Bader/AFP)
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Des dizaines de milliers de manifestants brandissant des drapeaux israéliens alors qu'ils marchent vers Jérusalem, lors d'une marche de plusieurs jours qui a débuté à Tel Aviv pour protester contre la loi de réforme judiciaire du gouvernement avant le vote de la première loi de ce type à la Knesset, le 22 juillet 2023. (Crédit :  Menahem Kahana/AFP)
    
Des dizaines de milliers de manifestants brandissant des drapeaux israéliens alors qu'ils marchent vers Jérusalem, lors d'une marche de plusieurs jours qui a débuté à Tel Aviv pour protester contre la loi de réforme judiciaire du gouvernement avant le vote de la première loi de ce type à la Knesset, le 22 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
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Des militants contre la réforme judiciaire marchant sur la Route 1 près de l'entrée de Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    
Des militants contre la réforme judiciaire marchant sur la Route 1 près de l'entrée de Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
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Des dizaines de milliers de manifestants anti-refonte judiciaire approchant de Jérusalem, le 22 juillet 2023 (Crédit : Times of Israel)
    
Des dizaines de milliers de manifestants anti-refonte judiciaire approchant de Jérusalem, le 22 juillet 2023 (Crédit : Times of Israel)
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Les opposants à la réforme judiciaire marchant vers la Knesset, à Jérusalem le long de la Route 1, le 22 juillet 2023. (Crédit :  Roby Yahav)
    
Les opposants à la réforme judiciaire marchant vers la Knesset, à Jérusalem le long de la Route 1, le 22 juillet 2023. (Crédit : Roby Yahav)
  • Des manifestants anti-refonte marchant sur la Route 1 près d'Abu Ghosh, dans le cadre des manifestations contre la refonte judiciaire du gouvernement, le 22 juillet 2023. (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
    Des manifestants anti-refonte marchant sur la Route 1 près d'Abu Ghosh, dans le cadre des manifestations contre la refonte judiciaire du gouvernement, le 22 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
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Des Israéliens marchant sur la Route 1 en direction de Jérusalem près du moshav Shoresh, dans le cadre des manifestations contre les projets du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de remanier le système judiciaire, le 21 juillet 2023. (Crédit :  AP Photo/Ohad Zwigenberg)
    
Des Israéliens marchant sur la Route 1 en direction de Jérusalem près du moshav Shoresh, dans le cadre des manifestations contre les projets du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de remanier le système judiciaire, le 21 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)
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Les opposants à la réforme du système judiciaire marchant vers la Knesset, à Jérusalem le long de la Route 1, 22 juillet 2023 (Crédit :  Aviv Hassidov)
    
Les opposants à la réforme du système judiciaire marchant vers la Knesset, à Jérusalem le long de la Route 1, 22 juillet 2023 (Crédit : Aviv Hassidov)
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Des manifestants brandissant des drapeaux nationaux israéliens, lors d'une marche de plusieurs jours de Tel Aviv à Jérusalem pour protester contre le projet de loi du gouvernement sur la réforme judiciaire avant un vote au Parlement alors qu'ils marchent sur l'autoroute près de la ville de Mevasseret Zion, le 22 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
    
Des manifestants brandissant des drapeaux nationaux israéliens, lors d'une marche de plusieurs jours de Tel Aviv à Jérusalem pour protester contre le projet de loi du gouvernement sur la réforme judiciaire avant un vote au Parlement alors qu'ils marchent sur l'autoroute près de la ville de Mevasseret Zion, le 22 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
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Shikma Bressler, drapeau à la main, marchant à la jonction Hemed en direction de Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : Roby Yahav)
    
Shikma Bressler, drapeau à la main, marchant à la jonction Hemed en direction de Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : Roby Yahav)
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Des dizaines de milliers de manifestants anti-refonte approchent, à Jérusalem, 22 juillet 2023. (Crédit :  Times of Israel)
    
Des dizaines de milliers de manifestants anti-refonte approchent, à Jérusalem, 22 juillet 2023. (Crédit : Times of Israel)
  • Des militants anti-refonte assistant à une prière spéciale au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Des militants anti-refonte assistant à une prière spéciale au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Benny Gantz assiste à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    Benny Gantz assiste à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Benny Gantz assistant à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Benny Gantz assistant à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Gantz s’entretient avec Herzi Halevi ; Lapid avec Ronen Bar

De rares réunions ont lieu entre les principaux dirigeants de l’opposition et les chefs de la sécurité, avec l’approbation du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministre de la Défense Yoav Gallant. Le chef du parti Hamakhane Hamalakhti, Benny Gantz, rencontre le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, tandis que le chef de l’opposition, Yair Lapid, s’entretient avec le chef du Shin Bet, Ronen Bar.

Gantz rencontre Halevi pour recevoir un briefing sur la situation au sein de l’armée, qui a été secouée par le refus de plus de 10 000 réservistes – dont des centaines de pilotes de chasse – de continuer leur service volontaire pour protester contre la refonte judiciaire du gouvernement.

Après la réunion, Gantz, ancien ministre de la Défense, déclare : « La situation sécuritaire est très préoccupante et nécessite une attention et des décisions stratégiques sur plusieurs fronts. Le Premier ministre doit convoquer une réunion du cabinet de sécurité pour comprendre le sens de la législation [de la refonte] pour Tsahal avant que le projet de loi ne soit adopté. Cela vaut également pour la nécessité de convoquer la commission des Affaires étrangères et de la Défense. La réunion de ce soir a souligné encore plus la nécessité d’éviter les mouvements unilatéraux. »

Gantz promet que même si le projet de loi sur le caractère raisonnable finit par être adopté, « nous l’annulerons, tôt ou tard ».

Après la rencontre de Lapid avec Bar, le chef du parti centriste Yesh Atid dit avoir reçu un briefing de la sécurité sur les menaces « de l’intérieur et de l’extérieur », et a souligné son inquiétude quant à la cohésion nationale.

« Nous avons la responsabilité conjointe de sauvegarder la sécurité nationale et l’unité nationale. »

Plusieurs manifestants pro-refonte bloquent l’autoroute Ayalon ; une arrestation

Plusieurs manifestants pro-refonte bloquent l’autoroute Ayalon de Tel-Aviv pendant un court instant avant que la police ne les dégage de la route, arrêtant l’un d’entre eux.

La route, qui a maintenant été rouverte, a été pendant des mois fréquemment bloquée par des manifestants opposés au plan de refonte gouvernemental.

Tomer Bar : maintenir l’unité dans l’armée et préserver sa préparation au combat

Le chef de l'armée de l'air, le major général Tomer Bar (à droite), prend la parole lors d'une cérémonie à la base aérienne de Nevatim, dans le sud d'Israël, à côté du chef sortant de la base, Brig. Général Gilad Keinan, le 23 juillet 2023. (Crédit : armée israélienne)
Le chef de l'armée de l'air, le major général Tomer Bar (à droite), prend la parole lors d'une cérémonie à la base aérienne de Nevatim, dans le sud d'Israël, à côté du chef sortant de la base, Brig. Général Gilad Keinan, le 23 juillet 2023. (Crédit : armée israélienne)

Le chef de l’armée de l’air israélienne, le major-général Tomer Bar, a déclaré que le « défi » de maintenir l’unité dans l’armée et de préserver son niveau de préparation au combat est la principale tâche, alors que les protestations contre la refonte judiciaire secouent les rangs de l’armée.

« Le défi de la compétence et de la cohésion parmi nos militaires est au cœur du métier [de l’armée de l’air], au cœur de l’objectif de Tsahal », a déclaré Bar lors d’une cérémonie de passation de commandement pour la base aérienne de Nevatim dans le sud d’Israël.

« Ces derniers jours, il y a eu des appels vers nous, ceux qui portaient l’uniforme. A cette occasion, je me tourne vers vous, mon peuple, rappelez-vous qui nous sommes, rappelez-vous pourquoi nous nous levons le matin. Même quand c’est difficile, la nation sait qui nous sommes, l’État sait pourquoi nous nous levons le matin », dit-il.

« Les défis qui nous attendent sont importants, avec toutes les branches de Tsahal, nous saurons comment agir dans chaque scénario et chaque arène », a déclaré Bar, ajoutant que l’armée de l’air est « forte et capable ».

Shaked s’exprime sur la refonte et le cas Aryeh Deri

La ministre de l'Intérieur Ayelet Shaked, cheffe de la faction d'Esprit sioniste, lors d'une conférence de presse à Hamacabia à Ramat Gan, le 21 août2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
La ministre de l'Intérieur Ayelet Shaked, cheffe de la faction d'Esprit sioniste, lors d'une conférence de presse à Hamacabia à Ramat Gan, le 21 août2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

L’ancienne ministre de la Justice, Ayelet Shaked, plaide pour un compromis sur la refonte judiciaire, déclarant à la Douzième chaîne : « Ce pays est un miracle. Allons-nous tout jeter pour [une dispute sur] la « raisonnabilité » ? »

Shaked note que le chef du Shas, Aryeh Deri, a été empêché de servir en tant que ministre dans la coalition actuelle, non seulement parce que la Haute Cour a jugé sa nomination « déraisonnable à l’extrême », compte tenu de son passé criminel multirécidiviste, mais aussi en raison du concept juridique d’estoppel – puisque les juges ont estimé qu’il avait induit les tribunaux en erreur sur le fait qu’il était sur le point de quitter la vie publique.

Le cas de Deri montre qu’il existe de nombreuses autres mesures au-delà de la « raisonnabilité » que les tribunaux peuvent utiliser pour se prémunir contre des décisions gouvernementales et ministérielles intenables, dit-elle.

Elle soutient également que Deri, qui est très proche du Premier ministre Netanyahu, est particulièrement capable de contribuer à trouver une sortie de crise.

Shaked, dont le mari est pilote, souligne que « l’armée israélienne doit être sacrée » et doit être tenue à l’écart du débat politique.

Elle dit que les membres de l’armée de l’air, dont certains sont âgés de 50 ans et se lèvent à 5 heures du matin une fois par semaine pour accomplir leur service volontaire, « sont déchirés de l’intérieur » et « c’est déchirant ».

« Quelque chose de plus calibré peut être fait » concernant la législation, dit-elle.

Elle dit que le ministre de la Justice, Yariv Levin (Likud), « peut nommer des juges conservateurs sans déchirer le pays », en utilisant le comité de sélection judiciaire actuel. Elle dit qu’elle a pu le faire pendant les quatre années où elle a été ministre de la Justice.

Elle dit que le paquet de réformes législatives, tel qu’il a été présenté pour la première fois par Levin début janvier, « était extrême ; cela a terrifié une grande partie du public. »

Herzog a fini son entretien avec Lapid, va rencontrer Gantz

Le président Isaac Herzog a terminé sa rencontre avec le chef de l’opposition Yair Lapid, selon son bureau.

Herzog s’entretiendra plus tard dans la soirée avec le député Benny Gantz, chef du parti d’opposition Unité nationale.

Amichai Eliyahu : « Nous avons 64 mandats qui exigent une réforme judiciaire »

Amichai Eliyahu, député d'Otzma Yehudit, prend la parole à la Knesset le 6 décembre 2022. (Crédit : Noam Moskowitz/Knesset)
Amichai Eliyahu, député d'Otzma Yehudit, prend la parole à la Knesset le 6 décembre 2022. (Crédit : Noam Moskowitz/Knesset)

Le ministre du Patrimoine, Amichai Eliyahu (Otzma Yehudit), a déclaré à la foule pro-refonte de Tel Aviv que la coalition prévoyait d’utiliser sa majorité à la Knesset pour faire passer des changements judiciaires.

« Nous avons 64 mandats qui ne veulent pas renoncer au système judiciaire. Nous avons 64 mandats qui exigent une réforme judiciaire », dit-il, faisant référence au nombre de sièges que la coalition détient au sein du parlement de 120 membres.

« Nous disons au parti politique de la Haute Cour de justice… nous ne voulons pas de votre caractère raisonnable », ajoute Eliyahu.

« Ils sont gênés par nos origines, mais nous sommes fiers de nos origines », poursuit-il.

« Dans quelle démocratie dans le monde les pilotes [ont-ils le pouvoir d’arrêter un gouvernement], dans quelle démocratie dans le monde y a-t-il une différence entre les manifestants de droite et de gauche ? »

Smotrich assure vouloir le dialogue tout en avançant dans la refonte radicale

Le ministre des Finances et leader de Hatzionout HaDatit Bezalel Smotrich dirigeant une réunion de sa faction à la Knesset, à Jérusalem, le 1er mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances et leader de Hatzionout HaDatit Bezalel Smotrich dirigeant une réunion de sa faction à la Knesset, à Jérusalem, le 1er mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lors d’un grand rassemblement de partisans de la coalition à Tel-Aviv, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a déclaré que la coalition approuverait « si Dieu le veut » le projet de loi du gouvernement visant à limiter drastiquement l’utilisation par la Haute Cour de la règle du « caractère raisonnable », tout en assurant que le gouvernement était également « prêt à écouter » ceux qui s’y opposent.

« Nous poursuivons avec cette législation car c’est l’essence de la démocratie et, en parallèle, nous essayons de trouver une voie de dialogue », a déclaré Smotrich, qui dirige le parti d’extrême droite HaTsionout HaDatit, dans un discours qui se voulait conciliant tout en soulignant dans le même temps sa détermination à faire adopter des changements juridiques radicaux.

« Demain, si Dieu le veut, à la Knesset d’Israël, nous adopterons à une large majorité la loi d’amendement du caractère raisonnable, qui permettra au gouvernement israélien et aux responsables élus par le peuple de mettre en œuvre des politiques et de renforcer l’État d’Israël, la sécurité d’Israël, l’économie d’Israël et l’identité juive du pays », poursuit Smotrich.

S’adressant aux opposants de la refonte judiciaire, le ministre des Finances dit qu’il compatit à « votre douleur, votre véritable peur et votre peur pour l’État d’Israël », car, a-t-il expliqué, il avait ressenti des sentiments similaires lorsque le gouvernement ne l’écoutait pas au moment de la signature des accords d’Oslo et du désengagement de Gaza.

« Je promets de me comporter différemment, d’écouter, de parler, de faire beaucoup d’efforts pour que nous restions un seul peuple », a assuré le ministre ultra-nationaliste.

« Je vous dis maintenant à propos de l’avenir, que pour que nous puissions continuer à vivre ensemble ici dans l’État d’Israël, nous sommes prêts pour un vrai dialogue avec un cœur ouvert et disposé et avec une volonté de compromis et de concessions de tous les côtés afin qu’en fin de compte, nous puissions calmer les choses et poursuivre ensemble l’effort sioniste pour protéger notre pays, que nous aimons tous et dont nous nous soucions tous. »

Arnon Bar-David : « Les écarts ne sont pas grands »

Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, déclarant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, déclarant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Après le rejet de sa proposition de compromis a été rejetée par le parti au pouvoir, le Likud, et les leaders de la contestation, le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, appelle à des efforts pour continuer à parvenir à un accord.

« Les écarts ne sont pas grands. Il est possible de faire cela pour le peuple d’Israël », dit-il dans un communiqué.

Il ajoute qu’il est en contact avec le président Isaac Herzog, le cabinet du Premier ministre, les dirigeants de l’opposition et « toutes les personnalités concernées ».

« J’appelle tout le monde à comprendre la gravité de l’heure et à se rappeler que nous n’avons pas d’autre pays », a déclaré le dirigeant du puissant syndicat.

Bar-David n’évoque pas la possibilité d’une grève générale, que les opposants à la refonte l’ont exhorté à déclarer.

Un millier de manifestants anti-refonte sur le pont de Brooklyn à New York

Des militants israéliens opposés à la réforme du système judiciaire défilant sur le pont de Brooklyn, à New York, le 23 juillet 2023. (Crédit : UnXeptable)
Des militants israéliens opposés à la réforme du système judiciaire défilant sur le pont de Brooklyn, à New York, le 23 juillet 2023. (Crédit : UnXeptable)

Des centaines de manifestants israéliens et de sympathisants américains traversent le pont de Brooklyn à New York pour protester contre la réforme du système judiciaire du gouvernement.

Les manifestants traversent le pont, emblème de la ville, en arborant des drapeaux israéliens et en scandant « Démocratie ».

La manifestation a été organisée par le groupe d’activistes israéliens UnXeptable. De nombreux manifestants portent des tee-shirts représentant des groupes de protestation israéliens.

Les organisateurs affirment que plus de 1 000 personnes manifestent en soutien aux manifestants israéliens, notamment la marche vers Jérusalem de la semaine dernière. Le chef de l’arrondissement de Manhattan, Mark Levine, l’un des principaux élus juifs de la ville, fait partie des manifestants.

« Nous voyons nos familles et nos amis marcher dans la chaleur, se battre pour la démocratie israélienne et pour notre avenir à tous, et nous voulons leur envoyer de la force d’ici », déclare Shany Granot-Lubaton, l’une des principales organisatrices de manifestations israéliennes à New York. « Nous ne laisserons pas ce gouvernement corrompu déchirer le peuple d’Israël et de la Diaspora. Israël ne sera pas une dictature. »

Les militants de New York et d’autres villes des États-Unis et d’ailleurs organisent régulièrement des rassemblements depuis que le gouvernement a annoncé son programme de réforme judiciaire en janvier. Il y a quelques semaines, ils avaient organisé une manifestation devant la Statue de la Liberté, et d’autres événements ont eu lieu devant le consulat d’Israël et lors d’apparitions de ministres israéliens dans la région.

Reuven Rivlin parmi les orateurs lors d’un rassemblement anti-refonte à la Knesset

Des militants anti-refonte près de la Cour suprême et de la Knesset, à Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Des militants anti-refonte près de la Cour suprême et de la Knesset, à Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Alors que les manifestants en faveur de la refonte judiciaire se rassemblent à Tel Aviv, les opposants manifestent à l’extérieur de la Knesset à Jérusalem alors que les députés délibèrent sur le projet de loi du « caractère raisonnable » à l’intérieur avant les derniers votes.

« Nous n’avons pas légiféré sur une constitution… [mais] nous savions que nous avions une Cour suprême qui viendrait interpréter toutes nos lois conformément à une ‘constitution’ qui a été écrite un jour – la Déclaration d’Indépendance », a déclaré l’ancien président Reuven Rivlin à la foule.

Parmi les autres orateurs, l’ancien président de la Cour suprême, Aharon Barak, s’est adressé à la manifestation à distance.

« Cette situation va continuer à empirer, jusqu’à ce qu’un grave désastre national s’abatte sur Israël », a déclaré Barak.

Tel Aviv : Les pro-refonte veulent être protégés de la Cour et les « soldats réfractaires »

Des Israéliens de droite rassemblés pour soutenir les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)
Des Israéliens de droite rassemblés pour soutenir les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Ariel Schalit/AP Photo)

Parmi les manifestants favorables à la refonte rassemblés rue Kaplan, à Tel Aviv, Galit, 56 ans, originaire de Jaffa, porte une pancarte sur laquelle on peut lire : « Protégez-moi de la Haute Cour de justice ».

Elle explique que « la dictature aujourd’hui, ce sont 15 personnes non-élues », en référence aux juges de la Cour suprême, « qui décident pour moi ».

Galit rend la Haute Cour responsable de l’attentat terroriste de 2004 qui a coûté la vie à la famille Hatuel dans l’ancienne implantation de Gush Katif, à Gaza. Faisant référence aux ordonnances empêchant la destruction de maisons utilisées par des terroristes qu’un ancien ministre de la Justice du Likud avait liées à l’attentat, elle déclare : « Il y a des choses dans lesquelles la Haute Cour n’a pas à s’impliquer ».

Galit refuse de donner son nom de famille, car elle craint les représailles des personnes qui ne sont pas d’accord avec ses opinions politiques.

« J’ai une entreprise à Tel Aviv à laquelle je dois penser », dit-elle.

Pour illustrer son propos, Galit est interrompue par une femme plus âgée qui passe par là et lui demande : « Pourquoi pensez-vous avoir besoin d’être protégée de la Haute Cour ? », en référence à sa pancarte.

Les deux femmes se mettent alors à scander « Honte » l’une contre l’autre.

Elles sont rapidement étouffées par l’ensemble de la foule, qui se met à scander « La nation exige une refonte judiciaire ».

Les organisateurs annoncent une participation de 200 000 personnes. Selon la Treizième chaîne et la chaîne publique israélienne Kan, quelque 50 000 personnes se rassemblent sur place, un chiffre similaire à celui des manifestants contre la réforme judiciaire à Jérusalem, tandis que la Douzième chaîne parle de 100 000 personnes.

Sur les pancartes d’autres manifestants, on peut lire « Bibi, sans réforme, il n’y a pas d’aile droite » et « Protégez Tsahal – ça suffit avec les réfractaires à l’armée ! ».

Des manifestants de droite organisant une manifestation en faveur de la refonte judiciaire, rue Kaplan à Tel Aviv, le 23 juillet 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

« Je parie que les studios de médias disent qu’il n’y a que quelques dizaines de milliers de personnes. Nous sommes habitués à ce mensonge », déclare à la foule la ministre des Transports Miri Regev, du parti au pouvoir, le Likud.

Elle affirme également que le remaniement judiciaire fait partie d’un processus de lutte contre la discrimination à l’égard des Juifs séfarades.

« Arrêtez les conneries », crie-t-elle en anglais.

« Disons la vérité : ils cherchent à maintenir leur place, leur élitisme. Et nous, nous nous occupons de la diversité », dit-elle en s’attaquant aux opposants à la refonte.

Un grand nombre de manifestants sont visiblement religieux, et beaucoup disent qu’ils ont été amenés à Tel Aviv par bus depuis les implantations de Cisjordanie.

Un groupe d’étudiants de yeshiva est assis rue Kaplan, s’installant avec des tasses de café qu’ils préparent sur des brûleurs de camping.

Malkieli, 21 ans, originaire de l’implantation de Yakir en Cisjordanie, explique qu’il était important pour lui de venir au rassemblement pour faire entendre son point de vue.

« Toute cette histoire a commencé parce que certaines personnes sont plus égales que d’autres. Parce que je vis en Samarie, mes paroles n’ont pas d’importance. Ils peuvent annuler ce que je pense », explique Malkieli, en utilisant un terme biblique pour désigner une partie de la Cisjordanie.

« Nous sommes ici pour exprimer cela », ajoute-t-il, en faisant un geste vers le groupe d’étudiants de la yeshiva qui ont voyagé avec lui dans le bus depuis Kiryat Arba.

Malikieli refuse également de donner son nom de famille ou de montrer son visage, expliquant qu’il a « peur ».

« Il y a des voix qui ne sont pas très bonnes en ce moment. Je crains qu’elles ne déforment mes propos. »

Gantz ne travaillera pas à l’annulation de réformes adoptées dans le cadre d’un accord

Le chef de HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, lors d'une conférence de presse, à la Knesset, le 19 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, lors d'une conférence de presse, à la Knesset, le 19 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, a lancé un appel au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour qu’il reprenne les négociations sur la réforme du système judiciaire, sous la médiation du président Isaac Herzog.

Dans une déclaration vidéo, Gantz affirme qu’il est déterminé à parvenir à un accord sur la limitation des pouvoirs du pouvoir judiciaire en matière d’examen du « caractère raisonnable » des décisions gouvernementales et sur le reste de la refonte proposée par la coalition. Il s’engage à ce que toute législation adoptée à la Knesset soit en vigueur après les prochaines élections, ce qui implique qu’il ne cherchera pas à l’annuler à l’avenir.

« Mais si nous ne parvenons pas à un accord, lors de la prochaine Knesset, cette législation deviendra une tache temporaire dans l’histoire d’Israël », ajoute-t-il.

Herzog termine sa réunion avec Netanyahu et parlera avec Lapid plus tard ce soir

Le Premier ministre de l'époque, Yaïr Lapid, et le président Isaac Herzog lors d'un service commémoratif marquant les 27 ans de l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, au cimetière du mont Herzl, à Jérusalem, le 6 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le Premier ministre de l'époque, Yaïr Lapid, et le président Isaac Herzog lors d'un service commémoratif marquant les 27 ans de l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, au cimetière du mont Herzl, à Jérusalem, le 6 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le président Isaac Herzog a terminé sa rencontre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’hôpital Sheba à Ramat Gan, a annoncé son bureau.

Herzog rencontrera plus tard dans la soirée le chef de l’opposition Yaïr Lapid, selon un communiqué du bureau du président.

Des milliers de partisans rassemblés à Tel Aviv, appelant à poursuivre la refonte

Matan Peleg, l'un des organisateurs d'un rassemblement en faveur de la refonte à Tel Aviv, s'adressant à la Douzième chaîne, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne)
Matan Peleg, l'un des organisateurs d'un rassemblement en faveur de la refonte à Tel Aviv, s'adressant à la Douzième chaîne, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne)

Des milliers de partisans du gouvernement se sont rassemblés rue Kaplan à Tel Aviv, appelant à l’adoption d’une loi dans le cadre de la refonte judiciaire malgré la pression croissante exercée sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour qu’il ne permette pas l’approbation d’un projet de loi sans un large accord.

Matan Peleg, l’un des organisateurs du rassemblement en faveur de la réforme, estime que les partisans de la refonte « ont fait preuve d’une retenue historique ».

« On ne peut pas faire s’effondrer un camp entier », explique-t-il à la Douzième chaîne.

Il déplore que la majeure partie du paquet initial de réformes ait été stoppée.

« La seule chose dont ils parlent aujourd’hui, c’est de limiter le ‘caractère raisonnable’. (…) S’ils n’accordent même pas cela au camp nationaliste, nous entrerons dans une spirale que tout le monde regrettera. Personne ne le souhaite », poursuit Peleg.

« Si le projet de loi n’est pas adopté, il reflétera la tyrannie de la minorité, y compris des riches magnats qui prennent le dessus sur la majorité ».

Les chefs d’entreprise se réunissent avant une éventuelle grève contre la refonte

Les chefs des principales entreprises se réuniront plus tard dans la soirée pour envisager de déclarer une grève afin de protester contre la réforme du système judiciaire, rapportent les médias israéliens.

Les chefs d’entreprise attendent de connaître la position de l’organisation syndicale de la Histadrout avant de faire leur annonce, selon la Douzième chaîne.

Herzog se rend au chevet de Netanyahu, hospitalisé, pour demander un accord sur la réforme

Le président Isaac Herzog, à droite, accordant au leader du Likud, le député Benjamin Netanyahu, le mandat de former un nouveau gouvernement, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 13 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le président Isaac Herzog, à droite, accordant au leader du Likud, le député Benjamin Netanyahu, le mandat de former un nouveau gouvernement, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 13 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

De retour en Israël, le président Isaac Herzog est en route pour le centre hospitalier Sheba, à Ramat Gan, où le Premier ministre Benjamin Netanyahu récupère, après s’être fait installer un stimulateur cardiaque pendant la nuit.

Herzog a fait savoir qu’il tenterait de nouveau de plaider la cause de négociations entre la coalition et l’opposition, afin d’aboutir à une réforme judiciaire sur une base consensuelle.

Tandis que la Knesset examine le projet de loi de réforme, l’opposition s’organise

Les nouveaux chefs des partis d'opposition (de gauche à droite) Mansour Abbas, Yair Lapid, Merav Michaeli, Benny Gantz et Avigdor Liberman se rencontrent à la Knesset le 26 décembre 2022. (Crédit : Autorisation)
Les nouveaux chefs des partis d'opposition (de gauche à droite) Mansour Abbas, Yair Lapid, Merav Michaeli, Benny Gantz et Avigdor Liberman se rencontrent à la Knesset le 26 décembre 2022. (Crédit : Autorisation)

Selon son porte-parole, le chef de l’opposition, Yair Lapid, va réunir les chefs des partis d’opposition afin de coordonner les prochaines actions, alors que se poursuivent les débats sur le premier projet de loi de la réforme judiciaire promue par le gouvernement.

David Friedman: la crise rappelle les « luttes intestines qui ont causé la destruction du Second Temple »

L'ambassadeur américain en Israël David Friedman lors d'une visite dans l'implantation juive d'Efrat, dans le Gush Etzion, le 20 février 2020. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)
L'ambassadeur américain en Israël David Friedman lors d'une visite dans l'implantation juive d'Efrat, dans le Gush Etzion, le 20 février 2020. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

David Friedman, ambassadeur des Etats-Unis en Israël sous la présidence Trump, dit regretter la décision du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu d’adopter la première loi de sa réforme judiciaire la semaine du jeûne de Tisha BeAv.

« Compte tenu des similitudes frappantes entre les divisions internes d’aujourd’hui en Israël et les luttes intestines qui ont causé la destruction du Second Temple, il y a de cela 2 000 ans, pour quelle raison le gouvernement israélien insiste-t-il pour faire voter sa loi de réforme judiciaire à la veille de Tisha BeAv ? C’est un très mauvais timing », a-t-il écrit sur Twitter.

Friedman a tour à tour défendu le droit du gouvernement à réformer le système judiciaire et critiqué certains de ses aspects, qu’il juge trop extrêmes.

Lapid dit qu’il était prêt à « examiner » l’offre de la Histadrout, rejetée par le Likud

Le chef de l'opposition Yair Lapid prend la parole lors d'une manifestation contre la réforme judiciaire à Hod Hasharon, le 15 juillet 2023. (Autorisation)
Le chef de l'opposition Yair Lapid prend la parole lors d'une manifestation contre la réforme judiciaire à Hod Hasharon, le 15 juillet 2023. (Autorisation)

Le chef de l’opposition, Yair Lapid, reproche au parti au pouvoir, le Likud, d’avoir rejeté le projet de loi sur le « caractère raisonnable » proposé par la Histadrout et la pause législative pour permettre des pourparlers sur la réforme judiciaire.

« L’opposition était prête à examiner la proposition, mais la coalition l’a rejetée d’emblée », a déclaré Lapid par voie de communiqué.

« On ne sait pas précisément qui a dit ‘non’, mais il est plus clair que jamais que les extrémistes du gouvernement ont décidé d’amener l’État d’Israël au bord du gouffre. »

Les anti-refonte marchent vers la Knesset, en amont de la manifestation de ce soir

Des manifestants anti-réforme défilent à Jérusalem le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Des manifestants anti-réforme défilent à Jérusalem le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

A Jérusalem, un très grand nombre d’opposants à la réforme judiciaire ont mis le cap sur la Knesset, où ils se retrouveront ce soir, au moment où les députés délibéreront sur le projet de loi dit du « caractère raisonnable » avant le dernier vote prévu lundi.

Certains manifestants ont dormi la nuit dernière à proximité du Gan Sacher, ce grand parc public où ils ont installé une véritable « ville de tentes ».

Tentes installées par les opposants à la réforme judiciaire à Gan Sacher, à Jérusalem, le 23 juillet 2023 (Crédit : Chaim Goldberg / Flash90)

Aharon Barak prédit des « jours plus tristes encore » si la loi sur la « raisonnabilité » passe

L'ancien président de la Cour suprême Aharon Barak lors d'un événement organisé par l'Université hébraïque, le 30 mars 2017. (Miriam Alster/FLASH90)
L'ancien président de la Cour suprême Aharon Barak lors d'un événement organisé par l'Université hébraïque, le 30 mars 2017. (Miriam Alster/FLASH90)

L’ex-président de la Cour suprême, Aharon Barak, auquel les partisans de la réforme judiciaire reprochent les prises de positions, déplore la prochaine adoption de la loi sur le « caractère raisonnable », demain lundi.

« C’est un bien triste jour », a déclaré Barak dans une interview accordée à la Douzième chaine, qui sera diffusée dans son intégralité ce soir.

« Mais il y en aura bien d’autres, et des plus tristes encore… Tout cela ne fait que commencer. »

Barak y explique que cette loi pourrait permettre au gouvernement de limoger le procureur général et les conseillers juridiques des ministres du gouvernement, ajoutant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourrait faire ensuite adopter une loi empêchant la Cour Suprême de l’annuler, ce que le Premier ministre réfute.

« Ce projet de loi menace les fondements mêmes de l’état de droit et des droits fondamentaux de tous en Israël », déplore Barak.

De retour des USA, Herzog tente d’obtenir un accord sur la question judiciaire

Le président Isaac Herzog s'adressant à une session conjointe du Congrès au Capitole des États-Unis, à Washington, le 19 juillet 2023. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le président Isaac Herzog s'adressant à une session conjointe du Congrès au Capitole des États-Unis, à Washington, le 19 juillet 2023. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le président Isaac Herzog est de retour en Israël après son déplacement à Washington et New York.

Il a atterri à l’aéroport Ben Gurion au moment où la Knesset examinait le projet de loi de la coalition sur le « caractère raisonnable », sur fond de manifestations de masse contre la réforme.

Un communiqué des ses services a fait savoir qu’Herzog et son équipe travaillaient actuellement – comme ils l’ont fait pendant le déplacement – « pour négocier et parvenir à un accord entre les parties ».

Netanyahu dit qu’il assistera au vote sur la « raisonnabilité » demain matin

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant après s'être fait poser un pacemaker, dans une vidéo de l’hôpital Sheba, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant après s'être fait poser un pacemaker, dans une vidéo de l’hôpital Sheba, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran)

Pour la première fois depuis la pose d’un stimulateur cardiaque pendant la nuit et après que les médecins ont révélé qu’il avait été victime d’un « bloc cardiaque transitoire » potentiellement mortel, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait une déclaration pour remercier les personnes qui l’ont aidé, dont les médecins de l’hôpital Sheba.

« Comme vous pouvez le constater, je vais très bien », déclare-t-il dans une vidéo diffusée depuis l’hôpital.

Il fait également référence aux délibérations sur le projet de loi controversé de la coalition sur le « caractère raisonnable », avant le vote final prévu pour demain.

« Nous poursuivons nos efforts pour achever la législation – et les efforts pour le faire avec un accord », dit-il.

« Quoi qu’il en soit, je tiens à ce que vous sachiez que demain matin, je rejoindrai mes amis à la Knesset », ajoute Netanyahu, sans préciser s’il quittera l’hôpital ce soir ou demain.

Le Likud rejette à son tour la proposition de la Histadrout

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu quittant une réunion de son parti le Likud à la Knesset, à Jérusalem, le 14 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu quittant une réunion de son parti le Likud à la Knesset, à Jérusalem, le 14 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le Likud, s’oppose à son tour à la proposition de l’organisation syndicale de la Histadrout, jugeant qu’elle équivaut à une « acceptation unilatérale » de la position de l’opposition.

« La proposition neutralise complètement l’amendement sur la question du ‘caractère raisonnable’ et exige une concession totale sur tous les autres éléments de la réforme », déclare le parti dans un communiqué.

« Nous continuons à faire tous les efforts possibles pour parvenir à un véritable compromis. »

Le cadre proposé par la Histadrout et un groupe d’entreprises appelle à réduire la portée du projet de loi sur la « raisonnabilité » dans sa forme actuelle et à suspendre pendant 18 mois l’avancement de toutes autres lois sans un large accord afin de permettre des discussions de compromis.

Suite à l’annonce du pacemaker de Netanyahu, l’Iran s’empresse de railler Israël

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, s'exprimant à Téhéran, en Iran, le 11 août 2022. (Crédit : Ministère des Affaires étrangères iranien via AP)
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, s'exprimant à Téhéran, en Iran, le 11 août 2022. (Crédit : Ministère des Affaires étrangères iranien via AP)

L’Iran a profité du fait que le Premier ministre Benjamin Netanyahu se soit fait poser un pacemaker pendant la nuit pour se moquer de son ennemi juré, Israël, au sujet des protestations concernant le remaniement du système judiciaire qui secouent le pays.

« Il est clair que la crise au cœur du régime sioniste est plus profonde que la crise au cœur de son Premier ministre », a déclaré avec sarcasme le porte-parole du ministère, Nasser Kanaani.

Michaeli rejette la proposition de la Histadrout: Pas de compromis sur la démocratie

La cheffe du parti Avoda Merav Michaeli assistant à une réunion de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, le 19 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La cheffe du parti Avoda Merav Michaeli assistant à une réunion de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, le 19 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La cheffe du parti Avoda, Merav Michaeli, a publié une déclaration rejetant la proposition de l’organisation syndicale de la Histadrout de modifier le projet de loi sur le « caractère raisonnable » et de reprendre les discussions sur les projets de refonte judiciaire de la coalition.

« Il n’y a pas de compromis possible sur la démocratie », a-t-elle déclaré.

Michaeli prévient que le compromis proposé par Arnon Bar-David, chef de la Histadrout, et Dov (Dubi) Amitaï, le représentant du secteur des entreprises, constituerait « une formidable ouverture à la corruption, à la politisation du système judiciaire et à un risque accru d’atteinte aux droits de l’Homme ».

Les leaders de la contestation rejettent la proposition de la Histadrout

Des dizaines de milliers de manifestants protestant contre la loi de refonte judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Gilad Furst)
Des dizaines de milliers de manifestants protestant contre la loi de refonte judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Gilad Furst)

Les dirigeants du mouvement de protestation contre la réforme du système judiciaire rejettent la proposition de l’organisation syndicale de la Histadrout selon laquelle la coalition devrait assouplir le projet de loi sur le « caractère raisonnable » et accepter de ne pas adopter d’autres lois connexes pendant 18 mois sans le soutien de 75 membres de la Knesset.

Dans une déclaration, les dirigeants des manifestations « Kaplan » réitèrent leur demande d’abandon pur et simple de la législation sur le remaniement judiciaire.

« Les compromis qui transforment Israël en dictature sont encore pires qu’une décision », affirment-ils.

Des sous-officiers envisagent d’interrompre leur service en signe de protestation

Illustration : Des soldats de réserve de Tsahal participant à un exercice à la base militaire de Baf Lachish, dans le sud d'Israël, le 22 décembre 2016. (Crédit : Maor Kinsbursky/Flash90)
Illustration : Des soldats de réserve de Tsahal participant à un exercice à la base militaire de Baf Lachish, dans le sud d'Israël, le 22 décembre 2016. (Crédit : Maor Kinsbursky/Flash90)

Des vétérans de plusieurs unités d’élite avertissent que les tensions liées à la refonte judiciaire se sont déjà propagées des réservistes aux sous-officiers servant dans l’armée, troublant leurs rangs.

« Ces dernières semaines et ces derniers jours, nos unités nous ont fait part d’un désir croissant et concret parmi (au moins) des dizaines de sous-officiers actifs de mettre fin à leur contrat (ou du moins de ne pas le prolonger) », ont-ils indiqué dans une déclaration citée par les médias israéliens.

« Les chiffres augmentent chaque jour. La décision de ces sous-officiers de rester ou de continuer à servir est basée sur le volontariat. »

Les réservistes à l’origine de la lettre appartiennent à des unités de haut niveau du renseignement militaire, telles que la Division des opérations spéciales et l’unité 8200, l’unité de commando naval Shayetet 13 et le Corps Médical, entre autres.

« La situation est bien plus grave que ce que décrivent les chefs militaires », affirment-ils.

« Une telle scission dramatique ne peut rester derrière des portes closes. »

Bar David et Amitaï publient une « proposition de compromis » envoyée à Netanyahu

Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, déclarant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, déclarant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le chef de la Histadrout, Arnnon Bar-David, et le représentant du secteur des entreprises, Dov (Dubi) Amitaï, révèlent les détails d’une proposition qu’ils ont envoyée au Premier ministre Benjamin Netanyahu au cours du week-end et qui limiterait la portée du projet de loi du « caractère raisonnable » de la coalition.

« Nous appelons tout le monde à soutenir immédiatement cette proposition de compromis équilibrée pour l’avenir du pays et pour sauver la société israélienne », déclarent les deux représentants dans un communiqué.

En vertu de cette proposition, les tribunaux ne seront pas en mesure d’annuler les décisions du gouvernement pour des raisons de « raisonnabilité » si elles concernent des « questions de politique » et ont été approuvées par l’ensemble du cabinet. Les juges ne pourront pas non plus exercer la norme judiciaire pour contrôler les nominations des ministres et des vice-ministres.

« Toutes les autres décisions prises par les ministres continueront à être soumises à un contrôle judiciaire, y compris selon le critère du caractère raisonnable », précise la déclaration, qui ajoute que les changements n’entreront pas en vigueur tant qu’un nouveau gouvernement n’aura pas été formé après les prochaines élections législatives.

La proposition prévoit également la reprise des négociations entre les représentants de la coalition et de l’opposition afin de parvenir à un accord « sur le reste des questions », le gouvernement s’engageant à ne pas proposer d’autres lois au cours des 18 prochains mois si elles ne sont pas soutenues par au moins 75 membres de la Knesset.

Benny Gantz plaide pour l’arrêt de la législation aujourd’hui

Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, s'exprimant lors du débat avant le vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable" à la Knesset, le 23 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, s'exprimant lors du débat avant le vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable" à la Knesset, le 23 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Voici la suite des propos tenus par Benny Gantz, chef du parti HaMahane HaMamlahti, il y a peu de temps à la Knesset, exhortant la coalition à mettre un terme à la législation d’aujourd’hui et à avancer uniquement par le biais d’un consensus et d’un accord.

« Un accord partiel sur le ‘caractère raisonnable’ ne résoudra pas la crise si ce projet de loi n’est que la première étape d’une révolution plus large dans la manière dont Israël est gouverné », a déclaré Gantz plaidant pour un retour aux négociations sur une refonte judiciaire consensuelle.

Il affirme qu’il sait que certains députés de la coalition ont dit au Premier ministre que toute nouvelle législation devait être adoptée par consensus. « C’est précisément le cadre qu’il convient d’utiliser en ce moment », déclare-t-il.

« Il est possible de s’arrêter, de parvenir à un accord sur la mesure du ‘caractère raisonnable’ et de continuer dans un cadre d’accord total. »

« Nous devons nous arrêter, nous mettre d’accord et continuer ensemble. »

« J’en appelle à nouveau au Premier ministre et aux membres de la coalition qui ont le sens des responsabilités. Ce cadre [de consensus] est bon pour l’État d’Israël. »

« Je comprends qu’il soit impératif d’adopter une loi sous une forme ou une autre. Je ne veux pas vous écraser. Mais vous ne pouvez pas être autorisés à écraser l’État d’Israël, à nous entraîner dans un abîme sans précédent », a-t-il ajouté.

« Un accord en échange d’un accord, telle est la formule. »

« Le moment est venu de faire preuve de leadership », a-t-il exhorté la coalition.

« Nous sommes confrontés à un danger clair et présent. »

Les professionnels de santé, opposés à la réforme, manifestent à Jérusalem

Des professionnels de la santé se rassemblent à la CPI de Jérusalem pour manifester contrele projet de réforme judiciaire de la coalition, le 23 juillet 2023. (Crédit : Renee Ghert-Zand/The Times of Israel)
Des professionnels de la santé se rassemblent à la CPI de Jérusalem pour manifester contrele projet de réforme judiciaire de la coalition, le 23 juillet 2023. (Crédit : Renee Ghert-Zand/The Times of Israel)

Des milliers de soignants du système public de santé arrivent en ce moment-même au Centre international des congrès de Jérusalem, après avoir défilé depuis l’entrée de la ville contre la réforme du système judiciaire.

Le rez-de-chaussée de l’auditorium, d’une capacité de plus de 3 000 places, est rempli, et le balcon est déjà à moitié plein.

Le professeur Hagai Levine, dirigeant des Blouses blanches – Professionnels de la santé pour la démocratie et chef de l’Association israélienne des médecins (IMA) de santé publique, a pris la tête des slogans qui sont scandés dans la salle.

Les discours seront un peu retardés, dans l’attente de l’arrivée de bus remplis de médecins venus de tout le pays.

La coalition ouverte à modifier le texte de la « raisonnabilité » ?

Des hauts fonctionnaires de la coalition, dont les noms n’ont pas été révélés, se seraient déclarés « ouverts à un compromis » sur le projet de loi actuellement débattu à la Knesset et visant à interdire le contrôle judiciaire du « caractère raisonnable » des décisions gouvernementales et ministérielles.

La Douzième chaîne souligne qu’aucun compromis n’a été trouvé et qu’il n’y a pas de confirmation officielle de ces informations.

Elle suggère que certaines réserves de l’opposition concernant le projet de loi pourraient être incorporées dans le texte final, soit unilatéralement par la coalition, soit par le biais d’un accord.

Les sources anonymes sont citées pour dire que la coalition ne retardera pas le vote de cette semaine et n’acceptera pas de reporter d’autres lois du paquet de réformes prévu pour 18 mois, mais la Douzième chaîne suggère qu’un gel de six mois du futur processus législatif pourrait être possible.

La chaîne indique que des fonctionnaires impliqués dans les négociations de compromis, aujourd’hui interrompues, qui ont eu lieu à la résidence présidentielle au printemps, participent à la recherche d’un compromis possible, tout comme plusieurs universitaires.

Gantz : La fracture infiltre l’armée, « une partie des dégâts est déjà irréparable »

Benny Gantz assiste à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Benny Gantz assiste à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le leader du parti HaMahane HaMamlahti , Benny Gantz, déclare depuis la tribune de la Knesset qu’il est préoccupé par le fait que les divisions sociales liées au projet de la coalition de vider le pouvoir judiciaire de sa substance se répercutent sur Tsahal, alors que 10 000 réservistes ont déclaré qu’ils ne se présenteront pas pour le service volontaire en signe de protestation.

Alors que la politique israélienne s’efforce généralement de « maintenir Tsahal en dehors des désaccords », Gantz déclare « craindre que ce ne soit pas le cas aujourd’hui ».

La politisation de l’armée « est une erreur nationale et un échec très grave du leadership », déclare Gantz, tout en précisant que « ceux qui servent dans Tsahal ne sont pas ceux qui créent le problème, ils sont ceux qui sont affectés par le problème ».

Gantz demande au Premier ministre Benjamin Netanyahu de mettre un terme à la refonte judiciaire proposée par sa coalition, estimant qu’il ne s’agirait pas de céder à la pression de l’opposition et des manifestants, mais plutôt de faire preuve de responsabilité.

« Une partie des dégâts est déjà irréparable », affirme Gantz, qui insiste sur l’urgence.

Lapid rencontre Arnon Bar-David à Tel Aviv ; les manifestants appellent à la grève

Photo montage - à gauche : Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, annonçant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90). A droite : Le chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid, pendant une réunion de faction à la Knesset, le 29 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Photo montage - à gauche : Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, annonçant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90). A droite : Le chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid, pendant une réunion de faction à la Knesset, le 29 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le leader de l’opposition Yaïr Lapid rencontre le président de l’organisation syndicale Histadrout, Arnon Bar-David, dans le bureau de ce dernier à Tel Aviv.

Bar-David a subi des pressions de la part de manifestants opposés à la refonte, qui l’ont incité à lancer un appel à la grève contre le projet de loi de la coalition visant à limiter l’autorité des tribunaux.

A LIRE – Refonte judiciaire : Réunion d’urgence de cinq heures à la Histadrout

Des dizaines d’anciens ambassadeurs demandent à Netanyahu de stopper la refonte

Des milliers d'Israéliens manifestant contre les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)
Des milliers d'Israéliens manifestant contre les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)

Des dizaines d’anciens ambassadeurs ont adressé une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’exhortant à mettre un terme à la réforme controversée du système judiciaire de sa coalition, alors que la Knesset débat d’un projet de loi visant à renforcer le contrôle des tribunaux, rapporte le site d’information Walla.

« Nous, plusieurs dizaines d’ambassadeurs, observons avec inquiétude les processus en Israël qui conduisent à l’affaiblissement de sa position internationale et qui rongent ses liens vitaux dans le monde. Nous sommes particulièrement troublés par le fossé visible qui s’est créé avec le meilleur de nos amis, les États-Unis », peut-on lire dans la lettre des anciens ambassadeurs, qui fait référence aux récentes tensions avec l’Administration Biden.

Le président américain Joe Biden s’est prononcé contre l’ambition de la coalition d’adopter une réforme judiciaire plus large et a exhorté Netanyahu à ralentir le processus et à parvenir à un large consensus avant d’adopter des changements constitutionnels significatifs.

La lettre demande au Premier ministre d’arrêter le processus législatif avant que le pays ne tombe dans un « abîme diabolique ».

Segalovitz reproche aux élus modérés du Likud de rester impassibles face aux dangers

Illustration : Le vice-ministre de la Sécurité intérieure, Yoav Segalovitz, lors d'une réunion de commission à la Knesset, le 8 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Illustration : Le vice-ministre de la Sécurité intérieure, Yoav Segalovitz, lors d'une réunion de commission à la Knesset, le 8 novembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le député Yoav Segalovitz (Yesh Atid) critique des ministres modérés du Likud pour être restés sur la touche alors que le gouvernement fait avancer une législation problématique.

« Vous avez formé un gouvernement raciste, homophobe et extrémiste », déclare le député de l’opposition depuis la tribune de la Knesset.

Citant une poignée de ministres du Likud, dont Nir Barkat, Avi Dichter et Israël Katz, Segalovitz affirme qu’ils restent silencieux face aux dangers qui pèsent sur la sécurité, la position internationale et la cohésion d’Israël.

« Je ne sais pas ce qu’il pense, mais je sais ce qu’il fait. Il ne fait rien », déclare Segalovitz à propos de Dichter.

Membre de la commission de la Knesset qui a préparé le projet de loi sur le « caractère raisonnable », Segalovitz affirme que la commission n’a pas pris en compte plusieurs conséquences sécuritaires de la poursuite d’une politique qui affaiblit les contrôles judiciaires sur le pouvoir politique.

Le véritable « Dôme de fer » sur la scène internationale est le principe de complémentarité, selon lequel les tribunaux internationaux refusent de poursuivre les soldats israéliens pour des crimes de guerre présumés parce qu’Israël dispose d’un système judiciaire solide et indépendant auquel on peut faire confiance pour exercer le contrôle nécessaire.

« Aucune de ces discussions n’a eu lieu au sein de la commission de la Constitution », déplore Segalovitz.

Halevi : L’armée a été entraînée dans le débat politique, la cohésion mise à mal

Le chef de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, s'exprime lors d'une conférence organisée par l’Institute for Policy and Strategy de l'université Reichman à Herzliya, le 23 mai 2023 (Crédit : Gilad Kavalerchik)
Le chef de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, s'exprime lors d'une conférence organisée par l’Institute for Policy and Strategy de l'université Reichman à Herzliya, le 23 mai 2023 (Crédit : Gilad Kavalerchik)

Dans une missive adressée à ses troupes, le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, affirme que l’unité de l’armée israélienne a été mise à mal par les appels des réservistes à mettre fin à leur service volontaire pour protester contre les projets controversés du gouvernement visant à réformer le système judiciaire.

« Nous avons agi pour tenir [Tsahal] à l’écart du débat, mais en raison de son intensité dans la société israélienne, nous y avons été entraînés, et la cohésion [de l’armée] en a souffert », a déclaré le chef d’état-major, Halevi. « Il est de notre devoir d’empêcher ces failles de s’élargir. »

Halevi déclare qu’il ne discutera pas du débat sur la refonte, mais que le rôle de Tsahal est de « protéger le pays, notamment de permettre un débat dans des conditions sûres ».

Il poursuit en disant que les « failles » dans l’unité de l’armée « sont dangereuses ».

« Une troupe au sol peut penser à tort qu’un pilote de l’armée de l’air ne l’aidera pas à cause du débat ; et un pilote peut penser à tort qu’il n’a pas besoin de se préparer et de rester prêt au combat, alors qu’en réalité, on pourrait avoir besoin de lui bientôt », explique Halevi.

« Même s’il y a un débat, la cohésion est de la plus haute importance », souligne-t-il.

Halevi affirme que servir dans l’armée israélienne est « une obligation qui constitue un grand privilège » pour les forces permanentes et les forces de réserve.

« Aucun des membres du service n’a le droit de dire qu’il ne servira plus. Ils n’ont pas le droit de ne pas se présenter au service ou de refuser un ordre », déclare-t-il.

Halevi affirme que Tsahal « est forte grâce à son peuple ».

« Nous n’avons pas d’autre nation et nous n’avons pas d’autre armée. »

Il affirme qu’il n’est pas trop tard pour réparer les dommages causés à l’unité de Tsahal.

« Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons maintenir le rôle de Tsahal dans la défense du pays et la garantie de son existence. »

Une élue de l’opposition pleure en critiquant le gouvernement qui « détruit le pays »

Orit Farkash Hacohen s'exprimant lors du débat à la Knesset sur le projet de loi sur le "caractère raisonnable", le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran de la chaîne de la Knesset)
Orit Farkash Hacohen s'exprimant lors du débat à la Knesset sur le projet de loi sur le "caractère raisonnable", le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran de la chaîne de la Knesset)

La députée de l’opposition Orit Farkash-Hacohen (HaMahane HaMamlahti) fond en larmes à la tribune de la Knesset, accusant la coalition de ruiner Israël.

« Notre pays est en feu. Vous avez détruit le pays, vous avez détruit la société », déclare Farkash-Hacohen, affirmant que les politiques de droite radicale du gouvernement ont transformé Israël – « une nation high-tech » – en « lépreuse internationale ».

« Je n’arrive pas à croire ce que je vois. Je ne peux tout simplement pas y croire. »

En cette semaine de Tisha BeAv, où les Juifs pleurent la destruction des deux anciens Temples à cause de querelles internes et de l’intolérance, la députée prévient que « nous détruirons la troisième maison [l’État moderne d’Israël] à cause de la haine interne ».

A LIRE : Sur fond de Tisha BeAv, Netanyahu lance un processus d’autodestruction impardonnable

Farkash-Hacohen a été ministre des Sciences, des Technologies et de l’espace jusqu’à ce qu’elle retourne dans l’opposition en décembre.

« Il s’agit d’un gouvernement d’anarchistes », dit-elle. « Vous pensez qu’au nom de la démocratie, vous avez droit à un pouvoir illimité. »

Farkash-Hacohen affirme que les politiques de la coalition reflètent ce qu’elle considère comme ses priorités : « le pouvoir, l’argent et l’honneur ».

« Comme dans un mauvais film, ce gouvernement adopte un nouveau texte de loi corrompu. »

Farkash-Hacohen énumère une liste d’initiatives de la coalition et du cabinet qui, selon elle, nuisent à l’économie, aux femmes, à l’intégrité des élections, à la cohésion sociale et à la sécurité.

« Nous n’avons jamais eu un tel gouvernement qui nous met dans l’embarras un million de fois par jour », déclare Farkash-Hacohen.

« Il n’y a pas de limite à la médiocrité. »

L’ECG de Netanyahu la semaine dernière était bien irrégulier

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu adressant un message vidéo expliquant qu'il va aller à l'hôpital pour se faire poser un pacemaker, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu adressant un message vidéo expliquant qu'il va aller à l'hôpital pour se faire poser un pacemaker, le 23 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran)

Les Pr. Roï Beinart et Eyal Nof, les médecins qui ont implanté un moniteur cardiaque au Premier ministre Benjamin Netanyahu la semaine dernière, ont déclaré à la Douzième chaîne qu’il y avait eu une irrégularité dans l’électrocardiogramme (ECG) du Premier ministre lorsqu’il était à l’hôpital.

Or, les résultats officiels publiés par l’hôpital et le Bureau du Premier ministre indiquaient que la déshydratation était la cause de son hospitalisation.

Netanyahu a subi une intervention cardiaque réussie pour se faire implanter un pacemaker la nuit dernière à l’hôpital Sheba de Tel Aviv, à la veille d’un vote déterminant, à la Knesset, visant à faire adopter la toute première législation entrant dans le cadre du plan de refonte du système de la justice controversé avancé par sa coalition.

Les médecins ont expliqué à la Douzième chaîne que le moniteur avait été déclenché samedi et qu’il avait été admis d’urgence pour l’implantation d’un stimulateur cardiaque.

« La perturbation n’a duré que quelques secondes. Si la perturbation n’était pas passée et si le rythme cardiaque ne s’était pas rétabli, nous aurions atteint un rythme cardiaque lent au point de perdre conscience et, Dieu nous en préserve, de provoquer un arrêt cardiaque », affirment les médecins.

L’hôpital affirme que l’opération a été un succès et, peu avant l’intervention, le Premier ministre a déclaré qu’il se sentait « très bien ».

« Le Premier ministre se sent bien et restera en observation au centre hospitalier de Sheba. Il devrait sortir dans la journée », a déclaré le Bureau du Premier ministre.

La « Marche de l’unité » attire les foules, mais seulement une poignée de pro-refonte

Des manifestants pro et anti-refonte organisant une "Marche de l'unité" à Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Charlie Summers/The Times of Israel)
Des manifestants pro et anti-refonte organisant une "Marche de l'unité" à Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Charlie Summers/The Times of Israel)

Une « Marche de l’unité » organisée par les opposants et les partisans de la réforme du système judiciaire est en cours à Jérusalem et se dirige vers la Knesset en passant par le Musée d’Israël.

Le premier projet de loi de la refonte a été envoyé à la Knesset, le débat commençant ce matin et le vote étant prévu pour demain. L&es manifestants de diverses tendances politiques marchent maintenant depuis la Vieille Ville, après un office de prière commun au mur Occidental.

Bien que la grande majorité des manifestants semblent opposés à la refonte, beaucoup portant des tee-shirts d’organisations populaires de protestation, une poignée de partisans participent à la manifestation.

Elad Adar, qui soutient la refonte, a fait un long voyage depuis le kibboutz Sde Eliyahu, dans la vallée de Beit Shean, pour exprimer son soutien à l’unité nationale.

Il tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « La nation est le véritable souverain, prenez la responsabilité de l’unité. » « Nous devons protéger les frontières de notre peuple », a déclaré Adar. « Si nous nous conduisons de manière irresponsable, il n’y aura plus rien à réformer. »

La marche se poursuit au-delà de la place de Paris, avec de nombreux participants chantant des chansons juives traditionnelles alors qu’ils se dirigent vers la Knesset.

Lapid à la coalition : « Si vous avez encore une once d’équité, arrêtez »

Le leader de l'opposition, Yaïr Lapid, s'exprimant lors d'un débat à la Knesset avant un vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable", le 23 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le leader de l'opposition, Yaïr Lapid, s'exprimant lors d'un débat à la Knesset avant un vote sur le projet de loi du "caractère raisonnable", le 23 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, déclare que les 29 semaines de protestations continues contre le vaste plan du gouvernement visant à priver le système judiciaire de son pouvoir démontrent la force de l’esprit démocratique d’Israël.

« Israël est né démocratique et nous avons un instinct démocratique », a déclaré Lapid en s’adressant à la Knesset.

Il ajoute que le projet de loi visant à supprimer le contrôle judiciaire sur le « caractère raisonnable » des décisions politiques de haut niveau « veut nous transformer en Pologne et en Hongrie, mais nous ne sommes pas ces pays ».

Faisant référence aux milliers d’Israéliens qui ont défilé samedi sur une grande route de Jérusalem pour protester contre le vote d’aujourd’hui sur le projet de loi du « caractère raisonnable », Lapid affirme que les Israéliens ne sont pas disposés à accepter la refonte judiciaire du gouvernement, dont le projet de loi sur le « caractère raisonnable » n’est que la première salve.

Trois générations ont défilé hier et ont scandé : « Vous êtes tombés sur la mauvaise génération ».

Faisant allusion aux avertissements de l’opposition selon lesquels Israël pourrait être au bord d’une guerre civile, inspirée par des tensions sociales de longue date attisées par le débat sur la réforme du système judiciaire, Lapid déclare : « Nous n’avons pas marché hier pour déclarer la guerre, mais pour l’empêcher. Pour dire au gouvernement : ‘Si vous avez encore une once d’équité, arrêtez’. »

Lapid estime qu’il est encore possible de parvenir à un compromis et a déclaré que si la coalition mettait fin à sa tentative unilatérale de modifier le pouvoir judiciaire, il reviendrait aux discussions organisées à la résidence présidentielle.

« Si vous arrêtez [l’avancement de la législation], nous sommes là [pour négocier]. Nous avons discuté à la résidence présidentielle. Les portes sont ouvertes et nous attendent tous. Elles attendent que nous revenions et que nous parlions pour éviter un désastre. Pour éviter la désintégration. Pour empêcher qu’une minorité extrême ne prenne le contrôle de la vie de la majorité israélienne », a-t-il déclaré.

S’adressant directement au cabinet, Lapid déclare : « Nous ne voulons pas vous vaincre sur ce point, car nous serions alors tous perdants. La vérité est que tout le monde veut un compromis, mais personne ne sait comment y parvenir ni à quoi il ressemblera. »

« Il n’y a qu’une seule façon de le savoir : continuer à essayer. Arrêter la législation. Se rendre à la résidence présidentielle. Nos jambes prieront pendant tout le trajet. Nous devons y aller et argumenter, nous battre et parler encore et encore, et ne pas cesser d’essayer parce que le destin d’Israël en dépend », ajoute-t-il.

Rothman : La loi sur la « raisonnabilité » vise à rétablir la démocratie en Israël

Le député Simcha Rothman, chef de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice, lors d'une discussion et d'un vote sur le projet de loi sur le caractère raisonnable à Jérusalem, le 23 juillet 2023 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le député Simcha Rothman, chef de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice, lors d'une discussion et d'un vote sur le projet de loi sur le caractère raisonnable à Jérusalem, le 23 juillet 2023 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le député Simcha Rothman, qui a dirigé le projet de loi visant à annuler le contrôle des tribunaux sur le « caractère raisonnable » des décisions du gouvernement et des ministres, assure que le projet de loi rendra l’autorité aux élus en supprimant les avis des tribunaux sur les décrets administratifs.

S’adressant à un ministre de la coalition depuis la tribune de la Knesset, Rothman déclare : « Vous avez l’intention de faire tout ce qui est raisonnable. C’est simplement vous et la population qui vous a élu qui décidez de ce qui est raisonnable », et non plus la Cour.

Accusant la Cour d’avoir utilisé le critère du « caractère raisonnable » pour exercer un contrôle politique libéral sur la politique de droite, Rothman déclare avec sarcasme : « Chaque fois que nous prenons une décision, ce n’est plus raisonnable. »

Le projet de loi « vise à rétablir la démocratie dans l’État d’Israël », poursuit Rothman, en présentant le projet de loi parrainé par sa commission de la Constitution, du Droit et de la Justice, aux ordres de la coalition.

Yoav Dotan, professeur de droit public et ancien doyen de la faculté de droit à l’université hébraïque de Jérusalem. (Autorisation : Université hébraïque de Jérusalem)

Le président de la commission constitutionnelle cite un certain nombre de juristes, dont le professeur de droit Yoav Dotan, pour justifier la nécessité de modifier le critère du tribunal.

Au début du mois, Dotan avait déclaré à la commission constitutionnelle que sa proposition allait au-delà de ses recommandations et revenait à « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

« La notion du ‘caractère raisonnable’ est un élément qui mérite d’être critiqué depuis plus de 40 ans », estime Rothman.

« La seule raison pour laquelle il suscite tant d’émotions est qu’ils ont perdu les élections [législatives] et qu’ils sont descendus dans les rues contre les résultats des élections et le mandat du peuple, et non pas contre des amendements à la doctrine du ‘caractère raisonnable' », ajoute Rothman en reprenant un des fameux arguments de la coalition pour justifier leur programme de refonte.

La Knesset entame un débat crucial sur le texte controversé de la « raisonnabilité »

Des manifestants brandissant des drapeaux d'Israël lors d'un rassemblement devant la Knesset, à Jérusalem, le 11 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Des manifestants brandissant des drapeaux d'Israël lors d'un rassemblement devant la Knesset, à Jérusalem, le 11 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Le débat à la Knesset commence sur le projet de loi controversé de la coalition visant à interdire le contrôle judiciaire du « caractère raisonnable » des décisions administratives du gouvernement, le projet de loi devant être adopté lundi soir.

Ce projet de loi modifiera la Loi fondamentale : Le pouvoir judiciaire afin d’empêcher les tribunaux d’invalider, ou même de discuter, du « caractère raisonnable » des décisions du cabinet ou du ministre, y compris les nominations et la décision de ne pas activer les autorités.

L’opposition a organisé une obstruction de 26 heures, afin d’étirer le débat depuis l’ouverture du plénum à dimanche 10h jusqu’à lundi à midi.

Après la fin du temps de parole alloué à l’opposition, les ministres du gouvernement et les députés de la coalition qui ont contribué à l’avancement du projet de loi s’exprimeront pendant deux heures supplémentaires.

Le vote sur la deuxième lecture du projet de loi devrait commencer à 14h lundi, y compris les votes sur 140 des 27 640 objections rejetées par la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, qui a préparé le projet de loi. La commission de la Chambre de la Knesset, sous le contrôle de la coalition, a limité le vote à 140 réserves seulement, choisies par l’opposition.

Si l’une de ces objections est acceptée par la Knesset, elle sera intégrée au projet de loi.

Le vote sur la troisième – et dernière – lecture du projet de loi, devrait suivre immédiatement la deuxième lecture, à partir de 18h lundi.

Le projet de loi devrait être adopté par la coalition et l’opposition, la majorité de 64 sièges de la coalition sur les 120 sièges de la Knesset étant en mesure de le faire passer malgré la farouche opposition de la société civile et des professionnels.

Des militants pour et contre la refonte prient ensemble au mur Occidental

Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Des militants anti-refonte assistent à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Les partisans et les opposants à la réforme du système judiciaire de la coalition organisent des prières communes au mur Occidental à Jérusalem avant que la Knesset n’entame un dernier débat sur le premier projet de loi de son programme de refonte.

Des opposants ont installé un « village de tentes » dans le parc Gan Sacher de la capitale et prévoient de se rassembler devant la Knesset alors que le Parlement débat d’un projet de loi visant à restreindre la capacité de la Cour à juger les décisions du gouvernement sur la base de leur « caractère raisonnable ».

Benny Gantz assiste à une prière spéciale au mur Occidental dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 23 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

« Il y a un fossé au sein de la nation, et dans une telle situation, il faut s’en occuper. Netanyahu doit mettre fin à la législation », a déclaré Benny Gantz, président du parti d’opposition HaMahane HaMamlahti, à la Douzième chaîne.

On peut s’attendre à d’importantes perturbations de la circulation à Jérusalem en raison des manifestations.

Des manifestants bloquent la circulation sur l’autoroute Ayalon ; 4 arrestations

Un groupe de manifestants bloque la circulation sur l’autoroute Ayalon de Tel Aviv, dans le cadre des manifestations contre la refonte judiciaire.

La police arrête quatre des manifestants suspectés de trouble à l’ordre public.

Tel Aviv : Manifestation devant le siège de la Histadrout

Des militants anti-refonte manifestant devant le siège de la Histadrout, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des militants anti-refonte manifestant devant le siège de la Histadrout, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Des manifestants anti-refonte se rassemblent devant le siège de l’organisation syndicale de la Histadrout à Tel Aviv, au moment même où leur chef, Arnon Bar-David, tient des discussions « d’urgence » au milieu des appels à la grève lancés par la puissante fédération syndicale.

Deux députés du Likud critiquent Ben Gvir après un tweet polémique

Eli Dallal, membre du Likud à la Knesset. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Eli Dallal, membre du Likud à la Knesset. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le député Eli Dallal (Likud) a reproché au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, de troller les opposants à la réforme du système judiciaire, avant l’adoption prévue la semaine prochaine du premier texte de loi correspondant.

Ben Gvir, qui dirige le parti d’extrême-droite Otzma Yehudit, a tweeté après la fin du Shabbat ce soir : « Bonne semaine. Le bar à salades est ouvert. »

Cette remarque fait référence à son récent commentaire selon lequel le projet de loi du « caractère raisonnable » était « juste comme les entrées pour vous ouvrir l’appétit », ce qui signifie qu’il ferait pression pour faire avancer d’autres changements législatifs de grande envergure que la coalition a proposés. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a insisté sur le fait qu’il n’adopterait aucun projet de loi supplémentaire sans un accord général après cette semaine.

« Nous vivons des jours compliqués, avec des foules de citoyens concernés. Nous sommes tous frères et j’aime tous les citoyens israéliens, et j’aime beaucoup ceux qui protestent contre la refonte », a répondu Dallal.

« Les fonctionnaires doivent se calmer », poursuit-il. « L’État d’Israël restera juif et démocratique. »

Le député Dan Illouz (Likud) a également réprimandé Ben Gvir, affirmant que la coalition doit « embrasser » les Israéliens qui s’opposent à la mesure, « et non pas leur mettre le doigt dans l’œil ».

Chikli compare les menaces des réservistes à un « racket d’extorsion de la mafia »

Le ministre des Affaires de la Diaspora, Amichaï Chikli, à la Knesset, le 26 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Affaires de la Diaspora, Amichaï Chikli, à la Knesset, le 26 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un ministre du Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirme que le projet de loi du « caractère raisonnable » sera adopté « comme prévu » dans les prochains jours, tout en s’en prenant aux pilotes et autres réservistes qui ont suspendu leur service volontaire ou menacé de le faire en signe de protestation contre la réforme du système judiciaire.

« La Knesset et le gouvernement d’Israël ne peuvent pas se permettre de céder aux menaces de ‘protection’ des insubordonnés politiques », a écrit sur Twitter le ministre des Affaires de la Diaspora, Amichaï Chikli, comparant les actions des réservistes à un racket d’extorsion de la mafia.

Le ministre de l’Énergie, Israël Katz, membre de longue date du Likud, promet lui aussi que la loi sera adoptée dans les prochains jours, que ce soit dans sa version actuelle ou sous une forme plus largement « acceptée ».

« Je représente des citoyens qui ne veulent pas que leur vote soit révoqué à cause de menaces d’insubordination, du blocage de l’aéroport Ben Gurion, de l’autoroute Ayalon ou de gares », a écrit Katz sur Twitter.

« Il y a ici une tentative d’exploiter le service militaire pour forcer le gouvernement à changer de politique. »

Ex-chef du Shin Bet : La suspension du service volontaire est un acte héroïque

L'ancien chef du Shin Bet, Yuval Diskin, s'exprimant lors d'une manifestation contre la refonte judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
L'ancien chef du Shin Bet, Yuval Diskin, s'exprimant lors d'une manifestation contre la refonte judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

L’ancien chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, Yuval Diskin, déclare au rassemblement de la rue Kaplan à Tel Aviv que les réservistes de Tsahal sont « héroïques » en déclarant qu’ils ne se présenteront pas au service de réserve volontaire.

« Mes frères et sœurs… qui ont sauvé notre État sur le champ de bataille contre nos ennemis », dit-il, « la bataille d’aujourd’hui est pour la nature de l’État, contre ceux qui cherchent à détruire ses fondements et ses valeurs ».

« La suspension du service de réserve volontaire est certainement une mesure irrégulière, mais c’est une mesure légale, démocratique et non violente. Et par-dessus tout, c’est un acte héroïque », poursuit Diskin.

Des Israéliens protestant contre la refonte judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les organisateurs du rassemblement de Tel Aviv affirment que 200 000 personnes se sont rassemblées dans la seule ville côtière. La Douzième chaîne fait état de centaines de milliers de manifestants à travers le pays.

L’Association médicale israélienne appelle à une marche à Jérusalem

Des médecins manifestent contre la réforme de la justice à Tel Aviv le 18 juillet 2023. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
Des médecins manifestent contre la réforme de la justice à Tel Aviv le 18 juillet 2023. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

L’Association médicale israélienne (IMA) appelle les médecins à se rendre demain à Jérusalem pour une marche et un rassemblement pour « soigner la rupture dans la nation ». L’organisation professionnelle exhorte les dirigeants israéliens de tous bords à se réunir pour des pourparlers afin de sortir le pays de la crise actuelle.

Les participants sont priés d’arriver au pont des Cordes à l’entrée de la capitale à 11h45, pour se préparer à une marche vers le centre de convention international voisin, Binianei Hauma.

L’IMA indique que les médecins qui ne peuvent pas se rendre à Jérusalem en raison de leurs devoirs professionnels peuvent participer à des rassemblements de protestation qui auront lieu au sein des hôpitaux en coordination avec les administrateurs.

L’organisation appellera à la grève du système de santé si le projet de loi sur le « raisonnable » venait à être adopté dans les prochains jours.

L’IMA estime que limiter le contrôle judiciaire nuira au système de santé, aux médecins et aux soins fournis aux patients. L’organisation professionnelle se dit prête à faire appel devant la Cour suprême si la « loi sur le caractère raisonnable est adoptée ».

Plus tôt cette semaine, l’IMA avait mené des médecins et d’autres membres de la communauté des soins de santé à une « grève d’avertissement » de deux heures. Elle avait ensuite clairement fait savoir qu’elle prendrait des mesures plus importantes si le gouvernement ne stoppait pas le processus législatif controversé.

L’armée dément un reportage sur son état de préparation

Le chef d'état-major de Tsahal, Herzi Halevi, assistant à la réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, à Jérusalem, le 18 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef d'état-major de Tsahal, Herzi Halevi, assistant à la réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, à Jérusalem, le 18 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’armée israélienne dément ce soir un reportage de la chaîne 12 qui affirmait que le chef d’état-major, le lieutenant-général Herzi Halevi, avait averti l’échelon politique que l’état de préparation de l’armée serait considérablement compromis dans les 48 heures, sur fond d’appels de réservistes à mettre fin à leur service volontaire pour protester contre la refonte judiciaire.

« Le reportage n’est pas vrai et n’a pas été publié par Tsahal », dit l’armée.

« Tsahal discute de la préparation exclusivement avec l’échelon politique », ajoute-t-il.

Halevi s’entretiendra avec Netanyahu sur l’impact des manifestations sur l’armée

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, deuxième à partir de la droite, à gauche, le chef d'état-major de Tsahal Herzi Halevi, à côté de lui le ministre de la Défense Yoav Gallant et Ronen Bar, chef du Shin Bet, au centre assistant à un briefing sur la sécurité lors d'une opération de Tsahal à Jénine le 3 juillet 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, deuxième à partir de la droite, à gauche, le chef d'état-major de Tsahal Herzi Halevi, à côté de lui le ministre de la Défense Yoav Gallant et Ronen Bar, chef du Shin Bet, au centre assistant à un briefing sur la sécurité lors d'une opération de Tsahal à Jénine le 3 juillet 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le chef de l’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, devrait s’entretenir demain avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu au sujet du nombre croissant de réservistes qui suspendent leur service volontaire pour protester contre la refonte du système judiciaire et l’impact attendu sur la préparation militaire, selon les médias israéliens.

Plus de 200 000 participants aux rassemblements dans le pays contre la refonte

Des milliers de manifestants contre la réforme du système judiciaire rassemblé après une marche de plusieurs jours vers la Knesset, à Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des milliers de manifestants contre la réforme du système judiciaire rassemblé après une marche de plusieurs jours vers la Knesset, à Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Selon Crowd Solutions, plus de 200 000 personnes participent aux rassemblements nationaux contre la refonte du système judiciaire.

Selon la société, environ 85 000 personnes s’ont rassemblées devant la Knesset, 100 000 rue Kaplan à Tel Aviv, 14 000 à Haïfa et 10 000 à Netanya.

Des manifestations plus modestes ont également lieu dans de nombreuses autres villes et sites du pays.

Frères d’armes : 10 000 réservistes cesseront de se porter volontaires

Des membres du groupe de protestation Frères d'armes manifestant contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement, devant le domicile du président de la Knesset Amir Ohana, à Tel Aviv, le 6 juin 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Des membres du groupe de protestation Frères d'armes manifestant contre la refonte judiciaire prévue par le gouvernement, devant le domicile du président de la Knesset Amir Ohana, à Tel Aviv, le 6 juin 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Lors d’une conférence de presse à Herzliya, les membres du groupe de protestation Frères d’armes annoncent que les 10 000 soldats de réserve qu’ils représentent ne se présenteront plus pour effectuer leur service volontaire afin de protester contre la refonte du système judiciaire.

Vendredi, au moins 1 142 réservistes de l’armée de l’air ont déclaré leur intention de suspendre leur service volontaire si la Knesset adopte le projet de loi la semaine prochaine.

« Nous avons tous la responsabilité de mettre fin à la division (…) et aux clivages profonds au sein de la population », ont-ils affirmé dans une déclaration dont les signataires comprennent notamment 235 pilotes de chasse, 173 opérateurs de drones et 85 soldats commandos.

Toute législation appliquée de manière « déraisonnable », « compromettrait ma volonté de continuer à risquer ma vie et me contraindrait, avec une grande tristesse, à suspendre mon service de réserve volontaire », ont ajouté les signataires, appelant le gouvernement à « maintenir (l’)indépendance » du système judiciaire.

Les débats sur cette loi débuteront dimanche midi à la Knesset et le vote en 2e et 3e lecture devrait se tenir lundi. S’il est approuvé, il s’agira de la première composante majeure de la réforme judiciaire proposée à devenir une loi.

Lapid : Netanyahu doit choisir s’il préfère l’armée ou la clause de « raisonnabilité »

Le chef de l'opposition Yaïr Lapid s'exprimant lors d'une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset sur le projet de loi du "caractère raisonnable", le 11 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de l'opposition Yaïr Lapid s'exprimant lors d'une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset sur le projet de loi du "caractère raisonnable", le 11 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

S’exprimant lors d’une manifestation contre la refonte à Modiin, le chef de l’opposition Yaïr Lapid s’en prend au Premier ministre Benjamin Netanyahu, mettant en garde contre les graves conséquences pour l’armée de l’adoption d’un projet de loi visant à limiter le contrôle judiciaire sur les décisions du gouvernement.

« Il n’y a que deux possibilités pour le gouvernement dans les jours à venir : détruire le pays ou se détruire lui-même. Détruire l’armée, l’économie et les relations avec les Américains, ou ne pas le faire », déclare Lapid.

« Netanyahu doit choisir ce qu’il préfère : Tsahal ou la clause de ‘raisonnabilité' », ajoute-t-il.

Netanyahu déterminé à adopter la loi sur la « raisonnabilité » comme prévu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré aux députés de la coalition que si aucun accord ne pouvait être trouvé avec l’opposition sur le projet de loi du « caractère raisonnable », celui-ci serait adopté dans sa forme actuelle lundi, comme prévu, rapporte la Douzième chaîne.

La chaîne de télévision rapporte également qu’il n’y a pas eu de contact entre les leaders de la coalition et les leaders des partis d’opposition, Yaïr Lapid et Benny Gantz, au cours du week-end.

Le reportage suggère que Netanyahu n’est pas prêt à assouplir unilatéralement les dispositions du projet de loi – qui empêchera le contrôle judiciaire des décisions gouvernementales et ministérielles en fonction de leur « caractère raisonnable » – ou à accéder à l’appel du ministre de la Défense Yoav Gallant pour retarder le vote et donner plus de temps pour négocier un compromis sur le projet de loi.

La Douzième chaîne rapporte également, sans citer de sources, que le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, a déclaré à Netanyahu et à Gallant que si la loi est adoptée et que le vœu de centaines de pilotes de réserve volontaires de cesser leur service prend effet, les capacités opérationnelles de l’armée de l’air israélienne seront affectées de manière négative dans les 48 heures.

Le ministre de l’Éducation Yoav Kisch (Likud), un ancien pilote de combat, a déclaré à la Douzième chaîne que la loi sur le « caractère raisonnable » ne signifie pas « la disparition d’Israël et la fin de la démocratie ». « Le gouvernement ne peut pas capituler face à la pression de certains militaires », ajoute-t-il.

La même chaîne de télévision cite des sources anonymes de la coalition qui affirment que celle-ci « ne peut pas céder à un groupe d’officiers dirigé par Ehud Barak » – l’ancien Premier ministre et ex-chef de Tsahal qui est cité à plusieurs reprises par les membres de la coalition comme une figure centrale qui galvanise l’opposition des réservistes à la réforme judiciaire.

Près de 500 réservistes du renseignement suspendent leur service

Illustration : Des réservistes de Tsahal patrouillant le long de la frontière libanaise, près du village israélien de Zarit. (Crédit : Roy Sharon/Flash90)
Illustration : Des réservistes de Tsahal patrouillant le long de la frontière libanaise, près du village israélien de Zarit. (Crédit : Roy Sharon/Flash90)

Près de 500 réservistes actifs du Directorat des Renseignements militaires ont publié une lettre annonçant qu’ils suspendaient leur service de réserve volontaire en signe de protestation contre les plans du gouvernement visant à réformer le système judiciaire.

Les réservistes demandent au gouvernement de « cesser immédiatement les mesures dictatoriales qui violent le contrat entre le gouvernement d’Israël et ses citoyens ».

« Bien que nous ayons appelé à de nombreuses reprises à des négociations et à des accords généraux sur les questions en jeu, malheureusement, non seulement les négociations à la résidence présidentielle ne se sont pas bien déroulées, mais le gouvernement continue à faire avancer son coup d’État avec encore plus de force », peut-on lire dans la lettre.

Les réservistes disent qu’ils informent leurs commandants, « avec une grande tristesse, que nous suspendons notre volontariat pour le service de réserve jusqu’à nouvel ordre ».

La lettre, adressée au chef du Directorat des Renseignements militaires, le général de division Aharon Haliva, est signée par 904 réservistes, dont 487 qui servent régulièrement.

Le chef de la Histadrout tiendra une « réunion d’urgence » ce soir

Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, annonçant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, annonçant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

L’organisation syndicale de la Histadrout annonce que son chef, Arnon Bar-David, tiendra une « réunion d’urgence » à 21h30, alors qu’il fait face aux appels des opposants à la refonte du système judiciaire à déclarer une grève générale pour empêcher l’adoption du projet de loi sur la « raisonnabilité ».

La réunion comprendra d’autres hauts responsables de la Histadrout et Dubi Amitaï, qui dirige un groupe de représentants du secteur des affaires.

Selon des informations datant de vendredi, Bar-David et Amitaï ont rencontré Netanyahu pour essayer de trouver un compromis.

Tel Aviv : Des milliers de manifestants bloquent la rue Ibn Gvirol

Des manifestants contre la refonte judiciaire marchant sur la rue Ibn Gvirol alors qu'ils se dirigent vers le principal rassemblement hebdomadaire sur la rue Kaplan, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron/Times of Israel)
Des manifestants contre la refonte judiciaire marchant sur la rue Ibn Gvirol alors qu'ils se dirigent vers le principal rassemblement hebdomadaire sur la rue Kaplan, à Tel Aviv, le 22 juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron/Times of Israel)

La rue Ibn Gvirol de Tel Aviv est bloquée dans les deux sens alors que des milliers de manifestants se dirigent vers la rue Kaplan.

Utilisant la forme féminine de la langue hébraïque, ils chantent « nous n’avons pas peur ». Les automobilistes piégés par la manifestation sont majoritairement de bonne humeur malgré leur situation.

Pendant ce temps, les manifestants se rassemblent dans d’autres villes et sites du pays pour les manifestations hebdomadaires contre la refonte judiciaire, avant les votes finaux du plénum la semaine prochaine sur le projet de loi du « caractère raisonnable ».

Tel Aviv : Les manifestants convergent vers la rue Kaplan

Des manifestants contre la réforme du système judiciaire rassemblés pour une marche vers le principal rassemblement hebdomadaire rue Kaplan, à Tel Aviv, en  juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron/Times of Israel)
Des manifestants contre la réforme du système judiciaire rassemblés pour une marche vers le principal rassemblement hebdomadaire rue Kaplan, à Tel Aviv, en  juillet 2023. (Crédit : Naomi Lanzkron/Times of Israel)

Des milliers de manifestants commencent à se rassembler par groupes à travers Tel Aviv, dans le cadre d’un certain nombre de marches à travers la ville côtière qui doivent converger vers le rassemblement principal rue Kaplan.

Un grand groupe de manifestants dans le quartier Vieux nord est accompagné d’un groupe de joueurs de tambour, créant une atmosphère de carnaval en attendant que les manifestants arrivent à pied de Ramat Aviv avant de se diriger vers le sud de la ville.

Les manifestants bloquent la rue Ibn Gvirol pendant qu’ils marchent vers le sud.

Des étudiants anti-refonte installent des tentes dans le parc proche de la Knesset

Les membres du groupe Students Protest ont installé un « village de tentes » à Gan Sacher, un parc de Jérusalem adjacent à la Knesset.

« Nous ne bougerons pas tant que le processus législatif ne sera pas stoppé », a déclaré le groupe, faisant référence au projet de loi sur le « caractère raisonnable ».

La coalition promet d’adopter la refonte « comme prévu » si aucun accord n’est conclu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Justice Yariv Levin lors des délibérations sur le projet de loi interdisant le réexamen, par les juges, des décisions gouvernementales à l'aune de la "raisonnabilité", le 10 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Justice Yariv Levin lors des délibérations sur le projet de loi interdisant le réexamen, par les juges, des décisions gouvernementales à l'aune de la "raisonnabilité", le 10 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu indique qu’il n’a pas l’intention de ralentir l’adoption du projet de loi sur le « caractère raisonnable », alors que les protestations se multiplient et que des milliers de réservistes menacent de ne plus se porter volontaires.

« La position du gouvernement et de la coalition est sans équivoque : la subordination du gouvernement et de la Knesset aux diktats des unités militaires est le plus grand danger pour la sécurité et la démocratie d’Israël », ont déclaré des responsables anonymes de la coalition dans un communiqué transmis aux médias israéliens.

« Les efforts pour parvenir à un accord sur la législation se poursuivront jusqu’au dernier moment. En l’absence d’un accord, la législation sera adoptée comme prévu », ajoutent les responsables.

Des manifestants atteignent la Knesset et protestent contre la refonte

Des milliers d'Israéliens manifestant contre les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)
Des milliers d'Israéliens manifestant contre les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Jérusalem, le 22 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)

Après avoir atteint la Knesset, les manifestants qui ont participé à la marche vers Jérusalem entonnent l’Hatikvah, l’hymne national israélien, alors qu’ils organisent une manifestation de masse contre la refonte du système judiciaire.

Dans le quartier voisin de Rehavia, les manifestants organisent un rassemblement devant la résidence officielle du Premier ministre Benjamin Netanyahu, rue Azza (Gaza).

Des dizaines de milliers de manifestants atteignent Jérusalem


Des dizaines de milliers de manifestants brandissant des drapeaux israéliens alors qu'ils marchent vers Jérusalem, lors d'une marche de plusieurs jours qui a débuté à Tel Aviv pour protester contre la loi de réforme judiciaire du gouvernement avant le vote de la première loi de ce type à la Knesset, le 22 juillet 2023. (Crédit :  Menahem Kahana/AFP)

Des dizaines de milliers de manifestants brandissant des drapeaux israéliens alors qu'ils marchent vers Jérusalem, lors d'une marche de plusieurs jours qui a débuté à Tel Aviv pour protester contre la loi de réforme judiciaire du gouvernement avant le vote de la première loi de ce type à la Knesset, le 22 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Les manifestants participant à la marche vers Jérusalem ont atteint l’entrée de la capitale, après s’être mis en route mardi soir dans le but de « sauver la démocratie en empêchant l’adoption du premier projet de loi de la coalition sur la réforme du système judiciaire ».

Une partie de la Route 1 est bloquée en raison du grand nombre de manifestants arrivant dans la ville, sous la surveillance de la police.

Des dizaines de milliers de manifestants anti-refonte approchent, à Jérusalem, 22 juillet 2023. (Crédit : Times of Israel)

Depuis le pont des Cordes, à l’entrée de Jérusalem, les manifestants se dirigent vers la Knesset, où ils se rassemblent alors que les derniers votes sur le projet de loi du « caractère raisonnable » auront lieu dans les prochains jours.

Quelque 72 000 personnes participent à la marche, selon une estimation de la société Crowd Solutions citée par la Treizième chaîne. La marche a commencé avec un petit groupe au départ de Tel Aviv.

Les manifestants anti-refonte rassemblés au domicile de Gallant

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'exprimant lors d'un événement marquant les 50 ans de la Guerre de Yom Kippour de 1973, le 11 juillet 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'exprimant lors d'un événement marquant les 50 ans de la Guerre de Yom Kippour de 1973, le 11 juillet 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Les opposants à la refonte judiciaire se sont rassemblés devant le domicile du ministre de la Défense Yoav Gallant à Amikam, l’exhortant à demander l’arrêt du projet de loi sur la « raisonnabilité » que la coalition est en passe d’adopter dans les prochains jours.

La télévision a rapporté hier soir que Gallant s’efforçait de repousser le vote de la semaine prochaine en raison des protestations et de l’opposition croissantes au sein de l’armée, plus de 1 100 réservistes de l’armée de l’air ayant annoncé hier qu’ils allaient suspendre leur service volontaire pour protester contre la réforme du système judiciaire.

D’ex-chefs de la sécurité soutiennent les réservistes qui menacent de ne plus servir

Illustration : Des soldats de réserve de Tsahal participant à un exercice à la base militaire de Baf Lachish, dans le sud d'Israël, le 22 décembre 2016. (Crédit : Maor Kinsbursky/Flash90)
Illustration : Des soldats de réserve de Tsahal participant à un exercice à la base militaire de Baf Lachish, dans le sud d'Israël, le 22 décembre 2016. (Crédit : Maor Kinsbursky/Flash90)

Des dizaines d’anciens hauts responsables de la sécurité – y compris d’anciens chefs de Tsahal, de l’agence de renseignement du Mossad et de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet – envoient une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu lui demandant d’interrompre la législation sur la refonte du système judiciaire afin de permettre la reprise des négociations, tout en exprimant leur soutien aux réservistes qui ont menacé de cesser de se porter volontaires en signe de protestation.

Dans cette lettre, les chefs de la sécurité déclarent qu’ils tiennent Netanyahu « directement responsable du grave préjudice » causé à la sécurité d’Israël, tout en l’accusant d’avoir « complètement ignoré le préjudice causé à la démocratie israélienne » par ce projet de loi.

« Le processus législatif viole le contrat social qui existe depuis 75 ans entre des milliers de commandants de réserve et de soldats », écrivent-ils, tout en qualifiant les menaces des réservistes d' »acte de responsabilité nationale pour la défense de la démocratie israélienne ».

« Nous attendons de vous que vous preniez vos responsabilités », ont-ils ajouté. « Nous, vétérans des guerres d’Israël, nous nous sentons comme à la veille de la guerre de Yom Kippour et nous brandissons un carton rouge vif devant vous et votre gouvernement. »

Parmi les signataires figurent les anciens chefs de Tsahal Ehud Barak, Moshe Yaalon et Dan Halutz, les commandants du Mossad Nahum Admoni, Efraïm Halevy, Shabtaï Shavit, Danny Yatom et Tamir Pardo, les commandants du Shin Bet Carmi Gillon, Yuval Diskin et Nadav Argaman, ainsi que plusieurs anciens chefs de la police et responsables de l’administration pénitentiaire, entre autres.

Manifestations anti-refonte : La police ferme certaines routes de Jérusalem


Des Israéliens marchant sur la Route 1 en direction de Jérusalem près du moshav Shoresh, dans le cadre des manifestations contre les projets du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de remanier le système judiciaire, le 21 juillet 2023. (Crédit :  AP Photo/Ohad Zwigenberg)

Des Israéliens marchant sur la Route 1 en direction de Jérusalem près du moshav Shoresh, dans le cadre des manifestations contre les projets du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de remanier le système judiciaire, le 21 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)

En raison de la marche organisée contre la refonte du système judiciaire et qui s’approche actuellement de Jérusalem, la police annonce la fermeture d’un certain nombre de rues de la capitale aujourd’hui et demain.

La Knesset entame demain ses délibérations sur le projet de loi du « caractère raisonnable » de la coalition.

Des dizaines de milliers de manifestants anti-refonte judiciaire approchant de Jérusalem, le 22 juillet 2023 (Crédit : Times of Israel)

En plus des rues autour de la Knesset et des environs, qui seront fermées à différents intervalles au cours de la journée, la police fermera partiellement la route à l’entrée du pont des Cordes à Jérusalem.

Le groupe Frères d’armes fera une annonce sur leur « service volontaire »

Des réservistes de l'armée israélienne, membres du groupe de protestation Frères d'armes, bloquant l'entrée du quartier général de l'armée alors qu'ils protestent contre les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)
Des réservistes de l'armée israélienne, membres du groupe de protestation Frères d'armes, bloquant l'entrée du quartier général de l'armée alors qu'ils protestent contre les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)

Le groupe de protestation Frères d’armes annonce qu’il tiendra une conférence de presse ce soir avec des représentants d’unités militaires de réserve, alors que les réservistes menacent de plus en plus de ne plus se présenter au service volontaire pour protester contre le projet de loi sur la réforme du système judiciaire.

Selon le groupe, les réservistes discuteront de « la poursuite de leur service volontaire suite à la législation dictatoriale ».

Les manifestants entament la dernière étape de leur marche vers la Knesset

Des manifestants brandissant des drapeaux nationaux israéliens alors qu'ils marchent sur l'autoroute près de la ville de Mevasseret Zion, lors d'une marche de plusieurs jours de Tel Aviv à Jérusalem pour protester contre le projet de loi de révision judiciaire du gouvernement avant un vote au Parlement, le 22 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Des manifestants brandissant des drapeaux nationaux israéliens alors qu'ils marchent sur l'autoroute près de la ville de Mevasseret Zion, lors d'une marche de plusieurs jours de Tel Aviv à Jérusalem pour protester contre le projet de loi de révision judiciaire du gouvernement avant un vote au Parlement, le 22 juillet 2023. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

La marche de protestation contre la refonte judiciaire a atteint Motza, une banlieue de Jérusalem, alors que les manifestants s’approchent de la capitale après une marche qui a commencé avec une poignée de personnes à Tel Aviv mardi soir et qui a maintenant été rejointe par des dizaines de milliers.

Selon les organisateurs de la manifestation, les manifestants ont fait une pause avant d’entamer « la dernière étape de la marche qui se terminera devant la Knesset », où ils doivent arriver ce soir pour un grand rassemblement.

Parallèlement à cette manifestation, d’autres manifestations importantes sont prévues rue Kaplan à Tel Aviv et dans quelque 150 autres endroits en Israël, dans le cadre de la 29e série de rassemblements hebdomadaires contre le remaniement judiciaire.

Demain matin, la Knesset devrait commencer à débattre du projet de loi sur le « caractère raisonnable » avant les deuxième et troisième lectures (finales) prévues pour lundi. Ce projet de loi limite le contrôle judiciaire du « caractère raisonnable » des décisions gouvernementales et ministérielles. Il s’agirait de la première étape dans le cadre de la réforme du système judiciaire prévue par la coalition, qui devrait donner au gouvernement un contrôle quasi-total sur la nomination des juges israéliens et limiter considérablement la capacité de la Haute Cour à invalider les lois et les décisions du gouvernement.

Face à l’opposition sans précédent de l’armée de l’air israélienne et d’autres secteurs de l’armée, le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré hier soir qu’il « prenait des mesures afin de parvenir à un large consensus » sur l’imminente législation.

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