L’ONG Latet organise des collectes et des repas collectifs pour Rosh HaShana
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L’ONG Latet organise des collectes et des repas collectifs pour Rosh HaShana

La banque alimentaire, qui vient également en aide à 1 200 survivants de la Shoah, organise dans chaque grande ville d'Israël un repas ouvert à tous

Des volontaires de l'ONG Latet lors d'une banque alimentaire pour Pessah, en 2015. (Crédits : Latet)
Des volontaires de l'ONG Latet lors d'une banque alimentaire pour Pessah, en 2015. (Crédits : Latet)

L’ONG et banque alimentaire israélienne Latet, créée par Gilles Darmon, a dépassé le simple stade d’association pour devenir une quasi-institution israélienne. Chaque année, son rapport alternatif sur la pauvreté fait la une des journaux et offre « une photographie indépendante de la question de la pauvreté en Israël » expliquait son patron, également PDG de banques d’affaires au Times of Israël en français en 2016.

Aujourd’hui, veille des fêtes de nouvelle année, l’association a mis en place des aides adaptées pour aider les personnes dans le besoin à passer Rosh HaShana, et les fêtes du mois de Tichri (qui contient également Kippour et Souccot) dans de bonnes conditions et entourées.

Les bénévoles de Latet sont présents toute la semaine dans les supermarchés de la chaîne Shufersal, afin de collecter de la nourriture qui sera redistribuée pour les fêtes aux 200 000 personnes et survivants de la Shoah dans le besoin.

Latet organise également « des repas de Rosh HaShana pour permettre aux survivants de la Shoah qui vivent dans la pauvreté et dans la solitude d’être entourés pendant la fête, et de passer une soirée en sachant qu’on ne les a pas oubliés, » explique l’association. Ces diners auront lieu dans les principales villes en Israël.

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1 out of 3 children in Israel faces hunger and poverty. Can you tell which one it is? These High Holidays, make a difference >>

Posted by Latet- Israeli Humanitarian Aid on Sunday, 2 September 2018

L’association a un volume d’activité de plus de 85 millions de shekels et porte assistance à au moins 60 000 familles en Israël. L’organisation a aussi développé, avec l’aide de la Fondation pour la mémoire de la Shoah française, un programme s’adressant à plus de 1 200 rescapés de la Shoah.

Latet gère également un mouvement de jeunesse dans plus d’une quinzaine de villes de l’ensemble du pays. « Nous sommes pratiquement la seule organisation en Israël à, à la fois, agir sur le terrain et préparer les futures générations israéliennes à assumer leur rôle de solidarité citoyenne, expliquait Darmon. Il faut former au plus tôt les futurs citoyens israéliens à prendre conscience de la responsabilité qu’ils ont vis-à-vis d’autrui et non pas attendre que quelqu’un d’autre fasse le travail à leur place ».

Gilles Darmon, fondateur de l’ONG Latet. (Crédits : autorisation)

Latet porte aussi plusieurs combats socio-économiques et veut « alimenter le débat sur des réflexions, comme la TVA 0 sur les fruits et légumes, la mise en place d’une commission nationale de lutte contre la pauvreté et la création d’un index indépendant du Bitouah Léoumi (Assurance nationale) pour mesurer le phénomène de pauvreté en Israël ».

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