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L’ONU dit enquêter sur l’une de ses cadres après son soutien à des posts anti-Israël

Sarah Douglas, responsable adjointe d'ONU Femmes, a soutenu et liké plus de 150 tweets qualifiant notamment de génocide les frappes à Gaza

Sarah Douglas, responsable adjointe d'ONU Femmes, s’exprime à l’ONU en visio depuis chez elle, aux côtés d'une affiche « Palestine » aux couleurs du drapeau palestinien. (Crédit : Capture d’écran X / Hillel Neuer)
Sarah Douglas, responsable adjointe d'ONU Femmes, s’exprime à l’ONU en visio depuis chez elle, aux côtés d'une affiche « Palestine » aux couleurs du drapeau palestinien. (Crédit : Capture d’écran X / Hillel Neuer)

Un porte-parole du secrétaire général de l’ONU a indiqué que son organisation avait constaté que l’une de ses employées, Sarah Douglas, responsable adjointe d’ONU Femmes, avait commis « une violation de son Code de conduite » et qu’une enquête était « en cours ».

Cette déclaration fait suite à un article de l’ONG UN Watch, organisation de défense des droits de l’Homme basée à Genève, fondée en 1993 pour contrôler le respect par l’ONU des principes de sa Charte. Publié le 18 décembre dernier, le texte indique que Sarah Douglas avait approuvé et liké 153 messages de divers comptes publiés sur X depuis le 7 octobre qui faisaient la promotion de l’antisionisme, accusaient Israël de « génocide » et célébraient le blocage de ponts et d’autoroutes dans le cadre de manifestations contre Israël.

La responsable de l’ONU a depuis supprimé ses comptes sur X et LinkedIn suite aux révélations d’UN Watch.

Hillel Neuer, directeur exécutif d’UN Watch, a salué la réaction du porte-parole du secrétaire général de l’ONU, la qualifiant de « rare aveu par l’ONU de malversations commises par l’un de leurs hauts responsables ».

Hillel Neuer rapporte aussi que Sarah Douglas s’est adressée à l’ONU par visio-conférence depuis son domicile, assise à côté d’une affiche « Palestine » aux couleurs du drapeau palestinien. Il explique qu’elle a, au cours de ces dernières années, attaqué les États-Unis et glorifié l’ancienne responsable de l’Organisation de libération de la Palestine Hanan Ashrawi, qui a récemment défendu le massacre du 7 octobre.

Mais, a écrit Hillel Neuer, « étant donné que Mme Douglas a supprimé ses comptes, comment l’ONU trouvera-t-elle les preuves ? Heureusement, nous disposons de captures d’écran de ses tweets. Si ONU Femmes enquête réellement, pourquoi ne nous ont-ils pas encore contactés ? »

Il craint ainsi que l’ONU ne finisse par « rejeter et minimiser ce qui est en fait une pratique et une politique de longue date par Sarah Douglas de violations flagrantes et systématiques à son serment de neutralité ».

« Sarah Douglas a publiquement soutenu le discours du Hamas, et chaque jour qu’elle reste en poste n’est pas seulement une tache noire sur la crédibilité d’ONU Femmes, mais jette une ombre sur les Nations unies elles-mêmes », a écrit Hillel Neuer. Il appelle ainsi l’ONU à son licenciement immédiat.

Dans une campagne lancée par UN Watch avec le hashtag #FireSarahDouglas sur Instagram et X, près de 11 000 personnes ont signé une pétition exigeant son licenciement.

L’ONG UN Watch est accréditée en tant qu’organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) et en tant qu’ONG associée auprès du Département de l’information publique des Nations unies (DPI).

La semaine dernière, le sénateur républicain américain Rick Scott a déclaré : « Le silence d’ONU Femmes sur les abus sexuels pervers et barbares infligés aux femmes en dit long. Sarah Douglas ne devrait pas conserver son poste. Ces femmes innocentes méritent mieux. »

De même, la sénatrice républicaine Marsha Blackburn a déclaré : « ONU Femmes est restée silencieuse sur les atrocités commises par le Hamas envers des civils innocents. Il est temps que Sarah Douglas, sympathisante terroriste, s’en aille. »

Le comité de rédaction du Wall Street Journal a consacré le 20 décembre, avant la réponse du porte-parole du secrétaire général de l’ONU, une chronique à la controverse, intitulée « Les amis du Hamas à l’ONU ».

Le texte rappelle que « l’article 101 de la charte de l’ONU sur la conduite du personnel note que travailler en tant que fonctionnaire international exige ‘intégrité, indépendance et impartialité’. Le personnel n’est pas autorisé à faire des déclarations ou ‘tout type de déclaration publique’ qui remettrait en question leur impartialité. Pourtant, Mme Douglas poursuit son activité, sans réprimande. »

ONU Femmes a condamné début décembre, près de deux mois après les attaques, le Hamas et s’est alarmé des témoignages qui ont émergé.

« Nous condamnons sans équivoque les attaques brutales du Hamas contre Israël le 7 octobre », a affirmé UN Women. « Nous sommes alarmés par les nombreux témoignages faisant état d’atrocités sexistes et de violences sexuelles lors de ces attaques. »

« Pour le bien de tous dans le territoire palestinien occupé et en Israël, et en particulier des femmes et des enfants, nous appelons à un retour sur le chemin de la paix, au respect du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme », a insisté l’organisation.

Les responsables israéliens sont furieux contre les groupes de défense des droits de l’Homme et contre les organisations de défense des droits des femmes qui, dans le monde, ont rejeté les preuves et les témoignages portant sur les violences sexuelles commises pendant l’assaut meurtrier du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre dernier. Les groupes israéliens de défense des droits des femmes ont reproché à leurs homologues internationaux d’ignorer les preuves de plus en plus nombreuses de ces allégations.

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